‹ Le Régime Pharaonique: Dans Ses Rapports Avec L'évolution De La Morale En ÉgypteChapitre 87 sur 433 · AIDE · texte numérisé non relu

AIDE

5 Palette de Nar-Mer (Quisezz, 1900-4902, Hiéraconpolis, pl. 29, p.10; 4.7, XXX VI, 81-84, et pl. 12-13; Navizce, À. Tr., XXI, 1899, p. 118-421; Le dieu de l’oasis, p. 3, fig. ; Preax, Sphinæ, UI, 184-185; Maspero, À. Crit., 1904, I, 385; Capanr, Débuts de l’art, fig. 67).

6 Boucliers votifs et massues d'Hiéraconpolis et d’Abydos, fragments de poteries diverses (Perne-Quisezr, Vagadah, 1896, 67 ; De MorGan, Recherches, 1896-97, pl. 2-3 ; Perrie, Royals tombs, 1900, I, T, 22: II, 7, 10; Abydos, 1902-1904; QuiseLr, Hiéracônpolis, pl. 19,26; Journ. of. Anthropological Institute, 1900; Srscezserc, Æ. Z., XXXV, 7-11; Cf. : Caparr, Fête de frapper les Anou,p.12-13 (Rev. Hist. Rel., XL, 1901); Torr, Prétendus navires égypt. (Anthropologie, IX), Lecce, Carved Slates, 1900 (Pr. S.B.A., XXII p. 125-139, 9 pl): Lorer, Les enseignes militaires, 1902; Horus-le-Kaucon, 1903 ; Quelques idées (Rev. Eg., 1904, XI), fig. 7-23, 49-80; Totémisme, 1906; et les histoires, citées supra, p.153, n. 4). J

7 Lorer, Les enseignes militaires des tribus et les symboles hiéroglyphiques des divinilés (Rev. Eg., 1902, X); Le mot aat (ibid., p. 7).

8 Poème de Pentaour, 1. 17-18 de l'inser. de Louqsor (R. Tr., I, 4; Rev. Eq., IV, 191).

avec lui, une efficace protection ; jusqu’au bout son enseigne l’encouragera à combattre pour défendre son dieu et avec son dicu tout ce qu'il symbolise, culte, civilisation, patrie.

Ainsi associée en fait à la guerre dès les origines, la religion égyptienne ne la condamnait pas en théorie. Elle s’en accommoda tout d’abord, en tira profit même, accepta les victimes et les richesses qu'elle lui fournissait, la légitima par ses enseignements, et ne réagit sur elle, pour en tempérer les horreurs, que par une répereussion indirecte des changements dans les idées amenés par son évolution intérieure.

Les plus anciennes guerres dont les Égyptiens conservaient la mémoire sont les guerres des dieux soit contre les hommes, soit entre eux”.

La légende de la guerre des dieux contre les hommes a laissé de nombreux vestiges dans les allusions au rôle destructeur de Sokhmit, déesse belliqueuse qui est en effet l’auxiliaire de Râ dans cette guerre *. Les tombeaux de Séti [et de Ramsès LIT, à la Vallée des rois donnent un récit suivi de la destruction des hommes. En ce temps là, raconte la Chronique de R&*, la Majesté de Rà régnait sur les dieux et les hommes. Or, profitant de la vieillesse du dieu-roi, les hommes se mirent à murmurer et à comploter (L. 1-2). Rà réunit les dieux en secret, leur exposa ses griefs et avec eux décida l’extermination de l'humanité (1. 3-12). Hâthor-Sokhmit, chargée d'exécuter la sentence, s’en acquitta avec fureur et pendant un long laps de temps versa des flots de leur sang (1. 12- 15). Mais enfin Rà se déclare satisfait et jure de ne plus tuer les hommes (1. 20-21). Cependant Rà se repent : une douleur cuisante le tourmente ; il se lasse du voisinage des hommes et prend ses mesures pour quitter la terre. Avant qu'il parte, les hommes, les

1 Dans la mythologie grecque, la guerre de Jupiter contre les Titans et celle qu'il soutint contre les Géants correspondent assez bien à ces deux épisodes de la mythologie égyptienne.

? Comme Minerve fut celle de Jupiter contre les Géants.

$ Hypogées royaux de Séti I, pl. 15-18, et de Ramsès Ill, pl. 2-5 (Lerépure, M. M. C., IT; Æ. Z., 1883, p. Se BErRGMANN, H. Z., pl. 75-82, p. 55-56; Navirze, Destruction, Tr. S.B.A., IV, p. 4-12; Religion, 1906, p. 178-185; Brucscn, Neue Weltordnung, 1805 ; LaurH, Aus. Æg Vorseit ; Masrero, A. Or., I, 164- 167; Wiepemaxn, Religion, p. 32-38).

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