‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 381 sur 579 · Bonnamy,15, 18. Collezione, III · texte numérisé non relu

Bonnamy,15, 18. Collezione, III

'2. Ghampionnet à Brémond, 16 frimaire {Archirio, 40); même au même, 14 frimaire {Archirio, 40). Collezione, III, 534, 537. Kn même temps le gouvernement consulaire s'enquiert des patriotes qui l'ont suivi [Collezione, III, 532), destitue les fonctionnaires qui ne l'ont pas suivi (arrêté du 15 frimaire. Archirio, 32), renvoie le ministre des Finances comme suspect de faiblesse vis-à-vis des riches {Collezione, III, 527) ; sur ses efforts, afin de trouver de l'argent, cf. Centrale de Trasimène à Quénard, 14 glaciale [Archirio, 218): même au même {Archirio, 293) ; Quénard au consulat, 20 glaciale (Archirio, 17) ; l'évêque d'Ancône aux consuls, 30 glaciale {Archirio, 233). Le consulat est établi à la Casa Baglioni, à Pérouse, les ex-commissaires à la Casa Domini {Collezione, 111,526).

3. Spezzelli, commandant de la garde civique d'Assise fut destitué; le centre du mouvement était Sainte-Marie-des-Anges, dont le supérieur fut envoyé à Pérouse (d'après un rapport non daté de Merlin qui commandait sans doute le camp volant de Foligno {Archivio, 39); le rapport comprend trois feuilles doubles in-4°).

pcr Gittà délia Pieve et la route d'Orvieto, Magliano, Todi, et la route de Narni à Pérouse; et qu'il faisait savoir aux évoques qu'ils eussent à maintenir le peuple dans l'obéissance ; il « jacobinisait » le cléricalisme ^

Mais, si nul ne remua sur les territoires que les Napolitains n'avaient pas envahis, môme sagesse ne régna pas longtemps dans les pays occupés par eux : Viterbe et Rome organisèrent un gouvernement insurrectionnel. Sainte Rose, patronne de Viterbe, était vénérée dans tout le pays alentour, en souvenir de la

1. Sur ses ordres, dans les premiers jours de décembre, le ministre de l'intérieur Elia Pace, envoyait à chaque évéque une belle circulaire, et si curieuse que le lecteur nous '))ardonnera sans doute d'en donner un long extrait : « Ministre d'un culte de paix et de charité, disait-il, chargé d'enseigner une « morale fondée sur le plus parfait amour des hommes, voici le temps où vous « devez faire entendre votre voix et montrer votre zèle éyangéliquc, afin « d'enflammer les esi)rits de l'amour le plus sacr(' ])our la Rf'publique. Vous « savez, citoyen Evèque, que la cause de la démocratie ne ditïère en rien de « l'Evangile.* Vous savez encore que notre constitution respecte tous les cultes « qui ne sont pas un obstacle à la tranciuillité publique. C'est pourquoi, « tandis que la patrie honorera les ministres du culte qui sauront l'honorer, elle « fera sentir )e noids de son indignation à tous ces prêtres corrompus qui pros- « titueront la religion aux intérêts de la tyrannie et corrompront l'Evangile « avec les maximes et les erreurs delà servitude. Je vous invite donc, citoyen « Evèque, à manifester de tels sentiments à cette population qui est confiée à « vos soins évangéliipies. Instruisez-la dans les princijjcs de la démocratie, « allumez en elle l'amour de la liberté, et surtout préparez-la à développer ces « vertus qui sont présentement nécessaires pour éloigner du peuple la corruption « de la tyrannie. lOcrivcz aux curés ))our qu'ils vous imitent dans votre zèle... « républicain. Veillez sur tous les ministres de votre culte : vous serez respoii- « sable de la conduite de chacun d'eux devant les autorités supérieures. La « Patrie, de son cùté, vous rangera jiarini les citoyens qui ont bien mérité d'elle, « si vous savez unir la cause de l'Evangile à la cause de la liberté «{Colleziove, ni, 539). Les exhortations ministérielles ne demeurèrent pas sans etïet. L'évèque de Pérouse {^Collezione, III, 540) vantait « la beauté de la paix : pulchritudo

« pacis ; filioli, diligite alterutrum ecoutez-moi, disait-il, obéissez : le jiré-

« cejite du Seigneur est: paix, concorde, fraternité. Mais faites bien attention: « que ce « soit bien la jiaix dans l'ordre, la vraie paix, la paix chrétienne : « qiiam Christus reiiquit discipulis suis ». Et pour l'avoir telle, veillez, vivez « fidèles et obéissants aux lois de notre sacro- sainte Itelif/ion et à celles de ta « Uépublique. Sans une semblable obéissance, vous serez de mauvais chrétiens et « de mawaia citoyens et, comme tels, vous ne pourrez jamais posséder le beau « trésor de la paix, jiarce que « non est pax impiis ». Pour jouir donc de la belle « paix, il convient d'être fidèles à Dieu et obéissants au gouvernement en vigueur. « Ne tombez pas dans la cupidité, ne vous laissez pas corrompre... i)ar les « divertissements mondains... ; donnez un témoignage iiublic que tout respire « une absolue suliordination, une attitude pacilique, un tranquille repos. Mon- « trons-nous toujours des exécuteurs prompts et dévoués des préceptes évangé- « ligims et des ordres que les autorités constituée» nous font adresser par nos « difl'érenls chi-fs pour le liien commun ; ingénions-nous autant que possible à « prévenir même leurs désirs jmr notre exactitude, à les convaincre de notre « loyal et dévoué respect plus que de notre crainte des châtiments auxciuels « s'exposerait tout esprit emporté et désobéissant. » Jamais ministre, on le voit, ne fut aussi bien comjiris que le citoyen Elia Pace ; il faut dire aussi que jamais pastorale ne fut aussi iiieusement suivie par les fidèles. Les victoires de Champiotinel donnaient sans doute plus de jirestige à l'éloquence de celui-l:'i; sans doute aussi rendaient-elles plus aisée la docilité de ceux-ci.

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