‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 37 sur 579 · Séché, I · texte numérisé non relu

Séché, I

36 LES CATHOLIQUES s'uNISSEN'T

les deux partis, soucieux également de Tintérêt de l'Eglise, sont également travaillés du désir de s'entendre : l'abbé Kmery, qui ne peut se faire à l'idée d'un peuple sans culte, prête le serment de vendémiaire ; M*'"' Gouet du Vivier de Lory, évoque réfractaire d'Angers, écrit à Grégoire qu'il désire bien vivement que la religion et le culte reprennent leur pureté et leur ancien éclat, et il ajoute : « J'espère que Dieu « répandra sur ses ministres les dons d'unité, de cha- « rite et de paix, dont ils doivent l'exemple aux « fidèles. » D'autre part, l'évêque métropolitain de la Haute-Garonne, Sermet, déclare catégoriquement à Grégoire, le 15 avril 1795, que, sans le concours du Pape, les constitutionnels n'obtiendront jamais la paix religieuse •• Lecoz, l'évêque métropolitain d"llle-et- Vilaine, songe, au mois d'août de cette année, à s'adresser au cardinal Maury pour obtenir ce concours. Dans les provinces les plus agitées elles-mêmes, les idées conciliatrices font du chemin ; c'est en Vendée et malgré les tracasseries de Letellier, commissaire spécial, que M. de Boutoullic, ex-vicaire général du diocèse de Vannes et naguère encore président du Conseil des chouans du Morbihan, négocie avec le Directoire du département et le général Quantin, afin de demander au Pape l'autorisation de communiquer in divinis avec les constitutionnels ; il va jusqu'à déclarer, en juillet 1796, qu'on peut les admettre dans l'Eglise à titre de coadjuteurs^. Et c'est à la môme époque que le père de Louis de Frotté, le chef des chouans de Normandie, fait l'éloge des constitutionnels au comte d'Artois et propose à l'évêque de Saint-Pol-de-Léon de les réconcilier avec l'Eglise 3,

Au moment donc où, sous la pression de l'opinion publique, la persécution officielle cesse et où les lois rendent possible la renaissance de la vie religieuse, les

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