‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 88 sur 579 · DÉCEMBRE 1797 JANVIER · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE 1797 JANVIER

Pendant que, dans Rome anxieuse de la réponse du ciel, se déroulaient lentement ces solennités saintes, les événements, à Paris, précipitaient leurs cours. Joseph avait deviné juste : la chute du Pape était décidée par le Directoire. La bonté dont la France avait fait preuve après le meurtre de Basseville ne pouvait plus inspirer sa politique après la mort de Duphot : on y eût vu de la faiblesse ; était-il permis désormais de garder quelque confiance, sinon dans la loyauté de Pie VI, du moins dans l'efficacité de son action? L'indignation publique était violemment surexcitée; les amis de la Réveillère, les anti-chrétiens sectaires l'attisaient avec amour : le Directoire fit arrêter le marquis Massimi et mettre ses papiers sous scellés^ ; il publia en même temps, dans le Journal officiel^ une longue note intitulée : les Attentats de Rome jugés par les agents des puissances de V Europe-.

Mais la situation était délicate. Depuis juillet 1797, Naples négociait afin d'annexer les Marches de Fermo et d'Ancône, et elle accroissait ses effectifs afin d'appuyer ses prétentions'^; consentirait-elle à perdre subitement l'objet de ses longs désirs et de ses patientes intrigues? Depuis novembre, les pourparlers avec l'Autriche suivaient leur cours et accompagnaient l'exécution progressive des articles secrets du 17 octobre ; était-il vraisemblable que cette puissance renonçât à défendre l'œuvre de Gampo-Formio et à voir rompre à

stérilement dans la pourpre, les princes, au milieu des trésors légués par les pai)es, vivent isolés, jaloux, impuissants; et le peujjle, misérable, avili, court aux églises artistement illuminées comme aux mai'ionnettes et à l'opéra, et se dis|)ute un pain nu"il attend tous les jours trois heures avant de l'obtenir » (Ah. étraiig.) [Mevwr. Stor., 184-18n). Pie VI lit à son confes.seur ordinaire (un trinitaire) une confession générale de sa vie (Baldassari, 148).

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