DÉCEMBRE 1797 JANVIER
prendre : le cardinal doyen n'y paraît pas, le cardinal vicaire M^"" délia Sommaglia y assiste contre l'usage et M^"" Federici tient l'office de secrétaire ^ Très abattues par les circonstances, Leurs Eminences décident qu'on célébrera solennellement, le lendemain, à San Giovanni délia Malva, les obsèques du général Duphot', tandis que M^"" Costantini, l'avocat des pauvres, ouvrira une enquête pour éclaircir l'aflaire^. Le cardinal secrétaire reçoit la mission d'écrire au marquis Massimo, ambassadeur du Saint-Siège à Paris, pour « exprimer (au Directoire) que le Saint-Père « éprouve la peine la plus sensible à cause de « cet incident et le prier de demander telle satisfâc- « tion qu'on voudra : le demander et l'obtenir sera la « môme chose* ». On espère surtout dans l'intervention du roi de Naples, auquel on expédie M*"" Galeppi et le cardinal Braschi, assisté de son secrétaire l'abbé Gregorio Berni. Môme, les esprits sont à ce point abattus que l'on parle d'implorer la médiation de la Cisalpine (à quoi l'on se résoudra une semaine plus tard-^) et que l'on décide de faire les préparatifs que la prudence commande, en demandant au Très-Haut, par des prières , de ne pas abandonner son Vicaire. Tandis que quelques troupes se rassemblent à Foligno, sous les ordres du colonel Berwick afin de surveiller les débouchés de l'Apennin*^, et que, du 7 au 8 janvier, arrivent à Spolète vingt chariots d'approvisionnements, on y expose solennellement, le 22 du môme mois, la Vierge de la sainte Icône ^, ainsi qu'on le fait en d'autres villes, ainsi qu'on le fait à Rome même.
Le 16 janvier, à une heure de la nuit (six heures du soir), la foule se presse, immense, troublée, aux abords