‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 392 sur 579 · LES FRANÇAIS REPRENNENT RÔMË · texte numérisé non relu

LES FRANÇAIS REPRENNENT RÔMË

tude : le soir môme du jour où Romieux était arrivé (13 décembre), il appenait avec stupéfaction qu'une colonne ennemie refluait sur Rome pour gagner la route de Naples.

C'était la brigade de Damas, qui, profitant du répit que lui avait donné Kellermann, arrêté pour sommer Viterbe le 10, s'était dérobée par deux marcbes au sud et tâchait d'échapper à ses prises i. Sans savoir encore qui la commande, ni quelle en est la force, Valterre décide de lui barrer le passage; il occupe le Ponte Molle et les hauteurs de Monte Mario et fait prévenir son chef par la députation qui va lui demander en grâce de ne point saccager Rome (nuit du 13 au 14 décembre). Ronnamy, le chef d'état-major de Championnet, accourt aussitôt; il prend avec lui les dragons et les chasseurs de Rey, qu'il rencontre sur le Pont Salara, pousse en avant, traverse la Villa Rorghèse et rencontre Damas, qui n'a pas encore franchi le Ponte Molle et qui veut parlementer. Bonnamy, qui n'a que de la cavalerie sous la main, s'y prête de bonne grâce ; on cause, on convient d'une suspension d'armes d'une heure... que les Napolitains mettent à profit pour s'enfuir à tire d'aile par la route d'Orbitello. Bonnamy s'élance sur leurs traces, avec ses cavaliers, les sabre jusqu'à la Storta, puis revient, joyeux, souper vers dix heures du soir, dans Rome libre 2. Une courte alerte que donne, à la porte Saint Jean, un corps napolitain qui tâche de joindre Damas, est bientôt oubliée : c'est la 11" qui est de garde au Latran, tandis que le général Forest surveille les routes d'Albano et de Frascati ; les Français s'endorment tranquilles dans Rome reconquise et inerte (14 décembre).

La tâche de Championnet n'est point terminée encore : l'Italie contenue, l'état romain délivré, il lui

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