Crivellucci
3. Monnier écrivait à Hertolio : « non vi sono orrori che costoro non abbiann commessi. Uipugnarebbe al mio cuore il doverli descrivere. Vi basti per for-
ta
*7UIN 1799
incendient les maisons ^ : cinq pièces de canon et deux drapeaux sont le prix de leur bravoure. Mais ils ne peuvent s'attarder dans leur conquête ; ils reviennent au pas de course sur Ancône, reprenant sur leur passage Belforte, Calderola et Tolentino.
Les mauvaises nouvelles qu'ils apprirent n'étaient pas celles auxquelles ils s'attendaient. Les Russes n'avaient rien tenté durant leur absence ; mais le gouvernement de Paris avait ordonné l'évacuation d'Ancône. Talleyrand, ministre intérimaire de la Marine faisait du commissaire ordonnateur Lescalier, son représentant et son interprète- et celui-ci, par lettre datée de Florence, 24 mars-^ donnait l'ordre exprès d'abandonner la place. D'accord avec Mangourit, Monnier résolut de désobéir au ministre et de rester à son poste ^; il entreprit l'expédition de Tronto, dont on vient de lire le récit, sans trouver au retour de contre-ordre qui justifiât sa conduite; cette justification dont il avait besoin, il la chercha, il la trouva dans la victoire.
L'attitude des insurgés annonçait qu'un sérieux effort allait être bientôt tenté. L'escadre russe qui avait été se ravitailler à Venise avait reparu le 6 sur les côtes du Métaure ; le 7, elle appuyait l'occupation de Pesaro par les rebelles; et ceux-ci, encouragés par leur succès, tentaient le 8 de s'emparer de Fano, dont les habitants étaient dévoués à leur cause. S'ils devaient renoncer à leurs projets devant la vigoureuse défense du capitaine Mathieu, ils déchaînaient la révolte dans le pays de Mondolfo, de Monte Alboldo, de Gorinaldo et de Monte Carotto ; ils infligaient à leur tour un sérieux échec à Monnier, qui, le 9, afin de modérer leur fureur, avait en vain tenté de reprendre Pesaro, secouru à temps
marne un idea che dei preti dirigevano i loro colpi. » Cf. Monnier à Mangourit,. 16 pratile (Mangourit, I, 301).