‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 402 sur 579 · jQllezione, III · texte numérisé non relu

jQllezione, III

FÉVBIER 1799 395

rée sans doute et trop heureuse de pouvoir vivre en devenant le porte-parole des autorités du Quirinal. Et, comme c'est des seuls évêques et curés que l'on peut exiger le serment civique, c'est aux seuls curés et évoques que l'on réservera le soin de prêcher. « Le Christianisme... avec le temps, s'altéra dans sa partie la plus intéressante, qui est la prédication évangélique. Celle-ci, qui, à l'origine, futconfiéeaux évêques et curés, seuls maîtres et instituteurs du peuple chrétien, fut usurpée ensuite par des ministre à la parole vaine, plus soucieux d'éblouir par une pompeuse et inutile éloquence que d'instruire par une simple exposition des droits de l'homme et du citoyen ; un semblable abus s'accrut outre mesure par la variété des doctrines qu'enseignèrent ces prédicateurs ; et les magistrats publics ne purent plus diriger les ministres du culte vers la difï'usion de ces maximes qui concilient le gouvernement avec l'opinion publique. Citoyens municipalistes, vous ne permettrez plus dorénavant que la prédication soit confiée à d'autres personnes que les évéques et les curés... les curés prêcheront tous les jours où avaient coutume de prêcher les autres prédicateurs ; les évêques prêcheront deux fois par décade^. »

Le cléricalisme quirinalesque, qui dictait à l'honorable Franceschi cette curieuse circulaire, lui en devait inspirer une autre encore, plus développée, plus intéressante, s'il se peut, une véritable encyclique jacobine : c'est aux évêques, en elîet, qu'il s'adresse-, et voici l'enseignement qu'il leur donne : « Le moyen le « plus efficace que fournira la religion chrétienne pour « favoriser le gouvernement et consolider le peuple « dans l'attachement h la démocratie et dans l'observa- « tien des lois est certainement la prédication évangé- « lique. Celle-ci doit être nécessairement confiée aux

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