‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 38 sur 579 · RELÈVE3JENT DES CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

RELÈVE3JENT DES CATHOLIQUES

divisions entre réfractairos et constitutionnels tendent manifestement à s'apaiser. La situation des catholiques, en France, en est améliorée d'autant ; le souci de les ménager s'impose de pius en plus au gouvernement et à l'opinion. J'en trouve une preuve dans un curieux mémoire adressé au Directoire, le 27 juillet 1796 : on y insiste sur l'idée qu'il ne faut pas dépouiller le pape de son pouvoir temporel, afui d'avoir la paix à V intérieur^ ; et j'en trouve une autre preuve dans les intentions du Directoire, en août 1796. Comme le comte Pierrachi, ambassadeur que Pie VI vient d'envoyer pour rétablir les rapports diplomatiques entre Paris et Rome, discute avec Delacroix, ministre des Relations extérieures, celui-ci se lance avec véhémence dans une longue digression que le marquis del Gampo résume, comme il suit, dans sa lettre du 13 août au chevalier d'Azara : « Il dit qu'en ce qui concernait les pays sou- « mis à sa domination la République française désirait « vivement rétablir la paix et la ti^anquillité générale « et rendre désormais impossibles les troubles dans ces « pays^ sous prétexte de religion; qu'à cette lin, il « était indispensable que le traité entre cette Répu- « blique et la cour de Rome établît, d'une façon claire « et précise, les points relatifs à un objet de cette « importance. » Il est intéressant de noter qu'au même moment, le 25 août, sous l'influence de Portails, le Conseil des Anciens repousse la proposition Drulhe, volée par les Cinq-Cents, le 23 avril, malgré les efforts de Pastoret ; Drulhe voulait expulser les prêtres qui n'avaient juré ni en 1790, ni en 1792.

Et il n'importe pas ici que la mission de Pierrachi ait échoué 2; il suffit de constater qu'en août 1796 les catholiques représentent une force assez considérable pour que le Directoire songe à se la concilier. Et, quoique l'union des catholiques soit

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