Sala, ni, 89-90. Galimberti, 18 juin
2. Sansi, 5?-5<). Nous croyons reproduire ainsi l'exacte physionomie de cette importante canipapne de Foligno. un peu confuse dans le récit de Sansi. Nous avons trouvé à 1 Archirio de Rome (fascicule 40) une lettre de (larnier aux consuls, en date du 9 messifero, 27 juin; elle porte ([ue Girard, par ses lettres des 3, 0 et 7 messifero, c'est-à-dire des 21, 24 et 21' juin, lui a annoncé la prise de Foligno sur les brigands et la capture d'une charrette de grains. Ce qui «'arcorde à merveille avec les faits que voici : Riéti et Spolète sont déclaré» avoir bien mérité de la i)atrie,21, 22 juin. Collezione, IV, 92; V, 4. Sansi, 57.
le 8 avril, a remplacé Antonio Franceschi, comme administrateur départemental, lance, le 30 juin, une longue proclamation oii il exhorte les habitants à rester fidèles à la République : en môme temps M*'^'" Locatelli parlemente directement avec les rebelles et leur transmet les offres du ministre de la Justice Piamonti et les promesses d'amnistie du Quirinal*.
Les négociations qui, du reste, n'interrompent pas les opérations militaires 2, durent depuis la fin de juin jusque vers le milieu de juillet. On ne sait quelle en eût été l'issue si les chefs du mouvement arétin n'étaient intervenus à cette heure décisive afin de réconforter l'insurrection sabine et de la lancer dans une lutte à mort. Depuis que le départ de Macdonald leur a rendu la liberté de leurs mouvements, les Arétins ont reçu, en outre du trio suspect de Sandrina, de Lorenzo Mari et de Mylord Windam-^, un homme que les Alliés ont envoyé pour organiser leurs bandes et concerter leurs coups : c'est le baron autrichien Schneider. A la Suprema Deputazione^ composée d'illuminés, il substitue un gouvernement provisoire qui lui obéit docilement; il introduit quelque ordre dans les masses qui courent la campagne, leur donne le beau titre Inclita Annata délie Fede et parvient à s'entendre avec leur chef, le prêtre Giuseppe Romanelli. Au moment oii Girard est attiré vers la frontière des Marches par le révolte imprévue de Gamerino, — qui, du reste, résiste à tous ses efforts, — Schneider fait exécuter un double mouvement pour joindre à l'insurrection 'sabine l'insurrection d'Arezzo. Une colonne est envoyée dansleTrasimène et y déchaîne une rébellion générale ; les autorités de Pérouse fuient à Rome 's Gittà di Castello accueille les Toscans auxquels l'édile Mariottini porte les chefs de la ville; ils