‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 543 sur 579 · L INSURRECTION SOUVERAINE · texte numérisé non relu

L INSURRECTION SOUVERAINE

délivrent un chef de bandes de 1798, Marsiglietto, et font célébrer un service funèbre en l'honneur d'un de ses compagnons fusillé par les Français à la même époque, Luigi Cappelbianco ^ En même temps, les Orviétains, qui ont fait cause commune avec l'armée de la Foi-, s'avancent sur Narni, que Capretti et Grimani menacent de leur côté : tandis que ceux-là occupent Amelia, ceux-ci s'emparent de Sant' Anatolia et de Stroncone, et Riéti et Terni s'agitent, à peine contenues par leurs faibles garnisons. Girard rétrograde en toute hâte, rejoint Turski, qui a été appelé à Rome : ils refoulent les Orviétains à Amelia, reprennent Usigui, Scheggino, Gaso ; font prisonniers Capretti et son enfant à Baccicalupi (près Terni) ; peu s'en faut qu'ils ne prennent aussi Grimani. La route de Cascia est dégagée, le canton rural de Terni apaisé; les volontaires de cette ville, conduits par Ranieri et Gameli, veulent même prendre l'offensive et attaquer les Orviétains chez eux '.

Mais ceux-ci ne perdent pas courage; appuyés par les Arétins, ils soutiennent l'insurrection sabine ; du reste, de toutes parts, leur arrivent de bonnes nouvelles. Les Français écrasés partout se concentrent sur la rivière de Gênes ; le 7 juillet, Florence a accueilli par des applaudissements la retraite de Gauthier sur Pise et l'entrée de ses libérateurs; Volterra s'est jointe à Arezzo, une troupe alliée a débarqué à Orbitello, et Garnier a rappelé à lui de Pérouse et de Spolète les colonnes de Breissand et de Girard, ne laissant plus dans ses deux places que deux faibles détachements, aux ordres du capitaine Sagaut et du chef de bataillon Turski. Impuissants à les forcer, les insurgés sabins appellent à eux l'armée de la Foi. Celle-ci, après avoir obtenu, le 5 juillet, du capitaine Ballet, qu'il évacue la citadelle de Sienne, se dirige sur Pérouse, par Città délia Pieve, qui

1. Cenlnile Trasirnène al min. Fin.. 4 inessifero, 22 juin (Archivio, 281).

2. Il de Guinis al Breislak, 20 pratile, 8 juin [Archivio, 36).

3. .sansi, CO-(il. Questeur Riéti auministre des Finances, 2o juin (A rc/iiu/'o, 220).

s'est insurgée le 1" juillet, ainsi que Piegaro, Panicale, Monteleone et Marsciano. Le commandant autrichien Girlanitz prend la place de Ballet, accueille et rassure la députation que lui envoie Viterbe, également révoltée ^ Et presque sans combat, succombant à l'isolement, à la mauvaise volonté, à la famine, Pérouse capi- ■! tule le 2 août-, Spolète"^ et Narni suivent son exemple le 9 et le 14 de ce mois; Riéti seule, où les Jacobins sont en nombre, soutient un siège régulier et refuse laj capitulation qu'on lui offre ; le 28 août, elle est emportée d'assaut^. — Rome et Ancône tiennent seules^ devant l'ennemi; mais la République romaine n'existe] plus : l'insurrection italiote Fa balayée.

1. Elle est composée de G. B. Bussi, G. Pa^liacei et J. Zelli (Fontanet, 34-3o)J Cf. Centrale Trasimène al min. Fin., 6 juillet {Archivio, 278). Efemeride,\ sanese, 6, 10. Sansi, (i6.

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