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38 LES ÉLECTIONS DE FLORÉAL (aVRIL 1797)

encore bien imparfaite ; quoique, au mois de septembre, de vives discussions éclatent entre constitutionnels et réfractaires, lors de la publication du bref du 5 juillet, exhortant les chrétiens en communion avec le Saint-Siège à « s'appliquer de tout leur « cœur et de toutes leurs forces à prouver leur sou- « mission à ceux qui les dirigent » ; malgré ces divisions qui diminuent la crainte qu'ils inspirent et les égards qu'ils commandent, leur influence continue de s'accroître. Le 4 décembre 1796, les articles 7, 16 et 10 du décret du 3 brumaire sont abrogés, etClarke écrit à Bonaparte, en ce même mois, la note suivante : « Nous avons manqué notre révolution en religion. On « est redevenu catholique romain en France, et nous « en sommes peut-être au point d'avoir besoin du pape (( lui-même pour faire seconder chez nous la révolution « par les prêtres et, par conséquent, par les campagnes, « qiiils sont parvenus à gouverner de nouveau. Si on « eût pu anéantir le pape, il y a trois ans, c'eût été « régénérer l'Europe ; le teirasser, au montent actuel, « n^ est-ce pas s^ exposer à séparer à jamais de notre gou- « vernement une foule de Français soumis au pape et <( quil peut se rallier^. )y Les élections d'avril 1797 (floréal) sont la manifestation éclatante et la consécration provisoire du relèvement catholique, survenu pendant les trois années qui ont suivi le 9 thermidor. L'histoire de la papauté durant ces trois années reflète cette situation nouvelle. Si c'est à un hasard qu'elle doit de ne point être abattue en mai 1796, c'est au développement du parti catholique qu'elle doit d'être épargnée, à Bologne d'abord (23 juin 1796), et surtout à Tolentino ensuite (19 février 1797). La nouvelle des premières victoires de Bonaparte remplit la curie d'épouvante ; incertain sur la conduite qu'il doit tenir, le cardinal Zélada ordonne aux trois légats de Bologne, Ferrare et Ravenne, de demeurer à leur

i. Corresp. inédite (Panckouke, II, 430;.

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