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un funeste soupçon jui traversa le coeur. Il le repoussa bien loin, mais il mit son cheval au ualop, et poussa vers Ja Tour-le-Bât.
Le terre-plein était désert, Île rempart aussi. En pénétrant dans le corps de garde, Bertrand
se trouva face à face d'un oeil affolé.
__ Ce n'est pas toi! sécria Bertrand; dis-moi que ce n'est Pas toi qui aS trahi!
Roger demeura muet: Bertrand, l'âme navrée, s'assit auprès de Jui.
Frère, repritil d'une n'est pas toi, n'est-ce pas”?
Aême silence. Roger ava Un éclair d'indignation br
Bertrand.
A ce moment on entendit au dehors la voix des officiers qui s'entretenaient vivement et 8€ di- +
saient.
{1 faut pourtant que DOUs sachions le nom
du traître!
Roger se leva, pOSa ja mail
tomba, brisé, Sur le sol. ÿ Bertrand se pencha et mit un baiser au front lacé de son frère. Puis il sortit du COFPS de t en ferma la porte à clef.
répétaient les officiers.
“nd de Saint-Maugon en
avec son frère qui le regarda
voix suppliante, ce
it la tête baissée.
illa dans l'oeil de
\ sur son COUT et re-
warde e — Le nom du traître!
__ C'est moi, dit Bert s'avançant vers eUX:
Les officiers reculère __ Monsieur de Saint-Mat Maurevers, licutenant-colonel, je vous ai vu Si bien faire aujourd'hui, que je ne puis VOUS croire. — C'est moi, vous dis-je! répéta Bertrand.
Maurevers réfléchit un instant.
nt étonnés.
igon, dit Hughes de
ts
— Il yaen ceci un mystère que je ne comprends point, reprit-M enfin. Quoi qu’il en soit, je dois faire mon devoir, Au nom de Sa Majesté le roi, monsieur de Saint-Maugon, je vous requiers de me rendre votre épée.
Bertrand obéit aussitôt.