‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 391 sur 579 · Galimberti, 5 décembre · texte numérisé non relu

Galimberti, 5 décembre

il parait bien qu'il ne compte pas beaucoup rester à Rome : le 11, il fait conduire à Gaëte deux cents patriotes fameux; le môme jour, sous prétexte de pousser une reconnaissance du côté de l'ennemi, il se rend à Albano, d'où il se dirige grand train sur son royaume; et, le lendemain, le commandant de la place de Rome, chevalier Niheel, se hâte d'en faire autant.

Pour la seconde fois en quinze jours, les routes se couvrent de fuyards; mais ce n'est plus par la porte du Peuple qu'ils s'échappent, c'est sur la route de Naples qu'ils courent. Le 13, la consternation redouble, lorsque la garnison napolitaine évacue la ville, où aucune force organisée ne subsiste plus pour maintenir l'ordre : qui sait si Rome ne deviendra pas la proie du pillage? Les membres de la municipalité du premier ' arrondissement se rassemblent spontanément et s'adressent aux grands édiles, de Romanis, Gorirossi, Crespi; ils les prient de reprendre leur pouvoir et de s'entremettre surtout auprès de la garde civique, qui, n'ayant pas reçu de solde depuis trois jours, refuse tout service. La situation est très critique encore, et l'on ne sait ce qui adviendra quand la nouvelle se répand tout d'un coup que quatre dragons viennent d'arriver : un aide de camp les accompagne, qui annonce le retour des Français.

En môme temps que de Gantalupo, Ghampionnet envoyait dans le Gimino Kellermann; il acheminait sur Rome, par Monte Rotondo et la rive gauche du Tibre le reste de sa première division. Le général Rey, qui commandait l'avant-garde, poussait ses partis jusqu'à Tivoli, battait les environs de Rome et envoyait l'aide de camp Romieux au commandant Val terre l'informer du succès de nos manœuvres et de l'heure prochaine de sa venue : c'était l'aide de camp dont on parlait dans la ville. Valterre, rassuré sur l'avenir, ne négligea pas, par bonheur, de se garder avec exacti-

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