‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 383 sur 579 · Méchin · texte numérisé non relu

Méchin

5. Rapporta sulla condotta del. Especo, 19 nivôse {Archivio, 18).

6. Il n'avait pu. malgré ses efforts, rejoindre son poste (Mission, p. fi-14); pareille mésaventure était arrivé à Gay-Vernon, chargé d'une mission a Tripoli de Syrie (Ghampionnet aux consuls, ;i"nivôse (Archimo, 40). Méchin était né en 1776 ; Brune avait voulu le retenir à Milan, comme il avait voulu retenir Dessoles, chargé de relever Vaubois à Malte. Duport et Bertolio l'avaient aussi retenu, et Lacombe 8aint-Michel lui avait refusé ses passe-ports. De concert avec M. d'Aymar, ministre de France à Turin, il s'était occupé alors de ravitailler Malte par l'entremise de marchands florentins ; à Ancône, au moment de mettre à la voile, il avait été retenu parle vice-amiral Pléville le Peley, chargé par le Directoire de visiter les ports et vaisseaux d'Italie : celui-ci avait déclaré que les vaisseaux de Méchin étaient incapables de faire le voyage (Mission,

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affreux se font entendre : « Tuez les Français ; exter- « minez cette race impie. Vive Dieu ! Vive la Madone ! « Mort aux ennemis de Dieu! » « On commence à les « maltraiter en paroles; aux paroles s'ajoutent bientôt « les coups 1 » ; le Genevois Pinon, qu'on envoie quérir du secours iï la municipalité, rapporte la nouvelle-... que la municipalité a disparu. Cependant le tocsin sonne; les voitures sont livrées au pillage, les cris de mort redoublent : l'un des fugitifs, Artaud, avise un couvent de cordeliers, de l'autre côté de la place, derrière l'auberge ; mais comment y parvenir? Pinon se dévoue encore ; il sort sans être reconnu ; il revient avec le supérieur, le P. Martinelli. Afin de mettre d'abord les femmes en sûreté, il est convenu que le Père supérieur fera sonner une messe, elles y viendront déguisées, en traversant la place : elles entreront à la sacristie comme si elles voulaient se confesser et, de là, le Père les conduira chez lui: car il n'a aucune confiance en ses moines, haineux et cruels. La « bonne hôtesse, « tremblante, éplorée, met à la disposition des six Fran- « çaises (qui accompagnent Méchin et ses compagnons « de route) » sa modeste garde-robe ; on s'habille comme on peut, avec des fichus jaunes et des châles rouges; lorsque la messe sonne, sous la direction de l'Italienne, les six Françaises descendent, traversent la place, arrivent sans encombre, bien que le petit enfant du commissaire Mangourit crie et pleure et se lamente. Les hommes se déguisent à leur tour : ils vont à leur tour tenter de traverser la place..., mais voici Pinon qui paraît, l'air content : le comte Zelli Pazzaglia est nommé gouverneur; il vient chercher les Français afin de les conduire en prison... chez lui. Et c'est, de chez lui, que la petite troupe fugitive va

1-1.")). Cf. aussi Mangourit : l" Joiim<''e de Vilrrir ou les vingt-nept jours, la suite du Sfnni-Joix.v (Parin. an IX, iii-H°).

1. Mcchin parle de l'Auberfie de la Stufntn; Kspeco (liapporlo... Archivio, 18), de l'.Vuhert^e tleW Ant/elo sur la i)lacfi deU' h'rha.

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