‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 493 sur 579 · avril (Mangourit, t. I · texte numérisé non relu

avril (Mangourit, t. I

de^otisme et de l'avidité française ; puisque le Directoire n'a pas sincèrement voulu la liberté de l'Italie, il faut profiter de ses revers et organiser une insurrection. De Pesaro, où il a établi son quartier général, il s'efforce de se concilier les populations du pays en autorisant l'exercice du culte catholique en dehors des églises; il négocie avec les chefs des bandes qu'il est chargé de combattre ; l'attention de Montrichard est éveillée. L'adjudant général Hulin, qui, les 5 et 6 mars, reçoit mission de le surveiller et, au besoin, de l'arrêter, le destitue le 8 ' ; le 13, dans une proclamation solennelle, Lahoze déclare se soumettre -; mais il se fait prendre par les brigands entre Urbin et Fossombrone ; bientôt après, on le voit combattre à leur tête.

Cette situation oblige Monnier à accélérer ses préparatifs. S'il est contraint de renoncer à la vaste croisière qu'il a projetée à travers l'Aidriatique'^, il exécute tous les ouvrages nécessaires du côté de la campagne; il renforce les troupes des bataillons du Musone et du Tronto'*; il assure la salubrité de la ville en surveillant l'ensevelissement des morts dans les cimetières'^ et en faisant subir une quarantaine sévère à tous les bâtiments qui abordent : la peste sévit à Smyrne, et l'on tremble qu'elle n'envahisse l'Italie et même la France^.

Cette ferme et vigilante attitude explique que, malgré l'imminence du péril, la tranquillité publique ne

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