Mangourit, I
DÉFENSE d'aNCONE 511
« Alliée des Autrichiens et des Anglais, la barbarie <( turque n'est plus à craindre ; hôtes respectueux des « cardinaux d'York, Pignatelli et Braschi, que le général « Chabot, à Gorfou, a vus s'embarquer sur leur escadre, « les Turcs ne doivent plus être traités en ennemis de (' la Croix. Restent sans doute les questions politiques « qui provoquent la guerre actuelle; mais convient-il « au ministre dun Dieu de justice et de paix de pré- « tendre s'en mêler i. » Le cardinal refuse donc d'intervenir; et c'est bien vrai que «■ refuser une lettre pasto- « raie contre les Turcs et les Russes, c'était en publier « une contre 2 » les Français.
Pour contenir cette malveillance en même temps que pour arrêter l'ennemi, Monnier ne pouvait compter que sur ds faibles effectifs : le 3" bataillon de la 8" demi-brigade, le 2" de la 18" légère, un bataillon incomplet de la 55" de bataille, le dépôt de la 62^ ; des détachements de la 11" et de la 27% les débris de la 1'" légion cisalpine, des 3". et 4" légions romaines, joints à la S*" compagnie du 1*' régiment d'artillerie à pied, à une compagnie de dragons romains et à une petite troupe de volontaires d'Ancône ne formaient qu'une faible troupe de 3.000 hommes-^ environ, que la hardiesse de leurs officiers trempa bientôt dans de rudes combats. Monnier était secondé par des hommes intrépides, les généraux Lucottc et Pino, l'ancien compagnon de Lahoz ; le chef de brigade Alix, qui dirigeait l'artillerie; le chef de bataillon Gazan, qui, depuis que la perte d'un bras l'empêchait de mener ses grenadiers au feu, avait le commandement de la citadelle. Les fortifications étaient achevées et le port défendu : on avait même pu en barrer l'accès en embossant le BeynuL^ le Ldharpt' et le Sleingel^ vieux vaisseaux conquis à Venise, appuyés sur le Rivoli (brick en répara-