‹ Le Régime Pharaonique: Dans Ses Rapports Avec L'évolution De La Morale En ÉgypteChapitre 151 sur 433 · SON EMRENRT CRT ENT ENT ET NE ES · texte numérisé non relu

SON EMRENRT CRT ENT ENT ET NE ES

pap. Abbott pond 9 per LAS perv, 151$ q pv, 44; pv; l"10sq. (CHapas, Mél., XII, 65, 74, 78, 131).

2 Dropors, I, 94 et 95.

3 PLurarquE, De la fausse honte, TI.

4 Stèle d'Harmhabi à Karnak. (U. Bourranr, À. Tr., VI, 41-51; MürLer, Æ. Z., 1888, p. 70-94. Cf. Masrero, H. Or., IT, 346-347; RevizLour, Notice des papyrus, introduction.)

Suivent un certain nombre de décisions prises par le rot à cette occasion et exécutées immédiatement ou dans la suite. I condamne à avoir le nez coupé un collecteur d'impôts qui à dépouillé de sa barque et de ses biens un malheureux plein de bonne volonté qui n'a pu payer l'impôt. « Cela ne fut pas trouvé bien et le rapport » qualifia cet acte de criminel au plus haut degré ». Cette barque avait été construite pour faire le commerce des bois : ne pourrait-on comparer cette décision aux arrêts de Colbert interdisant la saisie des instruments de travail ? Sont condamnés à une amende ou à mort, des voleurs qui se sont introduits dans les harems, ou près des offrandes des dieux; à mort ceux qui ont dépouillé le harem de la reine. Sont condamnés au fouet, jusqu’à Pouverture de cinq plaies, des soldats collecteurs d'impôts qui ont détourné des peaux; et probablement aussi ceux qui, abusant de leurs fonctions, ont maraudé, volé du fourrage et même des esclaves « mâle et femelle » : le roi les a suivis, recueillant les plaintes. Un autre vol d'herbes est encore puni. La stèle se terminait par un éloge pompeux du roi qui venait en aide aux petits et les protégeait contre les prévarications des grands.

Au temps de la xxi° dynastie, on vit s’introduire une cérémonie étrange. Elle semblait combler les souhaits de dévôts, autant que s'éloigner des précédents établis. C’est au dieu Amon-Rà lui-même que le roi s’en remettait dans les grandes causes. Telle celle de Thotmos, grand intendant des greniers d’Amon sous Pinozmou It, accusé de détournements. Le grand-prêtre-roi « mit deux écrits » devant le dieu grand » : l’un déclarait Thotmos innocent, l’autre le déclarait coupable. « Le grand dieu prit l’un des écrits, celui » qui disait : « Amon-Rà, roi des dieux, mon bon seigneur, il est » dit qu'il n’y a pas de réclamations à faire à Thotmos. » La même cérémonie se répète devant le peuple. Thotmos fut proclamé innocent, réintégré dans ses fonctions, protégé contre toute poursuite nouvelle : « Si quelqu'un l'attaque, dit l’oracle,… le » premier prophète d'Amon-Rà...… fera comparoir cet individu » devant le dieu ; car c'est le dieu lui-même qui a établi Thotmos

Page 1