‹ Le Régime Pharaonique: Dans Ses Rapports Avec L'évolution De La Morale En ÉgypteChapitre 15 sur 433 · D'APRÈS LE LIVRE DES PYRAMIDES · texte numérisé non relu

D'APRÈS LE LIVRE DES PYRAMIDES

» Et il prend le sceptre, — et il commande aux portes des dieux.

» Il a supporté le ciel en vie, — il porte la terre en joie :

» C’est son bras gauche qui supporte le ciel en force, — c’est son bras droit qui porte » la terre en joie 1.»

À l’envi les textes des Pyramides célèbrent la grandeur du roi et sa toute-puissance. Ils ne l’élèvent pas seulement au dessus des hommes et des créatures inférieures, mais au-dessus des esprits célestes. Il jouit d’une vie éternelle « plus que tous les dieux »?. Sa puissance surpasse la leur. Il est leur roi, il les domine tous. Les Æhou, les « Lumineux », enfants d'Horus, dieux mâles et femelles, Amsit, Hâpi, Douaoumaoutef et Kobhsonouf, lui rendent hommage etle reconnaissent pour leur chef ; il complète et préside leur ennéade”*; ils le suivent comme leur chef de guerre, et les dieux viennent à lui en courbant l'échine‘“. Tantôt il soumet les dieux à l'empire de Râ son suzerain ; et tantôt Râ lui-même lui prête ses épaules en guise de pavois : « Rà sait que Pépi est plus grand que lui »°. Il « fait la guerre à Bounouz et les dieux ne font rien contre lui »f. Il dispose d’eux et de leurs héritiers, de leurs corps et de leur vie ; il en use despotiquement : il s'amuse avec leurs femmes, il fait égorger leurs enfants et se repaît de leurs chairs 7.

Nul des immortels ne lutterait avec lui impunément. Que prétendraient faire les hommes ? Voit-on les petits humains, artisans, laboureurs, pâtres, esclaves de la capitale, foule anonyme, s’attaquant à ce colosse, jugeant celui devant qui se prosternent ettremblent les dieux ? Non certes, la foule qui assistait aux funérailles

1 Pyr. Pépi I, L. 355-359 (Masrero, R. Tr., VII, 158).

2 Inscr. d'Ouna, pl. VIII, L. 48.

8 Pyr. Ounas, L. 233. Cf. CHassinar, À. Tr., XIX, 29, les Nékues.

4 « Gab lance un bras au ciel, l’autre bras à la terre ; il montre (inféode, awu) » Pépi à Rà et Pépi lui présente (soumet Æhorp) les dieux... les dieux viennent à lui en » courbant l'échine, les Lumineux suivent Pépi à cause de son âme (puissante) ; ils » comptent leurs masses, brandissent leurs armes de guerre à Pépi, Car il est le grand. » (Pyr. Pépi I, 1. 338-341 : R. Tr., VII, 156).

5 Pyr. Pépi IL. 91 (A. Tr., 171). Cf. « Il est devenu plus fort que lui (Toum). » (Pyr. Ounas, 1. 502; RTr., IN, 59).

6 Pyr. Mirinri, l. 774 (R. Tr., XI, 27).

71 Pyr. d’Ounas, L. 491-521 (Maspero, À. Tr., V, p. 59-61 ; B. Eg., L p. 156-158).

d'un roi ne le prenait pas de si haut : elle aussi, le front dans la poussière, elle adorait .

Donc contre le roi point desanction sur cette terre dans la voix du peuple ; point de sanction dans l’autre monde où triomphe sa divinité.

Le roi défunt échappe à toute sanction parce qu'il est dieu et souverain des dieux. On lui rend un culte ; on l’adore dans sa tombe et dans ses temples. On lui donne le titre de dieu jusque sur le cercueil qui renferme sa momie, comme dans un procès-verbal officiel de translation et de restauration de la momie d’Aménôthès I®°. Selon toute probabilité, le harpiste ne mettait-il aucune ironie dans cette constation mélancolique : « Les dieux qui ont vécu jadis reposent dans leurs pyramides *. »

Mais cette divinité le pharaon ne l’acquiert pas seulement après sa mort. Déjà le roi vivant est fils de Dieu et vraiment Dieu luimême.

$ 2, — Divinité du roi vivant, appelé dieu, image des dieux, leur incarnation, leur fils élu et engendré, leur héritier.

Diodore dit que les Egyptiens conçurent pour Darius sage législateur une telle vénération qu'il fut le seul roi qui de son vivant ait reçu le nom de dieu‘. C’est une erreur et justement tout l’opposé de la réalité.

Tout pharaon était dieu de son vivant : il l’était même avant

Mème dans les textes où, plus tard, la condition du roi? défunt se rapprochera le plus de celle des simples humains, il demeure un dieu. À Abydos, Séti est représenté parmi les suivants de Rà, de Toum ou d’Aton, montant la barque solaire comme pilote ou la halant dans la région nocturne : il n’en dit pas moins : « Moi, ton père véritable, » qui ai qualité de dieu, je me mêle aux dieux pour suivre le Disque ». (ManerTe, AD., T1, pl. 20-21, I. 89-91, 112-143 ; Maspero, Znscr. dédic., p. 58-59 et 66); et le temple où sont gravés ces textes lui est dédié. ù

2 « L'an XVI, le 22 du 4 mois de Pirit, le premier prophète d'Amon-Rä, roi des dieux, » Masahirti, fils du roi Pinozem (Il), envoya renouveler l'appareil funéraire de ce » dieu ». (Graffite sur le cercueil d'Amonhotpou Le: : Maspero, Guide, p. 326).

$ Chant du harpiste d’Antouf (Pap. Harris 500, p. 14, L. 4 : Masrero, £t. Egq. 1, 179.)

4 Dropone, Bibl. I, 95. Sur la divinité du pharaon, cf. Morer, Caractère religieux de la royauté pharaonique, 1902; Erman, Ægypten, ch. V ; Maspero, 7. O., 1, p. 258-267 ; Naviize, Religion, ch. VI, p. 225-242 ; etc.

DIVINITÉ NON APOTHÉOSE Fh

de naître ; il l'était « dans l'œuf »!, c’est-à-dire dans le sein de sa mère.

Il ne faut pas confondre la divinité des rois égyptiens avec l’apothéose telle que la comprenaient les Grecs et les Romains. . Un décret du Sénat décernait les honneurs divins aux empereurs décédés, au risque d’exciter l’ironie d'une apocoloquintose. Les Olympiens admettaient à leur table Hercule, fils d’une mortelle, par admiration de ses travaux surhumains. Ainsi, dans l’apothéose, hommes ou dieux faisaient-ils un dieu nouveau. Au contraire les rois d'Egypte n’avaient pas besoin d’être faits dieux : ils l’étaient.

L'erreur des Ptolomées fut d'attendre de conciles nationaux? la consécration de leur divinité”. La politique les absout ; mais leurs vieux prédécesseurs eussent condamné l’hérésie doctrinale de souverains décadents.

La divinité du pharaon ne résulte pas d’une apothéose posthume : si on le dit dieu sur terre, ce n’est pas parce que dans l’autre monde il le deviendra. C’est plutôt le contraire. Sa divinité dans le séjour des mânes ressort comme conséquence de sa divinité dans le séjour des vivants ; elle prolonge et continue son règne sur la terre.

Le pharaon est dieu par essence. Son humanité n’est qu’une apparence ‘. Son corps humain sert de support et de résidence à un esprit divin.

À l’origine on accepte sans doute l’idée de la divinité du roi comme un axiome. Sa supériorité sur les autres hommes frappait

1 Passim. Voir infra, p. 28.

2 Nous connaissons ceux de Saïs pour Alexandre et les dieux Adelphes (Stèle du Louvre, C 193 : RevizLour, À. Zq., 1, p. 183-187; Serne, Urkunden, II, p. 75-804), de Canope pour les Evergètes et leur fille Bérénice (Stèle de Tanis : Lepsius, 1866; Prerrer, 1881 ; Brucscu, l'hesaurus NI, 1554-1575 ; Serue, Urlcunden, I, p. 124-154 ; etc.), de Memphis pour les Epiphanes (Pierres de Rosctte et Damanhour : $. DE Sacy, 1802; LETRONNE, 1841; Caps, 1867 ; A. Barzzer, B. Eg., XV ; etc.).

3 « Cette hésitation, ou peut-être cette ignorance temporaire de l’ancienne coutume à » été plutôt offensante que respectueuse pour la tradition égyptienne. » (Rosrou, La Religion, p. 37.) Cf., Beuruier, De divinis honoribus, 1880; Boucaer-Lecrenco, Le culte dynastique, 1900 ; H. des Lagides, p. 231-237.

4 « Ce n’est pas un homme réel (aouna, authentique) celui qui est au milieu de nous » (Pap. Sallier III, pl. IV L. 9.). La variante hitroglyphique publiée par M. Brugsch supprime le groupe couna (Recueil, pl. XXIX, 9 ; Cnagas, Mél., LIT, p. 99 : sur ce mot renforçant la négation, cf. Garnier, Æ. Z., XLI, 130-135).

les yeux ; qui eût osé la discuter ? Ses sujets se courbaient devant lui; ses ennemis sentaient le poids de ses armes et mordaient la poussière ; à lui résister, on se perdait; à se soumettre à lui, on gagnait la vie et des jours heureux. Il apparaissait donc comme une de ces forces mystérieuses de la nature auxquelles on donnait le nom de dieux, quelque idée d’ailleurs qu’on se fit d'elles”. Redoutable ou bienfaisant, il n’était pas seulement semblable aux dieux, mais dieu au même titre que les autres dieux.

La réflexion établit cependant une distinction entre ce dieu et certains autres. L'idée de la divinité du roi ne pouvait rester immobile, tandis que l’idée même de divinité évoluait. La religion s'élevait, s’épurait, s’unifiait. Le type royal unique et tout puissant n’était pas étranger à cette évolution théologique. Mais à son tour la théologie réagissait et transformait l’idée que l’on pouvait se faire de la personne royale. Non pas que l’on cessât de croire que le roi fût dieu. Mais on cherchait à expliquer comment il pouvait l'être.

La théologie, sans rejeter aucun des dieux, opérait entre eux un choix et un triage, établissait une hiérarchie, déterminait des rapports de filiation et de puissance; les rois seraient-ils victimes de cette sélection, ou bien en profiteraient-ils? Comment douter de la solution? La puissance des rois n'avait fait que croître. Renoncer au prestige de leur divinité leur eût semblé une déchéance. L'expérience avait beau les montrer sujets aux misères humaines, aux maladies, à la mort, même à des révolutions qui les jetaient à bas du trône, la doctrine n’était pas entamée. En effet le roi détrôné pouvait n’avoir été qu’un usurpateur, un faux roi et un faux dieu; lui tombé, la majesté royale restait sauve. D'autre part, les dieux aussi subissaient à l’occasion les atteintes de la douleur ; on connaissait leurs passions et le trépas d’Osiris : le roi, souffrant et mourant en apparence, conservait comme eux

À Peu importe à ce point de vue que, originairement, l’idée de divinité se soit attachée Soit aux ancêtres de la famille et aux totems du clan, soit aux astres, au soleil, à la tempête, aux saisons, soit à des fétiches, soit à des esprits, soit à toute autre force crue supérieure à celle de l’homme.

LE ROI APPELÉ DIEU g

sa divinité‘. Enfin la mort n'était, au vrai, qu'une transformation, un accident qui, répété tous les jours, n’enlevait rien à la divinité du Soleil; le roi mort se survivait dans son essence divine et se continuait sur terre en son successeur. La raison devait donc sincliner, sans élever d'objections, et aider la théologie à définir la divinité royale. En conséquence, les sages déployaient leurs raisonnements et leurs subtilités. Les monuments officiels enregistraient le résultat de leurs élucubrations et les transcrivaient en beaux titres étincelants et sonores.

Les formules ne manquent pas pour affirmer et expliquer la divinité royale.

Pour désigner le roi, on dit couramment « le dieu grand » noultir dd”, et surtout «le dieu bon » noutir nofir. Ces dénominations ne lui appartiennent pas exclusivement. Osiris est tout spécialement « le dieu bon »; mais tout dieu le devient à l’occasion pour ses dévots. Il n'en est guère aussi que l’on n’appelle « le dieu grand », surtout si l’on a quelque faveur à solliciter. A l’occasion toutefois, il sera un dieu terrible, « un dieu qui se venge » °.

Par suite tout ce qui approche du roi ou lui appartient sera divin. Son palais se nommera le « palais divin. » Sa mère est la « mère divine »; sa femme, « l'épouse divine » ou la « divine épouse du maître de la double terre ».

4 « Il (Nakhtsit) repose dans son double horizon semblable aux ordres divins ; il Jui fut » fait les cérémonies d'Osiris, une navigation dans sa royale bari sur le fleuve et le » dépôt dans son temple des siècles à l'Occident de Thèbes. » (Pap. Harris, p. 76 : CHABAS, XIXe dyn., p. 24).

2 Ilest inexact que la qualification « noutir da » soit réservée aux vrais dieux, comme l'avance Enman (Ægypten, p. 91). Au Wady-Maghara, par exemple, Snofrou, Khoufou, Sahourâ, Ousirniri et Pépi I sont ainsi désignés (L., D., 2 aet c, 39 f, 116 a, 152 a). Au tombeau de Ptah-Cuas, noutir aû hotep di remplace la formule ordinaire soufen hotep di (MarreTTe, Mastabas, p. 116). Sous le moyen empire, Nekht se dit «féal au dieu grand Sehotep-ab-Rà », c’est-à-dire Amonemhäit I (Stèle du Louvre, C 169). Sous le nouvel empire, Ramsès IV appelle « dieu grand » son aïeul Ramsès IT (Stèle d’Abydos, 1224 et 23 : Prerrer, Rev. Arch., 1869, p. 282).

3 Stèle de Ramsès IV, an II, à Hammamat (L. D., IIT, 223).

Tout ce que l’on fera au roi, on le fera à un dieu’, quelque vulgaire, quelque humain que soit l’acte. La nourrice de Thotmès III, Béki, femme du ministre Amonemhabi, se glorifie d’avoir « élevé le dieu », d’avoir « serré dans ses bras le dieu bon » et cet attouchement l’a transfigurée *.

En se soumettant à lui, c’est à un dieu que se soumet l’ennemi vaincu. Ses sujets, en lui obéissant, ont conscience d’obéir à un dieu.

La puissance du roi l’a fait de bonne heure comparer aux dieux. Il était le dieu visible, le dieu en chair et en os, le dieu de la terre, comme le dieu, Osiris, Ptah, Rà ou tout autre, était le roi du ciel, le roi invisible, le roi supérieur à toute atteinte. L’un évoque donc forcément l’idée de l’autre dont il est l’image. On peut prendre le roi pour le dieu et réciproquement ; on peut raisonner par analogie de l’un à l’autre; qui voit l’un voit l’autre; qui connait l’un connaît l’autre.

On dit couramment que le roi est l’image des dieux ou de tel dieu, sa forme (godnou, kaa), sa ressemblance (snen), son portrait (Ad), sa statue vivante (Æhenti, lout*, shop, sokhem), et autres expressions analogues, ou encore qu'il est son second (sn1), ou qu'il est comme lui (ma).

Toutes les qualités du roi servent de prétextes pour le rapprocher des dieux. Par son autorité de législateur et de juge souve-

1 Le titre bien connu souton rekh se présente'sous la variante rekh noutir-f, sur une statue de la xvixie dyn. à Gournah (Stat. de Khemnakht, R. Tr., XVI, 43).

2 Shedit ntr (Virey, M. M. C., N, p. 222, 236, 257, 259, 275) anqgt dut s kr nir nfr (Jbid., p. 245-247). La femme d'un autre ministre Pehsoukher, parle de mème (Zbid., p. 222, 295, 304, 306, 308.) — « L’a faite bonne l'allaitement joignant à Horus le corps » d'elle. » Virey, Pap. Prisse, p. 7, n. 1; M. M. C.,N,236, 265, 279 et 296). — « Sa grande » nourrice (de Khouniaton) qui a nourri le dieu et paré le roi ». (L. D., III, 405 f.)

3 « C’est ta crainte excellente, à Amon, » dit le roi Horsiatef, « qui obligea le prince » des Madidi à m'envoyer dire : « Tu es mon dieu et je suis ton esclave ». (Stèle du Gebel-Barkal, Caire, n° 99, 1. 88-90 : MarieTre-Masrero, M. D., p. 3 et pl. 12 ; ScuærERr, Urkunden, VII, 128).

4 Le roi Tout-änkh-Amon, « image vivante d’Amon », changeant de nom comme de dieu, s'était nommé d’abord « image vivante d’Aton » (Stèle de Berlin, n° 44.197 : ErMmAN, Æ. Z., 1900, XXX VIII, 443).

LE ROI COMPARÉ AUX DIEUX Al

rain, 1l rappellera Thot !, le maitre de la loi divine, et Ptah?, le créateur.

Dans les batailles, il ressemble à tous les dieux terribles : Sokhmit, l’exécutrice des vengeances de Râ contre l'humanité, Pakhit et Tafnout, autres lionnes célestes, — Montou, le dieu guerrier de Thèbes, — Sit, le dieu du mal, l'adversaire d’Osiris et d'Horus, — Baal et les autres formes asiatiques de Sit, etc. Déjà on lit dans les pyramides :

« La vaillance de Pépi est la vaillance de Sit d'Ombos »..…. « La terre a tremblé devant » lui car il a lancé l'ouragan par son rugissement comme Sit »3.,

Conteurs', poètes”, ou historiographes des inscriptions officelles usent et abusent du même style. Qu'il s’agisse des premiers rois Thébains ou des Thotmès et des Aménôthès", des potentats

1Ilest « intelligent et habile comme Thot » &, « guidant l’existence comme Ap-réchi, » jugeant (au cœur avisé) comme Shou, fils de Rà » #, ou : Il « est l’image de Thot par » ses lois » €. « Il veille à rendre la justice à tous les hommes d'Egypte comme Thot » deux fois grand » d. « Bon administrateur, ses pensées justes dès l'enfance sont » semblables aux desseins d’Aah (Thot-Lunus). » €. c

a Médinet-Habou, 2° pylone sud, face ouest : Gde inser. de Ramsès III, an V, 1. 30 (Dümicnen, A. Z., Caapas, ÆEl., p. 229. — « Jugeant et pénétrant comme Thot » en leurs cœurs. » Daressy, M.-Æ., p. 111).

b JZbid , 1 pyl., face O. : Inscr. de Mésori, an XI, IL. 8 et 30 (Daressy, p. 80 et 82; Dümicnen, /7.-7., pl. 18).

c Hammamat : Stèle de Ramsès IV, an III, (L. D., II 219; Prerrer, À. Arch., 1869, 277).

d Décret de Memphis $ 15 : St. de Damanhour, L. 18. Rosette, 1. hiérogl. 14, 1. gr. 19.

e Médinet-Habou, 4er pyl. N., face E. : inscr. de Méchir, an XI (Daressy, #.-AÆ., p. 70).

2 Il a surgi comme Ptah au milieu des multitudes pour établir des lois excellentes » sur les deux terres » 4. « Grand des panégyries comme Ptah » ?, «il se montre dans » les fêtes semblable à lui » c.

& Inscr. de Ménéptah (Maspero, /7. À., p. 255).

b Protocoles de Ramsès II (Pap. Leyde I, 348 ve p. 4, pl. 148), de Ramsès IIT (Médinet-Habou : Daressy, p. 64, 69, 206), etc.

c Décret de Ptah (Daressy, M.-H., p. 66).

3 Pépi I, 1. 343 et 349-450.

# Sinouhit dit d'Amonemhäit I qu'il « répand la terreur sur les nations étrangères » comme Sokhmit en une année de peste » (Contes, p. 101). Cf. Stèle de l'an V de Ménéptah (4. Z., 1883, 65).

5 « Le dieu bon et brave comme Montou — image du Taureau d’'Héliopolis, — » qui se dresse pour balayer les ennemis de son sabre — comme le très vaillant » (Sit)..….. qui entre au milieu des révoltés comme le fils de Nouït, — les détruisant par » sa flamme dans l’espace d'un moment ». (Pap. Anastasi 2, II, 1: 5 sqq: MAsPero, Genre Epist., p. 81-82).

6 Dans le récit de ses campagnes en Asie, Thotmès III s’avançait « sur son char doré, » en armes comme Horus qui brandit la pique, tout puissant comme Montou Thébain ». (Annales, an XXIII, Karnak (L. D, IL, 32 ; Maspero, À. Tr., III, 142; SEvHr, Urkunden, II, 657).

La prouesse d’Aménôthès II « égala la puissance mystérieuse de Sit en son heure

de la xIx° dynastie !, ou de leurs successeurs”, les mêmes éloges égalent aux dieux les rois vainqueurs. Sur les murailles de Médinet-Habou, en particulier les récits des victoires de Ramsès III sur les Libyens et les peuples de la mer surabondent en comparaisons avec tous ces dieux guerriers *.

Tous les dieux, à leur tour, entreront ainsi, pour quelque raison valable, en parallèle avec le roi. Ceux d’Abydos saluent

» et dès qu'il les regarda, les barbares s’enfuirent ». (Stèle de Karnak, 1. 6 : CHampozLiow, Notices, Il, 185 ; Masrero, Æ. Z., 1879, p. 57; A. À., p. 204; B. Eg., NIII, 202). Thotmès IV « combat avec son glaive comme Montou ». (Inscr. d'Amada : pe Roucé, Inscr. d’'Ahmés, p. 142)...

1 À Karnak, on compare Séti 1 à Montou # « victorieux » ? ct «tirant l'arc de ses deux » bras € »,à Horus, «victorieux par la voix et par ses bras » 4, à Baal e «ferme de cœur» f, » terrifiant les nations »4, « parcourant les montagnes, bouleversant de terreur les » régions » 4, à Sit, le dieu d'Ombos i, le vaillant fils de Nouït ? 4, terrifiant par ses cris /. a Karnak, mur N de la salle hypostyle : Campagnes de Séti [ en Asie : 2° registre de droite, tableau 3 (AR. Tr., XI, 69).

b Zb., 4er reg. dr., tabl. 1 (p. T0). h Jb., 1er reg. dr., tabl. 4 (R. Tr., XI, c Jb., 1e reg. g.. tabl. 4 (p.58). p. 68).

à Jb., 4er reg. dr., tabl. 4 (p. 70). & Jb., 4 reg., dr., tabl. 1 (p. 70). 6 1b., 2 reg. dr., tabl. 4 (p. 68). : À 1b.,1crreg.dr.etg.,tabl.1(p.58et70). f Ib., Aer reg. g., tabl. 2 (p. 59). k Jb., 2 reg. dr., tabl. 3 (p. 69). g Ib., 4x reg. dr., tabl. 4 (p. 70). L Jb., 4er dr., tabl. 2 (p. 71). Ramsès II, « le Montou des rois...., très-vaillant comme son père Sit-Noubti..…., faisait » parmi les Khétas des monceaux de cadavres comme Sokhmit la terrible..., puissant

» et vaillant comme Montou, il enchaîne les têtes comme le fils de Nouït. » (Stèle d'Ibsamboul {Abousimbel}, 1. 4, 9, 43 : L. D., III, 195 ; Gureysse, À. Tr., X, 63.) Le même, dans le protocole de la stèle de Bint-Rachit, officielle quoique apocryphe, est un « dieu » qui sort au jour des combats comme Montou et qui est très vaillant comme le fils » de Nouït ». {Contes, p. 216).

2 Séti IT est « belliqueux et vaillant comme son père Montou. » (Inscr. d’Ibsamboul : L. D., II, 204 €; CHampozzion, Notices, p. 78; Cnapas, X/Xe d., p. 124). Piânkhi sera « Noubti (Sit) dans le Midi, Montou taureau victorieux » (Stèle de Gebel-Barkal, IL. 458).

3 « Le Seigneur de l'Egypte était le feu de Sokhmit contre eux » & : « Il met son » haleine de feu dans leurs membres, comme Rà... ?, puissant dans les combats » comme Sit en fureur € ; son cœur est intrépide comme celui de Baal » 4 ; il terrifie par « ses cris comme Baal dans le ciel »e ; et dans le feu de sa vaillance, le roi sévit » comme Baal du haut des cieux »f ; « semblable à Baal lorsqu'il détruit l’auteur du » mal »9; « victorieux comme Sit massacrant l'ennemi à l'avant de la barque du » Soleil » * ; «le jeune héros s’est montré semblable à un griffon meurtrier, pénétrant » comme le dieu Méhi (Thot) » #; « le roi était semblable à Montou »7 ; «son glaive est » tranchant comme celui de son père Montou » # ; il a « la force prépondérance comme » Montou »?; il est « Sit fort, victorieux comme son père Montou » #; « le dieu bon, » Montou sur l'Egypte, très vaillant comme Baal contre les nations » * ; il « précipite » aux Enfers, le Montou aux bras victorieux qui se plaît dans la mêlée » © : leur chef » disent les ennemis est semblable à Sit, ? … il nous poursuit comme Baal frappant » l’impur » 4. Inspirés par lui, ses officiers même deviennent « semblables à Montou.… » irrésistibles comme les dieux Rechpou » r.

4 Médinet-Habou, 4e pyl., face O., Mésori an XI (Cnapas, Æf. p. 240).

? Mésori an XI, 1. 6 (Dümicuen, A. Z., pl. 18 ; Daressy, M.-H. p. 80).

6 Cf. Grande inscr. de l'an V, 1. 58 (CHapas, p. 225; Daressy, p. 114).

4 Pavillon (Daressr, p. 32).

€ Mésori an XI, 1. 22 (Dümicmen, pl. 19; Daressy, p. 81).

l'A pyl. N., face E., Méchir an XI (Dümicnen, pl. 43 ; CuapBas, 238 ; DaRessy, pr):

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