Mangourit, I
Cisalpins et la 3" légion romaine. Pino et Pontavice commandent les colonnes d'attaque; tout est enlevé en un clin d'oeil ; Gastelfidardo est emporté au pas de course, le pont du Musone est enlevé par le capitaine Gravier * ; Recanati et Lorete se rendent presque san^ combat ; deux drapeaux et deux canons sont le fruiW de cette victoire; le cercle d'investissement est rompu. Une tentative que font les insurgés pour le rétablir ei enlevant Osimo échoue piteusement le 21 : tandis qu( la petite garnison de quatre-vingts hommes les arrête de front, une colonne commandée par Pontavice quitte Montesicuro au pas de course, tombe à l'improviste sui leur flanc gauche et les disperse. Enfin, pour comble d( bonheur, sans qu'on puisse expliquer pourquoi, l'escadre combinée quitte le lendemain son mouillage s( dirigeant au sud, et les rebelles, privés de l'appui mora| que leur apportait sa présence, se dérobent à nos pour^ suites et se dispersent dans la campagne.
Monnier décide d'aller les y chercher et de les forcer dans leurs repaires. C'est dans les hautes vallées qu'ils^ s'embusquent, dans tout le haut pays qui s'allonge d( Cagli à Fabriano, sur les plateaux sauvages de l'Apennin, pays reculé, hors d'atteinte, caché qu'il est entre^ les grandes routes qui coupent la montagne, défendu par des gorges impraticables et grandioses. Du côté deJI la vallée du Métaure, c'est le défilé du Furlo, tunnel creusé par Annibal et régularisé par Vespasien. qui achemine dans la montagne, et c'est le pas de la Roussefl par la vallée de l'Esino, qui reconduit dans la plaine." Tous deux sont illustres dans l'histoire et désignés à l'attention des capitaines par deux décisives bataillesjH qui se sont livrées tout auprès : la bataille de Sentimum oii Rome, grâce au dévouement de Decius, enleva aux Italiotes la domination de l'Italie centrale (296), et la bataille du Métaure (207), où les soldats de Claudius Nero, — de grands marcheurs aussi comme les sol-
1. Cf. heopurdi, Autobiografia, 116. Cf. aussi 110, 112, 12i, 130, 139.