Mangourit
d'occuper le canal Larzilla et la route de Fossombrone, pendant qu'Alix place ses batteries. Le 11 juillet, dès l'aube, l'attaque commence. Alix bombarde la ville, Pino et Girard franchissent avec les carabiniers et la 16* le fossé qui l'entoure; après une lutte corps à corps dans les maisons, qui dure près de cinq heures, Esclavons et insurgés fuient pêle-mêle, sur la route de Pesaro, devant les hussards, et les dragons d^ Demoly ou se font prendre par Lu cotte, route de Fos4 sombrone, ou se noient en voulant gagner leurs embarcations.
Le chef d'état-major Girard termine ainsi le rapport de cette belle journée : « Voilà, depuis vingt jours, une « marche de 400 milles, sept villes prises d'assaut, « des armées de rebelles constamment renaissantes et « constamment désorganisées et vaincues, et des enne- « mis plus audacieux, terrassés d'un seul coup'.» La tranquillité dont jouit Ancône, le repos que savourent les infatigables soldats de Monnicr, du 11 au 23 juillet, attestent que Girard n'exagère rien. Le 14 juillet, pour la division d'Ancône, est une journée de joie et d'orgueil : « Il ne convenait point à de braves coht)rtes « accoutumées à fixer la mort et à la mépriser de « se voir entourées, dans une telle solennité, de toiles « de théâtre et de fragiles fabriques. Ce fut sous un des « plus beaux ciels de la contrée, au pied de l'arbre « de la liberté et devant les drapeaux de la grande « patrie que les autorités civiles et militaires, qu'une <( poignée d'infatigables soldats renouvelèrent leur ser- « ment; un banquet réunit les officiers et les adminis- <( trateurs chez le général en chef, et l'administration « centrale du Métaure, dans son adresse du 17 juillet, « demanda au corps législatif à déclarer ;< que la division « et le général avaient bien mérité de la République'-».
Si victorieux toutefois qu'aient été leurs efforts, ils