‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 428 sur 579 · FAMINE · texte numérisé non relu

FAMINE

Mais toutes ces mesures sont impuissantes : le 23, pour la seconde fois, des bandes parcourent les rues, demandant des vivres' ; et, cette fois-ci, aux femmes et aux enfants se joignent les officiers municipaux et, chose plus grave, les curés eux-mêmes : la veille cependant, on a annoncé ~ que les biens des confraternités vont être distribués aux hôpitaux'^ et aux pauvres. Le Quirinal est encore pris de peur : Bertolio décide de lever une nouvelle contribution de 200.000 piastres afin d'assurer l'approvisionnement de la ville ^ : seulement, afin de sauver les apparences, on la déguisera sous le nom de souscription publique"'. Mais toutes ces mesures officielles, toutes ces promesses mensongères n'améliorent pas la situation. Le l"mars, la disette est si grande que les Trasteverins s'agitent; les jours suivants, on poursuit Duport aux cris de Pane, pane ^'l le 8, comme on a rétabli les fours oij l'on vend le pain au prix de 11 bajoques la livre pour le pain ordinaire et de 20 bajoques pour le pain de luxe^, le peuple il croit que les distributions gratuites sont supprimées, ■ une émeute éclate qui s'apaise, grâce à l'énergie du général Souffrais, à la nouvelle qu'il donne que l'arrêté II de la veille sera dorénavant regardé comme suspendu ^. Vers le milieu de mars, comme la guerre commence entre la France et l'Autriche, la famine continue, et l'agitation persiste^.

Les plaines du Cimino ont été plus troublées encore durant ces mêmes mois. Si Viterbe a docilement accepté la suppression de sa monnaie et sup-

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