‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 463 sur 579 · MASSÉNA EN SUISSE · texte numérisé non relu

MASSÉNA EN SUISSE

ter; la conquête de Naples avait livré aux Français le seul pays italien qui fût encore à l'abri de leurs atteintes. Depuis Campo Formio, Naples conquis après Rome, c'en était trop décidément; c'était de l'Italie tout entière qu'il s'agissait aujourd'hui ; et l'enjeu ne valait-il pas qu'on risquât la partie? Il arrivait qu'à ce moment précis l'alliance franco-allemande se desserrait peu à peu; les démocratisations napolitaine, piémontaise, suisse ravivaient les craintes de ceux qu'avaient inquiétés les propos imprudents de Siéyès. Ne serait-ce pas la Westphalie qui demain ferait les frais de la démocratisation prochaine ? L'Autriche était donc prête à nous attaquer, lorsque le Directoire la prévint afin de s'assurer le bénéfice de l'offensive. Du l^"" au 6 mars, Masséna, marchant brusquement devant lui, occupait sans résistance le bassin du Rhin supérieur. Le 12, les Autrichiens franchissaient l'Adige, attendant les Russes qui couraient à leur secours ; ils ne devaient poser les armes qu'abandonné de Paul I'"" et domptés par Bonaparte; mais, lorsque la paix reparut, en 1801, depuis deux ans déjà la République romaine avait sombré dans la tourmente.

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