‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 297 sur 579 · Sala, II, 95, 19 août · texte numérisé non relu

Sala, II, 95, 19 août

des consuls; on disait que Visconti exigeait 8 écus 1/2 par jour pour l'entretien de son écurie, que le consulat dépensait par mois 500 écus de charbon, que la cire d'Espagne des secrétaireries était comptée que 800 écus et que, pour le linge, les consuls avaient dépensé 70.000 francs ^ Le tribunal s'était séparé au moment des vacances avant d'avoir tiré l'affaire au clair. Les commissaires la reprirent à leur compte et mirent à la charge des consuls toutes les dépenses qu'ils faisaient à leur domicile particulier. Une semaine ne s'était pas écoulée que de nouvelles tracasseries venaient assaillir les premiers magistrats de la République ; la Commission française leur demandait de lui rendre leurs comptes' et les menaçait de la prison, si dans trois jours ils n'avaient déféré à son ordre. Les consuls cédèrent sans se révolter sous l'outrage : ni Visconti, ni Panazzi, comme on l'espérait sans doute, ne donnèrent leur démission : pour se débarrasser d'eux, on recourut donc aux grands moyens^.

Le 12 septembre, paraissait un supplément au soixantième numéro du Moniteur^ il était intitulé : Litcmie''. On y lisait « que Visconti, après avoir volé « les médailles du Musée Bracciano, s'était constitué « une rente annuelle de 800 écus, grâce aux acquisi- « lions qu'il avait faites par deux négociants; qu'Ange- « lucci avait acheté les jardins immenses de Saint- « Clément, la vigne du collège ecclésiastique et le '< palais de Malte; que de Mathéis, auteur de Tlnsur- '.( rection de Frosinone, pour avoir fait débiter des « cédules peu avant leur démonétisation, avait amassé « un gros capital; que Reppi augmentait son patri- « moine et payait ses dettes d'Ancône ; que Panazzi, né « dans la prostitution à Castel-Bolognese, quoiqu'il eût « amassé des trésors, ne montrait que les joyaux du

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