‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 436 sur 579 · Kusca aux consuls, 24 frimaire {Archivio · texte numérisé non relu

Kusca aux consuls, 24 frimaire {Archivio

se dirige sur Pescara, tout le pays qu'il abandonne se soulève brusquement ; le bataillon romain du Métaure qui garde les communications est anéanti par les insurgés'. Une colonne volante organisée par Duhesme et que commande Planta accourt précipitamment- : elle se dirige sur le village de Taiavecchia et sur le pont d'Arli afin de tenir en respect les rebelles. « Mais, sur le « pont d'Arli, elle tombe dans une embuscade. Le

pont, d'une seule arche de travertin, étroit et élevé, « jeté entre les rives hautes et resserrées du Tronto en « un passage étranglé, est dominé à droite du fleuve « par un petit monticule qui lui fait en quelque sorte « barrière et par un petit plateau appelé Gampodanù, '( d'oii l'on peut battre de son feu la route qui le longe « au bas, sans manquer un coup et en ayant la retraite « assurée sur les derrières. C'est là que, surpris par « les brigands couchés dans les broussailles et cachés « par les rochers, les Français sont accueillis par la

fusillade et doivent s'enfuir, laissant sur la route « plusieurs morts et blessés : ils croient les venger en « incendiant dans leur retraite quelques petites mai-

« sons notamment dans le petit pays de Fondi^. »

Battu, Planta tâche de négocier, sans phis de succès et se replie sur Giulianuova. La nouvelle de sa retraite se répand partout, redouble le courage des montagnards : plus encore qu'en Sabine, le pays se prête à leurs exploits.

« Par les flancs rocheux de la montagne des Pleurs « et du Monte Rosara, parmi lesquels bouillonne le

1. l'piit-étre sur les bords du (Jran Ca, torrent qui sort du col de 1' Osolo, traverse San Fielro et les Piafçge, et tombe dans le Tronto, i)rés d'Ascoll. La tradition locale a t;ardé le souvenir diiu combat, le premier de l'insurrection et qui aurait été sanglant. » Je me rappelle encore le jour où, avec 1 ami Fria, en septembre 18«'i, je fus à Santa Maria à Corte. Après avoir eu une longue conversation dans la maison du curé, avec le neveu de Sciabolone, Michel, un vieux de soixante-dix ans, nous faisions un tour dans le village ; en passant devant sa maison, il nous appelle à l'entrée avec un air de grand mystère. A voix basse, il nous dit que le premier massacre de Français l'ait jtur son oncle ••ut lieu en cet endroit, qui fut appelé ensuite « fo.sso del «ran caso ». Crivellnci, 164, note 2.

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