Des écoles de théologie, des séminaires et des maisons
pour les missions.
Les écoles de théologie et les séminaires occupent une place à part, en Hollande, parmi l’enseignement supérieur. Dès avant la loi de 1876, ces établissements spéciaux recevaient l’aide financière de l'Etat, et la loi de 1876 donnait à leurs professeurs rang et séance parmi les professeurs de l’université à l’occasion des solennités universitaires. Ce privilège a été réglementé à nouveau en 1905 et quelque peu étendu. D’après l'article 182, ils
ont, en effet. droit de siéger au sénat académique.et à la faculté de théologie avec voix consultative. De plus, ils continuent à jouir des subsides de l'Etat, du moment qu’ils existaient au 1° janvier 1903 et étaient soutenus à ce moment par le Trésor public.
En outre, si l'Eglise réformée venait à fonder de nouvelles chaires ou écoles pour la formation deses pasteurs,. « l'Etat, dit l’article 154, pourrait les doter de telle .subvention annuelle qu'il jugerait nécessaire à cette fin ». La seule formalité requise est la communication préalable à la Reine des dispositions ou règlements relatifs à ces institutions, disposition et règlements où doit être énoncé le mode de nomination du personnel enseignant, le tout à peine d'amende ou même de fermeture judiciaire à la troisième contravention.
Si des libéralités testamentaires sont faites pour la fondation ou l'entretien de semblables écoles ou en faveur des études théologiques, la Reine en règle la destination de la manière qui lui paraît la plus conforme aux volontés du testateur, après avoir pris l’avis du Conseil d'Etat.
Les élèves des écoles de théologie et:des séminaires situés dans une ville universitaire jouissent de la faveur de pouvoir suivre les cours de l’Université de l'Etat en payant provisoirement la moitié seulement des droits d'inscription. Mais, ils doivent en même temps s'engager à verserle surplus, soit 200 florins,s’ils se présentent plus tard à un examen devant une autre faculté que celle de théologie ou à un examen quelconque devant une section de l’école supérieure technique. La réduction ne leur. est accordée, en effet, que pour les cours de la faculté. de théologie;
Il n’y a pas d’autres prescriptions légales. L’organisation des écoles et de l’enseignement reste entièrement libre.
Au {€ janvier 1908, il y avait, en Hollande, trois chaires en. vue de la formation de professeurs pour l'Eglise réformée : à Leyde, Utrecht et Groningue, groupant respectivement 54, 166 et 37 étudiants ecclésiastiques, un séminaire pour les Remontrants à Leyde avec:4 étudiants, un séminaire pour la religion luthérienne-évangélique, à Amsterdam avec 8 étudiants, une école normale pour la formation de prédicants de la religion luthérienneévangélique rétablie à Amsterdam avec 4 élèves, un séminaire anabaptiste à Amsterdam avec 18 étudiants, une école théologique des Eglises réformées. à Kampen avec 28 étudiants, une école théologique de l'Eglise chrétienne-réformée à Rijswijk avec 10 étudiants, 5 séminaires catholiques diocésains divisés chacun'en deux sections (petit et grand séminaire) avec un total d'environ 1.200 élèves, 20 collèges ou écoles. supérieures :catholiques, la plupart dirigés par des ordres religieux et ‘ser- . vant à leur recrutement avec, en:y comprenant la chaire à Amsterdam pour l’enseignement de la philosophie ‘de saint Thomas d'Aquin, plus de 700 étudiants; un séminaire pour la secte des Vieux-Catholiques à Amersfoort avec 7 étudiants et enfin un séminaire. pour les, Juifsnéerlandais et un autre pour les Juifs-portugais, tous deux à Amsterdam avec respectivement 13 et 3 étudiants..
Les subsides accordés par l'Etat à ces différents établissements ecclésiastiques s’élevaient pour l’année 1907 à 78.487 florins qui se décomposaient ainsi : 36.847 florins. pour .les écoles de la religion réformée, 8.460 flo-
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rins pour celles des Luthériens - Evangéliques , des Remontrants et des Luthériens-Evangéliques rétablis, 13.580 florins pour les séminaires catholiques et 19.600 florins pour l’enseignement des confessions juives.
Des écoles théologiques et des séminaires, il faut rapprocher les maisons pour la formation de missionnaires. Elles font également partie de l’enseignement supérieur, mais ne sont l'objet d'aucune prescription légale et la loi ne prévoit pour eux aucun subside. Au 1° janvier 14908, il en existait 20, dont 3 étaient déjà mentionnées au rapport officiel parmi les écoles supérieures ecclésiastiques catholiques. Toutes, ou presque toutes, dépendaient d’ordres religieux catholiques, et elles réunissaient au total 1.567 étudiants.