‹ Le Régiment des géants [microforme]Chapitre 15 sur 22 · L'AFFAIRE · texte numérisé non relu

L'AFFAIRE

aderaigh s'assit à mon chevet. Quand je prononçai le nom de mon père, il ébaucha un + lut grave, et sa voix prit un accent d'affectuense courtoisie où il y avait presque du respect.

— Walter, reprit-il, le docteur en loi est des hommes que j'estime le plus et que ain ie mieux, Je vais vous en donner une preuve en vous offrant une explication, comme si vous 4 l’âge de juger ma conduite. C'est au fils de vere père que je fournis cet éclaircissement, mon tit Wat, et D'ou puisse-t-il lui garder en vous ! récompense de sa loyale et noble vertu!

Je pris la tenue sérieuse qu'il fallait pour ? placer mon père et j'écoutai.

— Une chose vous a étonné hier au Walter, continua Baderaigh avec une nuant:

rouge sous le bronze de son front; les ent:

s’étonnent facilement, surtout quand ils se ti vent tout à coup et pour la première fois hors le leur pays natal... Mais ici, peut-être le docrcr en loi aurait-il fait comme vous, malgré son 6: rience, car il est certain que notre parent Ha <h a pris les : cons d’un soldat de l'Angleterre. 1 perdant la rése * 7e et la prud'hommie qui dis 1 guent le véritanie highlauder. C'est le malhour des temps. I1 y a bien des vices sous Punifor dont les Anglais, nos maîtres, couvrent les épar

St —

los de nos enfants. Néanmoins je reçois dans ma maison Hamish-Dhu, qui s'assied au haut bout de 18 table et qui a ici son franc-parler... un peu vius que son franc-parler. A cela il y a une raison, Walter: nous avons besoin de lui.

Il s’interrompit. Je gardai le silence, un peu honteux d’avoir provoqué cette explication, mais passionnément curieux d'en entendre la fin.

— Nous avons besoin de lui, Walter, reprit Eachin dont les sourcils épais se froncèrent. Notre procès avec les Mac-Alpine va se juger sous peu, et Hamish...

— Vous aviez promis à mon père de ne pas prendre un autre avocat! m'écriai-je.

— Hamish est comme nous, répliqua le laird d'un ton bas et lent où il y avait beauconp d'emphase, mais un peu de tristesse; il ne plaide qu'avec sa claymore.

L'idée qu’un homme tel qu'Hector Ogilvie ponvait combattre par procuration et se fier à autrui pour vider sa querelle me jeta dans un inexprimable étonnement. Le laird, sans doute, lut ma pensée sur mon visage, car il y répondit comme si j’eusse parlé clairement.

— Non, mon fils Walter, non, prononça:t-il sans paraître offensé de mon erreur. Vous ignorez nos coutumes et ne pouvez pas comprendre ainsi à demi mot. Nous faisons, Dieu merci! nos affaires nous-mêmes; mais il n’y a ici que deux épées et les Mac-Alpine sont trois frères. D'un autre côté, le clan Ogilvie, qui, dans ma jeunesse, comptait plus de cinquante jennes gens, n’a plus ane des vieillards et des femmes. La folie de l'uniforme prend nos garcons dès qu’ils ont la taille d’être soldats, et John Bull n’a pas assez de livrées pour toutes nos épaules. Nous som-

mes nés gens de guerre, et plutôt que de ne pas combattre nous donnons notre sang à notre ennemi; tous, entendez-vous, Walter! il a fallu pour me retenir, moi, le serment fait au lit de mort de ma mère, et Gillie, qui n’a pas juré, à les yeux brillants et la joue en feu dès qu'on parle du régiment des Géants, cette meute de hé ros à qui John Bull a mis son collier de fer: Harmish-Dhu est au manoir de Baderaich pour faire la troisième épée lors de notre rencontre prochaine avec les fils d’Alpine le Roue. Il est brave et il manie comme il faut la elaxmore: Cest le principal. D'ailleurs, vous le sa vez bien, Walter, la race des cavaliers fut toujours amie du tapage.

— &i ce rustre ressemble à un cavalier! mt.

criai-je.

— Quand nous serons là-hant, interrompit le laird, dans la lande de Donegail, rangés trois contre trois, Hamish-Dhu vaudra mieux pour nous qu’un gentleman d’'Edimbourg, ganté selon la mode et rompu aux habitudes de la politesse Si j'avais dix ans de moins, petit Wat, et mon Gillie dix ans de plus, nous n’aurions besoin de personne et nous planterions caiement la branche de houx sur la lande de Donegail; mais Gillie n’a rien au menton, et moi j’ai la barbe gris: la branche de houx ne nous suffirait pas contre les trois Mac-Alpine, qui sont les plus redouta bles joueurs de claymore entre le Lommond :!

les îles.

Planter la branche de hour était pour m 1 comme pour vous, mesdames, une locution ent:°rement intraduisible.

Comme cest la partie dramatique d: mon histoire, je vous demande la permission de faire iti

un peu de mystère et de ne vous expliquer qu’en temps et lieu ce que voulaient dire ces mots étranges: P lanter la branche de houx.

Hector Ogilvie se leva. Les premiers rayons du soleil jouaient dans la serge sombre qui drapait la croisée. Avant de quitter ma chambre, le lhird me donna à entendre avec un calme plein de dignité qu’il ne m'avait pas fait venir à la légère dans la montabne, et que toutes les mesures étaient prises pour que je n’eusse point à souffrir en cas de malheur.

Je restai seul et je.me pris à trembler en répétant malgré moi ces mots: en cas de malheur.

Ce n’était pas ici une histoire racontée. La lévende avait pour personnages Ceux qui me protégeaient et que j'aimais.

Jusqu'à ce moment, je se saurais dire pourquoi j'avais considéré l'aventure à un point de vue presque théâtral. Je n'étais rien moins qu’un évoiste, et pourtant je n'avais pas songé à la terrible catastrophe qui pouvait dénouer ce drame, où certes je n'étais pas acteur, mais que je suivais de bien près, comme vos grands seigneurs d'antrefois qui avaient le droit de s'asseoir sur les planches mêmes du théâtre. Ces mots, en Cas de malheur, m'éveillèrent d’une sorte de sommeil. J'entrai tout à coup, ou plutôt je tombai au fond de la question. J'étais une manière d’érudit, au point de vue des moeurs montagnardes; je savais que, dans la haute terre, tüüt combat était mortel,

En cas de malheur, la maison où j'étais pouvait devenir déserte; Baderaigh et Gillie pouvaient ne point revenir de ce champ clos dont je savais le nom: la bruyère de Donegail. Il y avait sur la tête de mes amis, les derniers de cet-

te famille décimée par la vengeance, une menace de soudaine destruction. — Et ce vaillant vieil homme avait songé aux petites commodités du voyage qui devait me ramener chez mon père, -en cas de malheur!

.Giüllie était absent quand je descendis. Je demandai à Mohna, la femme de charge, si elle pouvait m’enseigner le chemin de Donegail.

— Ab! ah! me répondit-elle, j’ai bien entendu parler de votre père qui est l’avocat de Son Hon:neur. Et vous devez trouver le clachan bien petit en comparaison d’Edimbourg. Je vous mettrii dans votre chambre un pot de framboises conservées; c’est favorable à la santé assurément, «1 vous êtes trop jeune pour boire un coup «4 whisky avant de vous endormir... La route «le Donegail? Il n’y a point de route, c’est certai:; et à quoi bon y aurait-il une route pour aller dans un trou maudit et mal hanté, où les daoraine-shie ont brisé la vieille croix de saint Wi:l” J’ai oui dire quand j'étais jeune, et il y a lou:temps de cela, petit gentleman, que la soreicre de Gléneil, qu’on appelait Aileen Gray, fut étranglée là par les goblins, quand son heure eut «01né. Il y avait autour de son corps plus de cent mille traces de petits pieds, pas plus gros que des noix, et son cou portait des marques de petits doigts pointus. La route de Donegail! J’en ris quand jy pense, jeune homme! Voulez-vo'is vraiment aller à la bruvère de Donegail?

— On dit qu’il y a là, répliquai-je au hasaril. un point de vue très remarquable.

— Un point de vue! se récria Mohna; le mêrie qu’à la cave, c’est certain. Mais j'ai oui dire toujours que les gens d’Edimbourg ont de drûi:s d’idées dans la tête... Suivez la lande, si vous

voulez aller au Donegail ; en descendant la Shaw, vous arriverez toujours... Un point de vue, Seiuneur Dieu! Du fond d'un trou!... Ah! ah! je suis une personne d'âge, mais je n'ai jamais enteudu demander la route de Donegail!

La digne femme de charge me fit une révérence où il y avait ur peu d’ironie et beaucoup de sincère pitié. Je franchis l’enclos et je sortis sur la lande, d'où l’on avait une admirable vue sur la vallée de la Shaw.

Un instant, je restai immobile pour jouir du paysage et aussi pour examiner dans ses moindres détails le château du Duncaw, dont les toitures reluisaient au soleil. A la fenêtre où j'avais vu la troisième lumière, la plus brillante, il me sembla distinguer un objet blanc et flottant: un mouchoir ou une écharpe. Je songeai fiancailles pour mes deux amis, Mary et Gillie, et du fond de l’âme je leur souhaïitai du bonheur.

Puis je descendis le cours profondément encaissé de la Shaw, afin d'arriver à Donegail. J’avais le coeur serré, pourtant, à l’idée de voir ce lieu; mais un irrésistible caprice m’v entraînait.

Je fis une lieue dans la brurère, tressaillant à tout instant au vol brusque et bruvant de quelque poule sauvage. Le terrain devenait de plus en plus inculte, l'aspect plus morne, le raysage plus sombre, Tout à coup, après avoir traversé une manière de forêt, formée de genêts épineux qui étuient grands comme des chênes taillis de dix aus, je me trouvai dans un champ de bruyère dent la physionomie étrance et Ingubhre me danna le frisson.

Je m’arrêtai.

Pétais sûr que ce champ de bruyère était la lande de Donegail,

C’était un terrain rocheux, où le granit n’était recouvert que d’une mince couche de terre fraiche et noire comme de la cendre de houille. Sur cette terre croissaient çà et là des touffes de bruyère dont la fleur n’était pas encore épanouie, st qui ébouriffaient leurs tiges brouillées et crépues comme des chevelures de malades. Entre les touffes, le fond granitique se montrait, soit gris de fer, soit blanchi par le lichen.

Figurez-vous autour de cela trois murs immenses taillés dans la roche et présentant à len:* sommets des dentelures presque régulières en forme de créneaux. Deux de ces murailles adhéraient au sol même de la lande; la troisième, qui avait une hauteur beaucoup plus considérable, était séparée de ce préau en deuil par le cours «le la Shaw, qui grondait à trente ou quarante pieds de profondeur.

J’ai prononcé le mot préau, et rien n’est plus propre à vous donner une idée de ce lieu, lun des plus extraordinaires que j'aie vus en ma vie.

De la lisière de la forêt d’ajones qui formait l’un des côtés du quadrilatère, le ciel semblait coupé si carrément, que l'esprit avait de la peine à admettre que ce fût 1à un jeu de la nature. En Irlande, cela se fût appelé la cour des Géants, et jamais formation n’éveilla mieux la pensée d'une construction colossale, due à la main des Titans. A quatre cents pas du bois environ, la Shaw fai ss it vers l’est un brusque détour et se perdait der rière la roche, droite et cylindrique, à ce point. comme une tour.

Le terrain du préau était parfaitement plan, sauf les alternatives de hruvère et de roc. An centre de cette figure, il y avait une croix brisée et tout auprès un buisson de houx, formé d'un

seul pied séculaire qui couvrait de ses pousses armées etd e son feuillage impénétrable un espace de plusieurs toises carrées.

Tout le reste était nu.

Je restai longtemps immobile à la même place. Je n’entrai pas dans ce champ clos qui semblait, en vérité, séparé du reste du monde, et qui devait varder si terriblement le secret de la bataille. Mon imagination marquait le lieu de la rencontre entre le houx énorme et la croix brisée.

Je les vis un instant, trois contre trois, hauts et fiers derrière leurs targes sombres. J’entendis le choc des six épées qui lancèrent des éclairs à lues yeux.

Tout à coup, au moment où j'allais rentrer dans le bois pour fuir ce mirage qui ébranlait mon cerveau, j’eus une autre vision et je me crus fou.

Au sommet de cette gigantesque muraille qui fermait le préau vers l’est, de l’autre côté de la Shaw et précisément au sommet d’une de ces découpures qui festonnaient le ciel comme les créueaux d'un rempart en ruine, je vis la forme d'une femme à cheval, emportée en silhouette sombre sur les nuages blancs, et immobile comme une statue équestre sur son piédestal.

Je vis cela, mais je n'était pas fou. Le sabot du cheval impatient frappa le roe, dont un fragment roula jusque dans la Shaw en rendant un bruit profond. La jeune fille — c'était une fière jeune fille —- laissait aller les rênes et fixait SOr oeil rêveur sur l'endroit même dont je vous parjais: l’espace compris entre le buisson de houx et la croix terrassée.

Sa tôte s’inclinait sur sa poitrine et se voilait derrière les masses tombantes de ses libres che-

veux. Le vent bruit derrièr : moi daus les pous. ses barbues des ajoncs et, passant au-dessus de ma tête, franchit la Shaw pour aller prendre à la fois la crinière du petit cheval et l’admirable chevelure de la jeune fille, qui, toutes deux, flot: tèrent. La jeune fille releva ses longs cils e: tourna son regard vers le ciel. Ses cheveux étaient noirs et ses yeux bleus.

J'étais enchaîné là par une force surhumaine. Je ne songeai à reprendre le chemin du manoir qu’à l'instant où la petite main de ma vision, caressant avec grâce l’encolure du cheval, le fit volter sur place et disparut derrière la ligne des roches,

Il y avait longtemps que je n’avais vu de si belles couleurs aux joues de mon ami Gillie.

Quand je revins au manoir, ses yeux brillaient et il y avait comme une couronne de joie autour de son front.

— I] l’a vue, lui aussi! pensai-je.

Gillie me frappa sur l’épaule au moment où nous prenions place à table pour le repas de midi.

— Je l’ai vue! murmura:t-il à mon oreille d’un accent plein de triomphe.

— Et vous lui avez dit que c'était dans la bruyère du Donegail?... pensai-je tout haut.

I1 me regarda d’un air stupéfait.

— Que parles-tu de Donegail, garçon? me demanda le laird dont le visage, depuis le matin. gardait sa solennelle gravité.

— J'ai voulu voir la croix brisée, répondis-je en rougissant, l’endroit où les fées mènent eur ronde...

— Noire parent Hamish-Dhu est bien du temps à revenir! interrompit Hector Ogilvie trahissant le secret de sa préoccupation.

A la fin du repas, qui avait été triste et presque muet, un grand bruit se fit dans la cour, et, presque aussitôt après, les jurons du najor retuntirent dans le vestibule. Le laird et Gillie quittèrent la table pour aller à sa rencontre.

— Mort et sang! s'écria-t-il en entrant, qu'on me fasse un bol de vin mollet; deux bols, cela vuidra mieux!... Cousin, ces Mac-Alpine ont de bonne usquebaugh d'Irlande. J'ai bu à la «inté de leurs dames. S'ils m'avaient regardé de travers, je les aurais avalés comme trois jaunes d'oeuf! Mais ils ont vu tout de suite à qui ils avaient affaire et ils ont tilé doux. L’ainé m'a demandé si je serais de la partie, et quand j'ai répondu: “ Oui, par la peste d'enfer, j’en serai !”? ils se sont consultés à voix basse. Je parie bien que ceux-là donneraient une vingtaine de guinées de bon coeur, et peut-être Le double, pour me sentir au régiment, cousin, hé?

[Il se versa un grand verre de whisky, en attendant son vin mollet, Il était ivre comme un Polonais, si toutefois les Polonais méritent la réputation européenne qui s'attache si malheureusement à leur nom.

— Mais, poursuivit-il avec emphase, la parole donnée avant tout! Pour or ni pour argent, je ne voudrais manquer à une promesse. Vous passe, pour un homme généreux, Baderaigh, et je pense que vous me traiterez honorablement.... siuon, foin de vous, que diable, Je vous revaudrai cela dans une autre occasion.

Il allait commencer le récit de son ambassade quand le laird l’arrêta en dirigeant sur moi son resard, "4

— Bien! bien! s’écria le major; le nabot a de longues oreilles: je comprends à demi-mot....

Mais je puis bien vous parler un langage qui ser: pour lui de l’hébreu. Que je sois pendu si je n'ai pas plus d’un tour dans mon sac! Je suis donc lé là-bas vendre ce que vous savez bien... Ile: bambin, fils de marchand de paperasses, toi, tn ne sais pas ce qu'on vend chez les gentilshomues

— Une fois pour toutes, Hamish, dit séve ment le laird en l’interrompant, cet enfant est ic comme mon fils, et je regarde son père comme le plus respect table 4 mes amis.

— Que feriez-vous de l’un ou de l’autre apres demain, à Donegail, Baderaigh? répliqui u le bravache avec un gros rire. Le père est impor tent, le fils ne vaut pas mieux qu'une puce. Mais je respecterai le nabot, si vous voulez, et son père aussi, peau de Satan! par-dessus le niirché!... Là-bas, pour en revenir, on a vu tout de suite qu'il fallait marcher droit avec un home de ma sorte, La vente a été conclue haut la man: Et, comme je vous le donne à entendre, la livraison de la marchandise sera faite après demiin matin, au lever du soleil, selon la coutume entre gentilshommes highlanders: rien de plus, rien de moins. Voilà!

Je passai cette soirée et la journée du leu main dans une grande agitation. J'avais la fr vre; je voyais sans cesse autour de moi la sini< tre ‘grandeur de ces murailles cyelopéennes entouraient la bruyère de Donegail. Et jours, il y avait six hommes, trois contre trois. ‘1 tre la croix brisée et le buisson de houx. Et haut de la rampe granitique qui se relevait l’autre côté de la Shaw, la jeune fille à cheval. la statue équestre, immobile comme un bron + assistait, sombre et gracieux témoin, aux périjéties de la bataille,

Le nom de Marv Mac-Alpine avait sur mes lèvres l'harmonie d'un chant sauvage et doux. Je ne sais comment vous exprimer cela, mesdames, eur j'étais un enfant. Je crois, hélas! que j'étais déjà poète, et que Mary, entrevue où plutôt devinée, était l'héroine de mes poèmes futurs.

La veille de ce jour où, selon l'expression du major, la marchandise devait être livrée dans la lande de Donegail, je quittai la table tont de suite après le souper, pour ne plus gêner par ma présence le libre entretien de mes amis. Le repas avait été d'une gaieté qui m'avait offensé. Ja vais trouvé les libations du major plus abondantes et plus intolérables encore qu'à l'ordinaire. Le père et le fils eux-mênies avaient dérangé par leur appétit et,leur insonciance le petit plan drématique que j'avais tracé pour ce dernier repas.

A peine eus-je refermé sur moi la porte de ma chambre que j'entendis Ta voix avinée d'Hamish oui chantait un refrain de buveur; puis, au bout de peu d'instants, un son métallique monta jusqu'à mes oreilles: je connus qu'une somme d’arvent était comptée sur la table même où nous avions pris notre repas. (était sans doute le prix auquel le major vendait sa clayvmore. Cet homme me faisait dégoût.

L'ouvris wa fenêtre. La troisième lumière briluit an château de Duneaw: paüvre charmante éioile, perdue dans cette nnit épaisse! Je m'accoudai sur l'appui de ma croisée et je contemplai Marv au dedans de moi-même. Si j'avais été sand et fort, j'affieme que j'aurais arraché l'éhé des mains du mercenaire pour combattre à & place et garder à Mar son fiancé, mon pauvre Gillie,

Page 1