Bonnainv
2. La division de Metsch a été conduite prisonnière à Foligno (Ghampionnet aux consuls, 20 frimaire. Archivio, 40). Mack a donné l'ordre à Burckard de se replier de Gività Gasteilana sur Uome par la vieille route; c'est sur Rome qu'il se dirige aussi, et sur Rome qu'il dirige Damas. Mais l'î^ttitude énergique de la garnison du chAteau Saint-Ange ruine ce plan de retraite: le gouverneur napolitain de Rome s'enfuit affolé »ans attendre Mack, qui longe les murs de la ville, et se replie sur Albano, saits nttendn- Damas, qui est destiné dés lors à être tué ou pris (d'après la Kurze Gesvhichte de Vienne).
RÉVOLTE DE VlTERBE
L'Italie à surveiller, la Campagne romaine à reconquérir, l'ordre public à consolider, telle était la triple tâche qui s'imposait maintenant à lui, avant qu'il s'élançât à la conquête de Naples. Les Autrichiens n'avaient pas voulu que l'aggression de Ferdinand IV les entraînât dans la bagarre ; ils attendaient leur heure pour entrer en campagne. Mais, s'ils ne franchirent pas l'Adige, s'ils restèrent à Goire, immobiles et menaçants ; l'Italie entière s'attendait à les voir sortir de cette mystérieuse réserve, et Ghampionnet devait se tenir sur ses gardes. D'autant que la flotte anglaise, on l'a vu, avait débarqué à Livourne les 7.000 hommes de la brigade renforcée de Damas : s'ils parvenaient à. déchaîner une insurrection comme celle du Trasimène et du Girceo, sur les derrières de l'armée, à quels dangers de toute sorte ne serait-elle pas exposée ? G'est pour parer, autant qu'il était en lui, à cette éventualité menaçante que Ghampionnet envoyait à Florence le colonel Broussicr, avec la mission de contenir le Grand-Duc et de pénétrer ses desseins ; qu'il établissait à Pérouse deux compagnies de la 17" légère et la moitié de la légion romaine, sous les ordres du commandant Breissand^ ; qu'il ordonnait à Brémond de former un camp volant à Foligno^, de pacifier Assise^, d'occu-