Mangourit, I
2. Mangourit, I, 244-248, 245. Cf. eodem loco, les couplets île Lucotte.
CHUTE d'aCQUAVIVA 523
n'avaient point obtenu un succès complet ; le Tronto était la proie des brigands; après un court, mais sanglant assaut, auquel les femmes mômes voulurent prendre part, Acquaviva succomba le 6 juillet, devant les attaques de Sciabolone et peut-être de Donato revenu de Pescara. « Les flammes qui de ce malheureux pays « s'élevaient au ciel, dans la nuit du 6 au 7 juillet, « portèrent en un moment, aux plus lointains pays de la « Marche et de l'Abruzze, la nouvelle que la cité répu- « blicaine, la cité jacobine, le roc de la liberté et de « l'impiété avait tini par tomber : charmant spectacle « aux yeux des insurgés de la montagne ascolane et « et abruzzaise, de tous les sanfedistes de San Bene- « detto, de Monte Prandone, de Monte San Paolo, de « Ripatransone, de Gaionella et de tous les petits pays « d'oii le château s'aperçoit ^ »
Chose plus grave, sans doute, que la chute d'Acquaviva, Lahoz, inquiété par les Autrichiens, est venu s'établir dans la marche du Sud et travaille à l'organiser. Le 4 juillet, il ordonne de Fermo, son quartier général, la levée d'un homme sur cent habitants, pour compléter les deux régiments qu'il lève ; les grenadiers royaux et le Royal Italien ; le 8 juillet, il prend une mesure, sinon plus audacieuse, du moins plus significative; il institue une Régence Provisoire Impériale^ Roi/ale et Pontificale '-. Il n'y a pas h s'y tromper, la vigueur de la division d'Ancône n'empêche pas que la marche d'Ascoli, — l'ancien département du Tronto, — ne soit désormais séparé ede la République romaine.
On en doit dire autant de la Montagne. Le haut pays que couvrent les ramifications de l'Apennin est aussi