Cf. sa lettre, même date (Archivio
4. lablon. à Bellaire, 17 fiorile. Bellaire aux G. G., 18 et 20 fiorile {Archivio, 40). CoUezione, IV, 310.
la montagne, n'en trouve aucun; le détachement de la garde nationale de Terni, envoyé à l'Arrone pour repousser les brigands, lève des contributions pour son compte'. Sur la frontière des Abruzzes, l'insurrection est plus vivace encore; l'archiprètre est arrivé à Sulmona, au moment de Pâques, 24 mars, tandis que ses derniers partisans résistaient encore dans les environs de Riéti au commandant Communeau'-. Les insurgés de l'Arischia l'ont mis à leur tête; il a repoussé les Français, reconstitué ses bandes avec le concours de Bellardino d'Ascenzo, d'Antonico Pesce, de Giacomo Lorenzitto, de Gristofaro le Forgeron, d'Angelo Baglioni, de Vincenzo de Amicis, de Ristori, de Gapretti, de Benedetto Maddalena, de Giuseppe Sabbatucci, de Monte Reale; peu à peu, il a soulevé toutes les Abruzzes, et, remontant la vallée de l'Aterno, il est venu se poster dans les gorges sauvages d'Androdoco, où une poignée d'hommes 3 peut arrêter une armée. Le 3 mai, jour de l'Ascension, il est vainqueur à la Madonna délia Grotte'*; quelques jours après, il fait éprouver des pertes cruelles à une autre colonne française. « Une troupe venant des Abruzzes, écrit Planta à Eblé, « le 12 mai, a été assaillie par un nombre prodigieux « de paysans; après dix heures de combat, elle s'est « ouvert un passage, mais elle a perdu trois cents « hommes"'. » Poussant plus avant au milieu de mai, l'archiprètre vient, pour la troisième fois, mettre le siège devant Riéti''; les renforts qu'on y envoie de Rome^ assurent le salut de la place ; Tiburzi, après s'être reposé avec son frère et Lorenti chez Raimondo Scialaret, dans le Giccolano, court demander des renforts à Salomone^.