Mangouril, I
3. Le Couturier, 0, 10. Les volontaires conii)renaient une compagnie de fantassins, une de hussards et quelques escouades de canonniers.
tion), le Hoche (brick en désarmement), le Fortuné et la Cyhèle^.
Telle était la situation lorsque parut, le 17 mai, l'escadre de l'amiral Utchakof-. Le 18, le comte Voinovitch, qu'elle envoya en parlementaire au général français, ne put obtenir libre communication. L'amiral voulut s'en venger le lendemain en bombardant la ville; mais son tir portait beaucoup trop baut; et l'amiral turc, ne voulant pas laisser aux Russes l'hon neur du feu, se plaça au vent, mais manœuvra si mal qu'il cribla de boulets les manœuvres des vaisseaux, ses alliés. Les jours suivants, l'escadre ne lit aucune tentative; Monnier apprit même parle comte de Badovani, consul d'Espagne, qui avait demandé à Voinovitch la liberté d'une courrière espagnole prise dans les eaux de la place, que l'escadre combinée attendrait, avant d'agir, les ordres de Souwarov^, son chef direct. Il faut croire que ces ordres arrivèrent bientôt : l'escadre appareilla le 20 et fit insurger Fano, qui, sans crainte de la peste, lui accorda libre pratique. Mais elle ne débarqua aucune troupe pour soutenir les rebelles :|l le 25 mai, Monnier dégageait l'aide de camp Demoly' qui leur avait tenu tête et forçait le passage du Métaure qu'ils voulaient en vain défendre^.
Il est clair que les Turco-Russes n'étaient pas e force pour rien tenter de sérieux ; avec beaucoup de^ décision, Monnier mit à profit leur impuissance poui*| raffermir son prestige. Donato de Donatis, qui, on se le rappelle, était entré à Ascoli, le soir du 23 mai, avait perdu un temps précieux. Ses bandes brutales et avides faisaient regretter les Jacobins; un jour, afin d'obtenir 500 ccus de Marini, elles menaçaient de fusiller son fils Gesare ; une autre fois, pour la même raison, elles pro-