De l'inspection des écoles moyennes
L’inspection des écoles moyennes tant publiques que privées est confiée, sous la haute surveillance du ministre de l'Intérieur, à des commissions locales et à des inspecteurs.
Les Commissions locales sont l'émanation du Conseil communal. Elles surveillent les écoles moyennes qui se trouvent dans la localité, y assurent l’exacte observation des lois et règlements, se tiennent au courant des chan-
gements qui peuvent s’y produire, font les propositions nécessaires au développement de l'instruction, sont, en un mot, les intermédiaires entre les écoles, le conseil communal et les autorités administratives auxquels ils adressent chaque année un rapport sur les établissements de la commune.
Au dessus des Commissions locales se trouvent les inspecteurs, nommés et révoqués par la Reine. Depuis le décret du 7 juin 1907, ils sont au nombre de cinq, se répartissant les différentes écoles du pays. Ce n’est pas une circonscription territoriale qui leur est attribuée, bien que le contrôle des‘écoles moyennes supérieures soit partagé entre deux inspecteurs : l’un s’occupant des provinces de la Hollande méridionale et septentrionale, de la Frise, de Groningue et de Drenthe et l’autre du reste du royaume; mais le troisième inspecte les écoles moyennes inférieures, le quatrième les écoles et les cours commerciaux et le cinquième enfin est chargé de la surveillance de l’enseignement agricole.
La mission des inspecteurs consiste à s'informer de la situation de l’enseignement, à éclairer le ministre sur ses besoins et sur les mesures propres à le favoriser. Pour la remplir, ils visitent fréquemment les écoles qui sont confiées à leur vigilance, siègent dans les jurys qui font passer les examens de fin d’études, s'entendent avec les administrations communales ou avec les professeurs sur les améliorations à apporter à l'instruction et, chaque année, adressent sur son état un rapport détaillé au ministre de l'Intérieur. Celui-ci, de plus, les réunit annuellement afin de conférer avec eux sur les moyens d'accroître la prospérité de l’enseignement secondaire.
Les inspecteurs reçoivent un traitement de 3.000 flo-
rins et des indemnités pour leurs frais de bureau et de déplacement. Ils ne peuvent remplir aucun autre emploi sans l’autorisation royale.
Les membres des Commissions locales et les inspecteurs ont droit de pénétrer à toute heure dans les écoles dont ils ont la surveillance. Ils peuvent exiger des chefs des établissements les renseignements qui leur sont utiles et, s’ils constatent des infractions à la loi, ils en dressent procès-verbal.
D'une façon générale, cette inspection ne soulève aucune plainte et les rapports annuels prouvent que ceux qui en sont chargés accomplissent leurs fonctions fidèlement et consciencieusement, ainsi qu'ils en ont prêté le serment ou fait la promesse au moment de leur entrée en charge.