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10 Le régime demeure sèc, mais constant; sans jours de boisson. Les liquides sont rationnés (400 à 500 cc.), mais leur quantité est moins restreinte que dans la cure de Sicer (200 cc. au maximum). Par contre, alors que Sicer interdisait toute boisson pendant trois jours sur quatre, et suppléait à la déshydratation trop poussée par un régime riche en fruits et en légumes verts, MicaaurT et Guizzemor emploient une nourriture constante, agrémentée d’une faible quantité de boisson. Ils rejettent les aliments riches en eau, comme les fruits et les légumes verts, de façon à pouvoir apprécier la quantité d'eau exacte absorbée par le malade. |
20 Ils rejettent la déchloruration absolue et donnent à leurs malades une nourriture faiblement chlorurée.
93° Enfin, ils considèrent comme inutile l’adjonction au traitement de bains de vapeur, de bains thermolumineux, et d’injections d’atropine. ;
La thèse de Micnaur (1927) marque donc une étape nouvelle dans l’histoire de la cure de soif. Non seulement, elle fait le point de travaux antérieurs, mais elle établitune technique un peu nouvelle ; elle apporte également une notion des plus importantes : la réussite du régime sec en pédiatrie.
Par malheur, cette étude n’a pas eu le retentissement qu'elle aurait pu avoir, et il faut faire de minutieuses recherches bibliographiques pour trouver, dans les années suivantes, quelques rares publications sur le régime sec.
On ne peut guère nommer que GorarD (1928), Ianas (1929), MornarDT (1929), Scuroener (1932), Durir (1928), qui ont publié sur ce sujet.
fanas cite un cas d’abcès du poumon traité par la cure de soif; Durir avait observé la persistance d'une bron:
ce UT À SPA
chorrhée abondante après l'extraction d’un corps étranger
datant de huit mois ; la guérison, par l'institution du régime sec, fut complète. ScaroëpEr cite son expérimentation sur le régime sec dans la bronchite chronique et diverses affections pulmonaires.
Rares sont les auteurs, comme LassaBuErEe (1933), qui en exposent complètement la technique, et les ouvrages récents de thérapeutique sont muets sur ce point, ou n’y consacrent que quelques lignes, comme Lyon (1933), ou l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale ; mais j'ai été extrêmement étonné, de ce que les spécialistes du traitement de la dilatation des bronches, comme le Professeur SERGENT, Léon-KinpBerG (1930), ou Victor Cor- DIER (1938), n’en fassent pas même mention.
Cependant, le régime sec a été essayé, durant ces dix dernières années, dans plusieurs services des hôpitaux de Paris, et notamment dans le service du Professeur Degré. Mais, en dépit de résultats souvent encourageants, aucune publication n'a paru sur ce sujet.
Cela vient de ce que l’on à trop attendu du régime sec ; l’on a voulu en faire une panacée, alors quil ne s’agit que d’un traitement purement symptomatique et palliatif au cours de maladies habituellement incurables ; on a été déçu de voir que l’amélioration qui se prolonge pendant des mois, ne pouvait se prolonger pendant des années ; et les spécialistes, encouragés par les beaux résultats obtenus à l'étranger par la chirurgie pulmonaire, en sont venus à négliger le traitement médical des suppurations pulmonaires et bronchiques.