LA PLAINE ET LA MONTAGNE
La question des lainages intéresse toute la ville comment s'étonner que les autorités qui la reprè sentent y prennent une part aussi active ^ Une autr question locale agite aussi les esprits; la pêche du la sera-t-elle affermée au plus grand profit de l'Etat, a plus grand dommage du peuple. Luigi Dottori le' demande instamment à Breislak-, comme l'administrateur de l'ancienne société, Felici Pini -^ Le QuirinaMl hésite entre son intérêt financier et son programme démocratique. Mais les fermiers l'emportent ; par des raisons décisives, sans doute, ils ont su se concilier sall faveur. La coalition des gros propriétaires est très puissante, ailleurs comme ici; à Città di Gastello, on s'entend, on s'arrange, tout se passe en famille; pourtantJI un jour, les irrégularités sont si criantes que la Centrale y envoie deux de ses commis vérifier les ventes des biens nationaux. Dans la plaine du Trasimène, comm dans la plaine d'Ombrie, on le voit, la parole est au bureaux : les balles se taisent.
Mais, dans les montagnes qui les dominent, la situa tion est tout autre : les brigands tiennent toujours Tandis que le bataillon du Trasimène se repose à Pérouse et que celui du Clitumne achève de se formeffB à Spolète, un poste de Jablonowski est soudain attaqué à Vivaro, le 6 mai; c'est à peine s'il a quelques cartouches pour se défendre, et c'est tout juste si les ren-| forts expédiés par Bellaire arrivent à temps pour Ibj sauver. Au même moment, le capitaine Mailfrus, de[ la 62% combat cinq jours avec 60 hommes contre 400 brigands. Le capitaine Biratti, qui conduit une colonne de conscrits, repousse deux tentatives des masses, qui tâchent de lui enlever ses deux canons^. Antonio Moronelli, envoyé pour inspecter les postes de
1. Centrale Trasimène au Consulat, 12fiorile {Archivio, 293).