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Des examens de fin d’études

A leur sortie d'un établissement d'instruction moyenne, les élèves qui en ont parcouru les différentes classes peuvent obtenir un certificat ou un diplôme de fin d’études, à la suite d’un examen passé devant une Commission spéciale.

La composition de cette commission varie suivant les degrés de l’enseignement. Pour les écoles moyennes inférieures, elle comprend, d’après l’article 56 de la loi de 1863, un membre de la commission locale d’inspection, président, assisté du directeur de l'école et des professeurs enseignant les matières qui font l’objet de l'examen. Pour les autres écoles, les membres sont nommés par le Commissaire de la Reine dans la province où elle doit siéger. En général, elle est présidée par le directeur d’un établissement de l'Etat situé dans la

province et d’un certain nombre de professeurs pris dans les écoles moyennes publiques de la région. Ses membres reçoivent une indemnité de déplacement, outre des vacations. Comme ils sont assez nombreux, la dépense qui en résulte atteint une certaine importance : en 1907, elle montait à 61.500 florins.

Cette manière de faire passer les examens par provinces a rencontré de vives critiques. On s'est élevé surtout contre le fait que des candidats étaient examinés par sept professeurs de leur école, tandis que d’autres ne l'étaient que par deux. D'autre part, ces examens constituent une charge très lourde pour quelques professeurs qui, dans certaines provinces, sont obligés d'y consacrer une grande partie de leurs vacances, au point que dans la Hollande septentrionale et la Hollande méridionale, on a été forcé de créer deux commissions composées chacune d’un président et de trente membres. Pour remédier à cet état de choses, d'’aucuns ont proposé de répartir également le nombre de candidats sur diverses commissions qui s’'assembleraient dans quelques villes du pays ; d’autres de remplacer les examens subis hors de l’école par des examens scolaires. Vers 1890, cette question préoccupa beaucoup les milieux pédagogiques et l'association des professeurs des écoles moyennes établit même à ce sujet une consultation parmi les professeurs des écoles moyennes supérieures. La très grande majorité se prononça pour le maintien des examens de fin d’études, tels qu'ils étaient organisés. La conception des examens scolaires se trouva surtout fort rejetée, parce qu'on craignait qu’ils n’eussent une influence défavorable sur le niveau de l'instruction, particulièrement dans les petites villes,

Les examens de fin d’études sont annuels et tous les élèves peuvent s’y présenter, même ceux qui n’ont pas fréquenté un établissement public ; mais, pour les écoles privées, il n'existe pas de jury qui leur soit spécial. Il faut reconnaître, du reste, que le système actuel ne donne lieu à aucune plainte de leur part.

Lorsque les candidats ont subi d’une manière satisfaisante cet examen, ils reçoivent pour les écoles d’agriculture un diplôme qui leur est délivré contre le versement d’une somme de 40 florins, et pour les écoles moyennes proprement dites, un certificat gratuit qui leur conférent certains droits. La plupart de ceux qui obtiennent, de la sorte, le certificat de fin d'études d’une école moyenne supérieure passent à l’université ou à l’école supérieure technique ou entrent dans le corps des fonctionnaires publics. C’est ainsi que sur 874 candidats admis aux examens de 1907, 204 se destinaient, d’après les documents officiels, à l’université, 187 à l’école supérieure technique, 53 au commerce et une soixantaine à des emplois administratifs.

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