Sala, 16 août, 90 ; 23 août
h. Le 3U juin, on découvrait dans la maison de Barberi une cachette toute pleine d'argenterie volée (Sala, 120, II).
G. Rapport aux consuls du 15 fruttifero {Archivio, 13).
7. Consuls à Soubeiran, 15 fruttifero (Archivio, 30). Galimberti, 26 août. Sala, 30 août, II, 119.
prélude de mesures plus générales. Le 21 août (4 fructifero), les commissaires faisaient remarquer qu'une partie des agents députés par les ministres ou les administrations départementales pour administrer ou occuper ou inventorier les biens des établissements publics supprimés n'avaient pas rendu leurs comptes. Ils faisaient décréter par les consuls que les noms de ces agents, leurs qualités, domiciles et commissions seraient envoyés au ministère des Finances dans un délai de quinze jours, avec un état sommaire des opérations faites et des transports effectués; à défaut de quoi « ils « seront aussitôt traduits en jugement comme déten- " leurs de l'argent d'autrui^.. ». Et peu après, le 8 septembre, les commissaires agissant en leur nom, cette fois, adressaient à tous les administrateurs, préfets consulaires et autres fonctionnaires de la République romaine, une longue proclamation « contre les préva- « ricateurs et les ennemis de la République ».
On voit qu'ils s'acquittaient en conscience de la mission dont on les avait chargés à Paris, ainsi que le demandait Rrune. Le malheur fut qu'ils n'agirent pas seulement au nom du Directoire, mais qu'ils prirent position dans les querelles qui divisaient le consulat et les ministres.
Angelucci, Rassal, Corona et le parti de la cédule qui s'abritait derrière eux, avaient vu avec plaisir l'arrivée de ces hommes nouveaux auprès desquels ils n'étaient pas compromis : ils espéraient les enjôler; ils les enjôlèrent. Sans doute, la cédule était trop discréditée, surtout au milieu d'août, pour qu'ils pussent la relever tout à fait. Deux lois rendues le 11 de ce mois et le 8 septembre rétablirent pourtant les atîaires des agic-
1. Collezione, II, 417-419. .Sala, II, 101, 102. Comme la « République a lieu • d'élre contente de tant de braves et honnêtes citoyens qui ont servi avec « désintéressement dans les emplois publics, de même' il est nécessaire qu'elle « connaisse ceux qui ont indignement abusé de la confiance publique. Ensuite « de quoi on invite tout citoyen à dévoiler à son prêteur respectif les manœuvres « secrètes, les fraudes et les "dilapidations commises dont ils pourraient avoir « connaissance » (Lumbroso Uiblioijrafia, VI, 63).