‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 382 sur 579 · RÉVOLTE DE VITERBE · texte numérisé non relu

RÉVOLTE DE VITERBE

courageuse révolte qu'elle avait soulevée contre Frédéric II, l'empereur impie, et en raison des nombreux miracles dont elle récompensait la piété de ses dévots. Et c'est pourquoi, des environs de Narni, comme de la « selve » de Ronciglione, on venait prier dans son sanctuaire: c'était un centre religieux i; nécessairement aussi, c'était un centre politique. Dans la nuit du 23 au 24 novembre, les cloches avaient sonné dans la campagne ; le peuple avait été sur pied en un instant : \ fallait-il aller à Viterbe ? A Fianello, petit village \ situé à 15 milles de Narni, le curé Battaglia l'avait | retenu^; mais, dans les autres bourgs, les paysans j étaient partis, armés de pistolets, de sabres et de fourches ; d'Attigliano à Toscanella, de Montefiascone à Sutri, des bandes éparses couraient le pays : « Aux « approches de Ronciglione, la route était couverte de : « paysans enveloppés dans leurs longs manteaux bruns « et dont le regard farouche, l'attitude menaçante et « le sourire amer^ » prévenaient les Français en fuite du sort qui les menaçait'*. L'un d'eux, Alexandre ' Méchin, commissaire français de l'île de Malte"', s'était rejeté avec ses compagnons sur la route de Toscane, à la nouvelle que Borghetto était pris et la route d'Ombrie coupée. A cinq heures du matin, le 27 novembre, il arriva avec eux à Viterbe, tout encombrée de ces paysans qu'ils avaient rencontrés la veille,

A peine sont-ils descendus à l'auberge'' que des cris

1. Viterbe est aujourd'hui le centre de l'œuvre universelle de la première communion.

2. Ilarporfo sulJa Condotta... Especo, 19 nivôse (A)t///i'/o di Stato..., 18).

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