‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 552 sur 579 · id., I · texte numérisé non relu

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débusquaient le lendemain, après un vif combat de cinq heures, la garnison de Fiumicino, commandée par l'aide de camp Gravier : les canonnières longeant le rivage lui avaient fait ci-aindre un débarquement qui l'eût coupé d'Ancône. Il s'établit avec ses hommes dans la redoute de JMontagnola, tandis que la garnison d'Jési, découverte, se repliait sur Montesicuro. Elle ne devait pas y rester longtemps : le 6 août, elle en était débusquée presque sans combat par une manœuvre hardie de Lahoz. Parti de grand matin, à la tête de2.000hommes, celui-ci jetait un parti dans Castelfidardo et se dirigeait sur le Monte Conero, qui domine la côte au sud d'Ancône ; Lucotte était ainsi tourné dans Osimo, et la garnison de Camurano, attaquée d'autre part par les rebelles d'Jési, était menacée d'être prise entre deux feux et contrainte de se rendre. Lucotte, par une feinte attaque, arrêta la marche de l'ennemi, gagna du temps et parvint à se retirer sur Montagnola, où le rejoignait le poste de Monteliceno, tandis que Pino, avec la garnison de Camurano, se repliait sans encombre sur le mont Galeas. Ancône n'en était pas moins bloquée ; dos hauteurs de Sainte-Marguerite où il était établi, Lahoz ouvrait sa première parallèle le 7 août et, le lendemain, profitant du découragement que les défaites de ces derniers jours avaient jeté dans les rangs français, il attaquait sur trois colonnes la redoute de Montagnola et en chassait les défenseurs ^

Ses succès devaient s'arrêter là ; dans la seconde période du siège d'Ancône, l'ingéniosité et la bravoure françaises eurent raison de l'acharnement des rebelles.

Depuis la perte de Fiumicino, la garnison n'a plus de moulin pour moudre le blé : le commissaire Briche établit deux moulins à chevaux sur le modèle de ceux qu'il a déjà construits à Corfou^. Gomme il prévoit que les chevaux viendront à manquer, il imagine des mou-

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