TOMI II
S8 4p MOLLUSQUES.
des excréments ; ces deux dernières ne se prolongent point en tubes comme dans la famille suivante.
Cette famille ne comprend que le genre
Chama de Linnœus,
Dont la charnière a beaucoup d'analogie avec celle des Mulètes , c'està-dire qu'elle est munie à la valve gauche, près du sommet, d'une dent, et plus en arrière d'une lame saillante, qui entre dans des fosses de la valve opposée.
Ce genîre a dû être subdivisé.
Les Tkidacnes, Brug.
Ont la coquille très alongée en travers, a valves égales; l'angle supérieur qui répond à la tète et au sommet , très obtus. L'animal de ce genre est fort extraordinaire, parce qu'il n'est point placé dans la coquille comme la plupart des autres , mais que ses parties sont toutes dirigées ou comme pressées vers le devant. Le côté antérieur du manteau est largement ouvert pour le passage du byssus ; un peu au-dessous de l'angle antérieur, il y a une autre ouverture qui introduit l'eau vers les branchies , et au milieu du côté inférieur en est une troisième plus petite, qai répond à l'anus; en sorte que l'angle postérieur n'a besoin de donner passage à rien , et n'est occupé que par une cavité du manteau , ouverte seulement au troisième orifice dont nous venons de parler.
Il n'y a qu'un seul muscle transverse répondant au milieu du bord des valves.
Dans *
Les Tbidacnbs proprement dites, Lam.
La coquille a en avant , comme le manteau , une grande ouverture à bords dentelés pour le byssus; celui-ci est bien sensiblement de nature tendineuse, sans interruption avec les fibres musculaires.
Telle est la coquille de la mer des Indes , fameuse par son énorme grandeur, dite la Tuilée ou le Bénitier (Chama gigas , L.) , Chemn. VU , xlix , 3ui a de larges côtes relevées d^écailles saillantes demi-circulaires. Il y en a es individus qui pèsent plus de trois cents livres. Le byssus tendineux, qui les suspend aux rochers , est si gros et si tenace , qu^il faut le trancher à coups de hache. La chair est mangeable , bien que fort dure.
Dans
Les HippopBS, (Hippopus. Lam.)
La coquille est fermée et aplatie en avant, comme si elle eût été tronquée (1).
Les Camss proprement dites (Chama. Brug.)
Ont la coquille irrégulière , à valves inégales , le plus souvent lamelleuses et hérissées, se fixant aux rochers, aux coraux, etc., comme les Huîtres. Ses sommets sont souvent très saillants , inégaux et recoquillés. Souvent aussi •
(1) Chama hippopus, L. Chemn. VII , t , 49M99.
leur cavité intérieure a cette forme, sans qu'on «en aperçoive à rexlérieur. L'animal (i'xi/opi/x. Poli) a un petit pied, coudé presque comme celui de rhonune. Ses tubes s'il en a , sont courts et disjoints , et l'ouverture du manteau qui sert au passage du pied n'est guère plus grande qu'eux. Nous en avons quelques espèces dans la Méditerranée (1). Il y en a aussi plusieurs de fossiles (2) .
Les DicÉBATBs , Lam. #
Ne paraissent différer des Cames en rien d'essentiel ; seulement leur dent cardinale est fort épaisse , et les spirales de leurs valves sont assez saillante» pour rappeller la forme de deux cornes (3) .
Les Isocardes (Isocardia. Lam. )
Ont une coquille libre , régulière , bombée , et des sommets recoquillés en spirale, divisés vers le devant. Leur animal {Glossus, Poli) ne diffère de celui des Cames ordinaires , que par un pied plus grand et ovale , et parce que Foaverture antérieure de son manteau commence à reprendre les proportions ordinaires. La Méditerranée en produit une espèce assez grande , lisse, rousse. ( Chôma cor, L., Chemn. Vil , xlvui , 485) (4).
La quatrième famille des Acéphales testacés , ou
Les Cardiages
A le manteau ouvert par devant et , en outre , deux ouvertures séparées^ Tune pour la respiration , l'autre pour les excréments, qui se prolongent en tubes tantôt distincts, tantôt unis en une seule masse. Il y a toujours un muscle transverse à chaque extrémité, et un pied qui, le plus souvent, sert à ramper. On peut regarder comme une règle assez générale que ceux qui ont de longs tubes vivent enfoncés dans la vase ou dans le sable. On reconnaît sur la coquille cette circonstance d'organisation, par un contour plus ou moins rentrant que l'impression d'attache des bords du manteau décrit avant de se réunir à l'impression du muscle transverse postérieur (5).
Les BvcARDEs (Cardiuh, L. )
Ont , comme beaucoup d'autres Bivalves , une coquille à valves égales , bombées , à sommets saillants et recourbés vers la charnière , ce qui, lors- Ci) Chama lasarus, Chemo. VII , li , 507 , 509: — Ch, gryphoides, ib. 510-515 ; — Ch. ûrekineUa, id. ui, 523, 525; — Ch. macrophylla, ib. 514; 515; — Ch. foliacea, ib. 58! ; — Ch. citrea , Regenf. IV , 44 j — Ch. btcomis , ib. 516-530.
(3) yo^BM la Conch. foss. subap. de Broccbi , et les Coq. foss. des env. de Paris du Lnnarck.
(5) Ce sont des coquilles fossiles des terrains jurassiques. Die. aHetina. Lam.; Saussure. Voyage aux Alpes, I , pL. ii , f. 1-4. * (4) Ajoutez Ch. moUkiana, Cbemn. VII, xlviii, 4S4-487. (5) Blainville en fait la famille des Comchagbbs.
qa'on la regarde de côté , lai donne la figure d*un ooBor et a ocoaskmé les noms de caniium , cœur, cœur de bœuf, etc. Des côtes plus ou moins saQlantes se rendent régulièrement des sommets aux bords des yalyes. Mais oe qui distingue les Bucardes , c'est la charnière , où Ton voit de part et d'autre au milieu, deux petites dents; et à quelque distance en avant et en arrière , une dent ou lame saillante. L'animal (Cenuieêy Poli) a généralement une ample ouverture au manteau, un très grand pied, coudé dans son milieu, à pointe dirigée en avant, et deux tub^ courts ou de longueur médiocre.
Les espèces de Bucardes sont nombreuses sur nos côtes. Il y en a que Ton mange , comme
La Coque ou Sourdon, (Cardium eduie, L., Chemn. VI , xix , 194).
^ Fauve ou blanchâtre , à vingt-sii côtes ridées en travers.
On pourrait séparer, sous le nom d^HBMicARDBS , les espèces à valves comprimées d^avant en arrière , et fortement carénées dans le milieu , car il est difficile que leur animal ne soit pas modifié en raison de cette configuration singulière (1).
Les DONACES (DONAX, L.)
Ont a peu près la charnière des Bucardes ; mais leur coquille est d'une toute autre forme, en triangle, dont l'angle obtus est au sommet des valves et la base à leur bord , et dont le côté le plus court est celui du ligament, o'est-à-dire le postérieur, circonstance rare à ce degré parmi les Bivalves. Ce sont en général de petites coquilles joliment striées , des sommets aux bords. Leur animal {Peronœay Poli ) a de longs tubes qui rentrent dan» ui| sinus du manteau ; nous en avons quelques-uns sur nos côtes (2)*
Les Ctclaois, Brug.
Démembrées des Vénus par Bruguières, ont, comme les Bucardes et les Données , deux dents au milieu de la charnière , et en avant et en arrière deux lames saillantes , quelquefois crénelées ; mais leur coquille , conune celle de beaucoup de Vénus , est plus ou moins arrondie , équilatérale et a ses stries en travers. L'animal a des tubes médiocres. On les trouve dans les eaux douces, et leur teinte extérieure est généralement grise ou verdâtre.
(1) Cardium cardissa, Chemn. VI, xiv, 143-146; — C rotêum, ib. 147; — C mim^ troêum, ib. 149, 150; — C hemicardium, id. xi, 159-161.
Les autres Cardium de Gmel. peuTent rester dans le genre, excepté C. çtuManum qui est un Pétoncle. Il y en a plusieurs espèces fossiles, décrites par Lamarck, Brocchi et XtoIbgniart.
(2) DonaûP rugosa, Chemn. VI, xxv, 259-252; — Z). trunculua, ib. xxvi, 253, 254; — Z). 8triata , Knorr. Délie. VI , xxvui , 8 ; — Z). denticulaia , Chemn. I , c. 256 , 257 ; — D. faba, ib. 266; — />. êpinoêa , ib. 258. Les espèces fossiles sont nombreuses aux eoTÎrons de Paris, f^oy, Lamarck, Ann. du Mus. VIIl , 139, et Deshaies, Coq. foss. des cot. de Paris, I, pi. xtii, xyiii.
Le Donax irreguiaria des environs de Dax , que Bastorat a fait connaître dans les M^ moires de la Soc. d^hist. nat. de Paris, t. 2, pi. iv, fig. 19, A B, est le type d*un genre nouveau que Ch. Desmoulins (Bull, de la soc. Linn. de Bordeaux , II), vient d*établir sous le nom de Graielupia. Il se distingue des Donaces par la présence de plusieurs lamelles dentifonnes qui accompagnent les dents cardinales.
Gmel. mêle i ces vrau Dona», quelques f^énuê et quelques Mactr$ê,
Nous en avons une fort commune dans nos mares (Tellina eornea, L.) , Chemn.TI, XIII, 133(1).
Lamarcken détache
LesGTBÈNEs, (Gtbbna. Lam.)
Dont la coquille est épaisse, un peu triangulaire , oblique et recouverte d'un épiderme ; elles se distinguent en outre des Cyclades , parce qu^elles ont trois dents cardinales. Elles habitent aussi les rivières , mais nous n^en avons pas en France (2) ; et
Les Ctpbines, (Gypbina. Lam.)
Dont la coquille est épaisse, ovale, à sommets recourbés, à trois dents fortes, de plus une lame éloignée en arrière ; sous les dents est une grande fossette où se loge une partie du ligament (3).
Les Galatrees (Galath^ea. Brug. )
^ Ont la coquille triangulaire droite ; les dents du sommet au nombre de trois à une valve et de deux à Tautre^ formant des chevrons ; les lames latérales sont rapprochées (4).
On n^en connaît qu^une , des eaux douces des grandes Indes.
C'est encore ici que doit venir un autre démembrement des
Vénus.
Les GoiBEiLLis. (GoBBis, Gnv. FnBKu, Megerl.)
Coquilles de mer transversalement oblongaes, qui oii(^ aussi de ft(M^ dents au milieu et des lames latérales très marquées; lèW surface enerieure est garnie de côtes transverses , croisées par des rayons avec une régularité comparable à celle des ouvrages de vannerie.
L'empreinte de leur manteau n'ayant pas de repli , leurs tubes doivent être courts (6).
11 y en a de fossiles (6).
Les TiLLiiiEs (Teiliha, L.)
Ont au milieu une dent à gauche et deux à droite , souvent fourchues , et à quelque distance en avant et en arrière , à la valve droite , une lame qui ne pénètre pas dans une fosse de l'autre valve, flès deux valves ont ,
(1) Ajoutez Tellina rivalis, Mûll. Drapam. X, 4, 5; — Cyclas fontinalis, Drap. ib. 8-19 ; — Cyc/. calyculaia , ib. 13, 14; — Tellinn laeuêtHs , Gm. Chemn. XIII, 135; — TêU, amnica,ib, 134; — TeU.fiuviatiliê; Teli. fluminalia , Chemn. YI,xxx,.320.
{^Tell, fluminea, Cbemn. id. 322, 323: — f^enus coaxans, ib. xxxii, 336, ou Cyrtna cm/lanica, Lam. £nc. méth. peu. pi. 302, f. 4; — f^enus borealis , ib. VU, xxxix, 819'^14 ; — Cycloê caroliniana , Bosc. coq. III , xviii , 4. Les espèces fossiles sont assez abondantes aux environs de Paris, f^oy. Deshayes , coq. foss. I , pi. 18 , 19.
(3) f^enuê islandica, Cbemn. VI, xxxii, 342, Encycl. pi. 301, f. 1 ; il y en a une grande espèce fossile des collines du Siennois et des en?ifons de Dax, de Bordeaux.
(4} VÉgériê, Koiss. ou Galaihée, Brug. £nc. 249, et Lam. Ann. du mus. Y, xxviu. et f^en. kermaphrodita , Chemn. VI, xxxi, 327-29? ou f^en. auhvindia, Gm. ^
(5) y'enuê fimhriaiaf Chemn. VU , 43 , 448.
(6i f^oyas Desbayes, coq. foss. des enyirons de Paris , I , xiV; Brong. mém. sur le Viceatin , pi. v , f. 5.
près du bord postérieur, un pli léger qui les rend inégales dans cette partie, où elles sont un peu bâillantes.
L'animal des Tellines ( Peronœa , Poli ) a , comme celui des Donaces , deux longs tubes pour la respiration et pour Tanus , lesquels rentrent dans la coquille et s'y cachent dans un repli du manteau.
Leurs coquilles sont généralement striées en travers , et peintes de jolies couleurs.
Les unes sont ovales et assez épaisses.
Les autres oblongues et très comprimées.
Les autres lenticulaires. Au lieu du pli , Ton y voit souvent une simple déviation des stries transversales (1).
On pourrait séparer quelques espèces oblongues, qui n^ont aucune dent latérale (2) , et d'autres qui , avec la charnière des Tellines , n'ont pas le pli du bord postérieur. Ce sont les Tbllinides , Lam. (3).
Il est nécessaire de disting^uer des Tellines
Les LoBiPÈDis, (LoRiPis. Poli.)
Qui ont la coquille lenticulaire et les dents du milieu presque efiacées , et en arrière des nates un simple sillon pour le ligament. L'animal a un court tube double , et son pied se prolonge comme en une corde cylindri* que. En dedans des valves on voit, outre les empreintes ordinaires, un trait allant obliquement de l'empreinte du muscle antérieur qui est très longue, vers les nates. L'empreinte du manteau n'a pas de repli pour le muscle rétracteur du tube (4).
Les Luci5Es (LuciifA., Brug.)
Ont , comme les Bucardes , les Cyclades , etc. , des dents latérales écartées , pénétrant entre des lames de l'autre valve; au milieu sont deux dentf souvent très peu apparentes. Leur coquille est orbiculairc , sans impreision du muscle rétracteur du tube ; mais celle du muscle constricteur antérieur est très longue. Ayant ainsi les mêmes traits que les Loripèdes, leon animaux doivent avoir de l'analogie (5).
Les espèces vivantes sont jusqu'à présent beaucoup moins nombreuses que les fossiles : celles-ci sont très communes aux environs de Paris (6).
On doit rapprocher des Lucines les OncuLiNEsqui ont, comme elles, la coquille orbiculaire , deux dents cardinales , mais les latérales leur manquent , et 1 impression musculaire antérieure n'est pas si longue (7).
(1) Ce sont les trois divisions de Gmelin; mais nolex que Ton doit ôter de son genre Teliine : 1» Tell. Knorrii, qui est une Capse polie : 2« Teil. inœquirahia , qui est le genre Pandore ; 3« les Tell, cornea, lacustris , amnica , fluminalia, fluminea , fluviah'lia, qui sont des Cyclades ou des Cyrènes.
(2) Ten.hyalina, Chemn. VI , xi, 99; — TeU. vitrea, ib. 101 .
(3) Tellinide» timorienaia. Lam.
(4) Tellina laciea.
(5) renuspenaylvanica, Chemn. VII > xxxvn , 394-390 , xxxii , 408 , 409 ; — f^. tdenl»fa,id. xL,437,429.
(6) Lucina Saxorum^ Lam. Deshayes. coq. foss. des environs de Paris, tom, i, pi. xy, fig. 5,6; — Luc, grata , Dofr. ; ihid^ pi. xvi, fig. 5, 6 ; — Lw. cancentrica, Lara. Dcih. ibid,n], xvijfig. 11, 12.
(7) Ungttlina iransversa, Ham. Sowcrby , Gen. of. Sliells, 10« cahier.
Les Vtmra (Vlma, L.)
Comprennent beaucoup de ceqnitlea dont le caractère commiiD est l'iToir les dents et les lames d^tft.idianiière rapprochées boos le sommet ■n un seal groupe. Elles sont eargèDénl pins aplaties et plus alongées paallèlement à la charnière, qne m Bacanles. Leurs côtes, quand elles en >Dt, sont presque toujours parallèles aux bords, ce qui est. l'opposé des Incardes.
Le ligament laisse souvent en arrière des sommets, nne impression ellipiqae, à laquelle on a donnt^le nomde vWceoudeconefef; et il y a presque oujours en avant do ces mêmes sommets nne impression orale qu'on a loromee anus ou lunule (1).
L'animal des Vénus a toujours deux tubes susceptibles de plus ou moins b saillie , mais quelquefois réunis l'un à l'autre , et un pied comprimé qui ai sert à ramper.
Lamarck r«scrTe le nom de Vbuds à celles qui ont trois petites dents dïver- ^tes sous le aooituet.
ractère est surtout fort marqué dan* les espèces oblonnues et peu
Qnelques-nnei (les Astabtéi , Soirerb., ou Cbesrihis, Lam.) n'ont à la tfaarnière que deux dents divergentes , et se rapprochent des Cras>at«lles pareor épaisseur et quelques autres caractères (3).
Parmi les espèces en forme de cœur, c'eat-à-dire plus courtes et à nates ilus bombées qui ont aussi leurs dents rapprochées , on doit remarquer celles loat les lames ou stries transversales se terminent en arriére par des crûtes (4), w des tubérosités (5) , et celles qui ont des cAles longitudinales et des crête* levées sur l'arrière.
Mai* on arrive ensuite par degrés aux Ctiiésébs, Lam., qui ont une quarième dent sur la valve droite , avancée sous la lunule et reçue dans une foslette correspondante , creusée sur la valve gauche.
n y en a , comme dans les Vénus , de forme elliptique et alongée (6) . d'autres le forme bombée (7], et parmi celles-ci il faut placer une espèce fameuse, dont ■ forme a occasioné le nom du genre Vénus, et dont les lames transversales <OBt terminées en arriére par des épines saitlanles et pointues {fénui Diane), Un., Chemn. VI, 27,271.
Il jr a de* espèces de forme orbiculaire , à sommets un peu crochus , oiî ^empreinte du muscle rétracteur des tubes forme un grand triangle presque recti ligne (8).
(1) Ce lOQl probablement ces noma biinire* de «nie* et d'aniM qui ont hit appeler anténcore l'eitrémïtd de U coquills où répond le Térîtibla anni de l'animal, et pottérieure ■'■''■ iiche. Souiavon» rendu i ce» eitrtmités leur» Ti ' "'
D (sot H lou venir que le ligament eit toujourt du cftté poitëcieur des tommeU.
(3) ygnitélilterota,Cbtmr>.yn,i.u-.— yen.rotundata,ïh.^i.it,M\; — yen.ttxtOi.ib. 443; — f*it. dtcuuata , iLm , iSe , œ,
(3) yenut tcatica, Hans. Lerin .TUt, tab. 3, fig. 3 {— CroMina dttHiHOnitiint , Lam. et parmi Ici etpéc» roaailei, Atl. lucida, Sow. min. coucb. II, tab. 137, Bg. 1 j — Ait. Omalii , Lajonkire. Boc. d'hiil. nat. de Paria , I , tab. 6, fig. 1.
(4) yeHutdynra, Chemn. VI, 27, 299; - ftn. plicala,Zne. P\. 27S, 8, a,bj — ftn. crtbrùiulica , ibid. flg. 4, 5, 0.
rai feniu purrptra, Encyc. 978: — ^™, corji», Lam, Encyc. PI. 270 , fig. 4. (filfrN. ^l'jdRfso, £ne. 28,3; — f'm.cAianf, Chemn. VI,33,343; — fen. erycina, dM.MJ ; — y»n.m«eitlala,ibid.ZS,Mli.
(7) t'tn. mentrii;— l'eu, lutoi'ia; — ytn.catfrtnsii. (VjFtn . rjohta, Ghnnn. Vli , 38 , 404. C'est l« ESnre OasicoLiiB, Megeale.
i^Ua
94 MOLLUSQCES.
Quind aa connaiba mieux le* aDimani , on Jerra probablement a^parer du Cythéréea ,
t* Les espèce! en Torme de lentiOe Ma comprimée , à natet rapprochée! en une seule pointe. Le repli dn tour da auutean leur manque et annonce qne leurs tubes ne sont pas eitenaiblet (1) ;
S* Celles en Torme orblcuUire bombée , qui , non seulement manquent do repli , mais ont encore , comme les LuelHet, l'empreinte du muscle antérictir très longue (S) ;
5* Les espèces épaisses , à càtes en rayons , qui manquent auHi du repli , et lient le genre des Vénus à celui des Vénértcardes (3).
On a déjà séparé du genre Vénus,
Les CtrsES, (Cïfsa. Brug.)
Qui ont d'un cdté deux dents à la charnière , et de l'autre une seale , mais bifide ; leur coquille manque de lunule, est assez bombée, oblongne ; le repli , indice du rétracteur du pied , y est considérable (4).
Et les Prtricoles, (PiraicoLA. Lam.)
Qui ont de chaque cdté deui ou trois dents à la charnière, bien dtstinctet, dont une fourchue. Leur forme est plus ou moins en cœur; mais comme ^ki habitent l'intérieur des pierres , elles y deviennent quelquefois îrrégulièret. D'après l'impression des bords du manteau, leurs tubes doivent être grands (5).
Les Cdibdlu (Couiil4, Brog.J
Semblables pour la forme aux Cythérëes triangulaires ou eu cŒur, n'ont qu'une dent forte À chaque valve, au milieu , répondant à c6të de celle de la valve oppoaëe. Leur ligament est intérieur. Leurs tubes doivent ètm courts et leurs vaUes sont rarement bien égales (6).
Les espèces fossiles sont bien plu* nombreuses que les vivantes (7). Quelques-unes viveut dans l'intérieur des pierres (8).
Les HAcrsts (HACriA, L.)
Se distinguent parmi les coquilles de cette famille, parce que leur lis^ ment est interne et logé de part et d'autre dans une fossette trîaDguIain, comme dans les Huitres ; elles ont toutes un pied comprimé propre î ■ ramper.
Dan*
Les Mactbis proprement dite* , ( llACTa*. Lam. }
Le ligament est accompagné à la valve gauche , en avant et en arriére , d'âne lame sadlante qui pénétre entre deux lames de la valve opposée. Tout prés dn
11, of ,oini; r vu. pa^c u ptclinàta , Chemn. VII, 30 , 419. Ls genr iti fin. d^florato , Cheron. VI, ».7»«3.
(5j fetiHi laficida, Chemo. X , 172, 1664 , et les Ropilliiii:! de Fleuriau de BelIevuKi — y»nMM ptrfomru , Montsg. Te«t. Bril. pi. m, T. 0; — Danat inaf Cbemn. TI, ilvi , 970.
(fi) rogai\'tiKjc\. m^lbodiqucven, pi. 330,fiE. ) ,4,5,6.
(7) Corb. Gallica, Complanala , OiubontOa, Deth. eut- r(M*.deieav. dePsrit, 1. 1, ul. 7 , 8 et 9.
(S) y,Kt,tmOfiiltvm,Cbrmn. VII. 43, 445-0.
îgament vers la Iuii||M| e«t de part et d^autre une petite lame en chevron. Les ubes sont réunis et Courts (1).
Nous en avons quelques-unes sur nos côtes.
Dans les Lavignons , les lames latérales sont presque effacées ; on ne voit pi^une petite dent près du ligament interne , et on observe en outre un petit igament extérieur ; le côté postérieur de la coquille est le plus court. Les 'uves bâillent un peu. Les tubes sont séparés et fort longs, comme dans les Tellines.
Nous en avons une sur nos côtes ( Cheten. YI , m , 21^ sous le nom de Mya iispaniea)^ qui vit à plusieurs pouces sous la vase (2).
La cinquième familles des Acéphales testacës, ou
Les Enfermés (3) ,
A le manteau ouvert par le bout antérieur , ou vers son miieu seulement , pour le passage du pied , et prolongé de Tau- Jre bout en tube double qui sort de la coquille, laquelle est toujours bâillante par ses extrémités, ils vivent presque tous enfoncés dans le sable , dans la vase , ou dans du bois.
Les Mtes (Mta. L.)
N*ont que deux valves à leur coquille oblongue , dont la charnière varie. je double tube forme un cylindre charnu; le pied est comprimé; les fornés de la charnière ont donné à Daudin , à Lamarck , etc. , les subdiviftons suivantes (4) , dont les trois premières ont le ligament interne.
Les Ldtràires (Lotraria. Lam.)
Ont, comme les Mactres, un ligament inséré de part et d^autre, dans une large iMsette triangulaire de chaque valve , et en avant de cette fossette une petite lent en chevron ] mais les lames latérales manquent ; les valves, très bâillantes nirtout an bout postérieur par lequel sort le gros double tube charnu de la respiration et de Tanus , les ramènent dans cette famille. Le pied qui sort à l*opposite , est petit et comprimé.
(1) Le genre MACTRAde Gmel. peut rester tel quMl est, quand on en a retiré les Lavi~ pi&Hê et les Lutrairea; mais les espèces sont loin d*être bien distinguées. Ajoutez Mya ntêiralis, Chemn. VI, m , 19, 30.
Les Ebycines, Lam. sont Toisines des Madrés et assez mal caractérisées, f^oyez Ann. lu mus. IX , xxzi , et Deshayes , coq. foss. I , vi ; une partie rentrera peut-être dans les Crauatelles. Les Avphidbsmes de Lamarck , ou les Ligules de Montagu , paraissent Toisines èm Mactres , mais elles sont trop mal connues pour qu*on puisse leur assigner des caractères distinct ifs.
(9) Gmel. Va nommée mal à propos Mactra piperata.
Ajoutez Mactra papyracea, Chemn. VI, xxiii, 231 ; — M, complanaia, id. xxiv, 238; — Mya nicobarica, id. m, 17, 18.
(5} De Blainville , de cette famille en fait deux : ses Pyloridbbs et ses Adssmacbes. Les dernières comprennent les Pholades, les Tarets et les Fishdane$; les premières tous les tutres, et même VArroêoir,
Nons dcTons remarquer au reste que Ton a établi dans cette famille et dans la précédente , un assez grand nombre de genres trop peu caractérisés pour que nous ayons cru deroir les adop ter .
(4} N, B. La moitié des Mya de Gmel. n*appartiennent ni ^ ce genre ni même i cette famille; mais aux f^ulêeUes, aux Mulète$, aux Mactres , etc.
96 lOLLUSQUES.
On eD IrooTe dans le sable des embonchiires de noa fl^pi|iM(l).
Les Mtes proprement dites (Mta. Lam. )
Ont â une Talve , nne lame qui fait saillie dans Tantre ralTe, et dans ocUe^i une fossette. Le ligament Ta de cette fossette à cette lame.
Nous en avons quelques-unes le long de nos côtes dans le sable (S).
On doit rapprocher de ces Myes
Les A5ATI5ES, Lam.
Qui ont à chaque valve une petite lame saillante en dedans , et le liganent allant de l'une â Tautre.
On en connaît une oblongue , excessivement mince , dont les valves tout soutenues par une arête intérieure (3) ; et une autre de forme plus carrée, qui n^a point cette arête (4).
Dans les Solémyes, Lam., le ligament se montre an dehors de la coquille. Une partie reste attachée dans un cuilleron borixontal , intérieur de enaqne valve. Il n^y a point d*autre dent cardinale; un épiderme épais dépasse kl bords de la coquille.
Il y en a une espèce dans la Méditerranée (Tellina toffola), Poli, U, IV, 20 (5).
Les Gltctmbbes ( GLvcTMEais. Lam. Ctrtodaibb. Dand. )
NVnt à leur charnière ni dents, ni lames, ni fossettes, mais un simple renflement calleux , derrière lequel est un ligament extérieur. Leur animal ret-, semble à celui des Myes.
I/espèce la plus connue {M^a Sillçua^ L. , Chemn. XI, 193, f. 191), vient de la mer glaciale.
Les Panopes (Panopea. Mesnard. Lagr. )
Ont en avant du renflement calleux des précédentes uiie forte dent , immédiatement sous le sommet, qui croise avec une dent pareille de la valve opposée; caractère qui les rapproche des Solens. On en conniut une grande espèce; des collines du pied de TApennin , où elle est si bien conservée qn*oii Fa crue quelquefois tirée de la mer (6).
Peut-être pourrait-on en séparer une autre espèce fossile , qui ferme presque entièrement au bout antérieur (7).
(1) Mactra lutraria, List. 415, 259 ; Chcmn. VI , ixiv , 240, 241 ; — 3/ya obtonya^ifL ib. II, 12; — Jcoiia, Conch. bril. XVII , 4; Guall. 90, A , fig. min.
(2) Mya truncaia, L. Chcmn. Vï, i , 1 , 2; — Af. arenaria, ib. 5 , 4. (5) SoUn anatinusy Clienin, VI, vi , 46-48.
(4) Encycl. 230 , 0 , soub le nom de Corhule; — An, hûpidula , Nob. an. g. vert, ^fj^ coq, pi. VII , f. 8. Je pense que les Ropicolks , Fleuriau de Bellev. (Voy. RoÎMy , VI, 440)9 doivent être voisines de ce sout-gcnre. Elles vivent dans Tintérieur des pierres, comme les Pétricolesy les Pholadeê, etc. ,
Î5) La Nouvelle-Hollande en fournit une autre espèce (Sol, auêtralia^ Lam.) Q) Mya glycimerU , L. Chemn. VI , m. Une espèce très voisine , mais un peu plus courte) habite la Méditerranée. Il y en a une autre fossile , près de Bordeaux. (7) Panope de Faujaê, Mesnard-Lagr. Ann. du Mus. IX, xu.
Ccst dans ce voisinage que doivent venir sans doute les Saxicaveb de Fleuriau de Bette* vue; petites coquilles creusant rintérieur des pierres. Vid. ^oissy, VI> 441.
On peut mettre à la suite de ces diverses modifications des Myes ,
Les Panddbbs, Brug.
Qui ont une yalve beaucoup plus plate que Tautre , un ligament intérieur, placé en travers, accompagné en avant d*une dent saillante de la valve plate. Le côté postérieur de la coquille est alongé. L^animal rentre plus complètement dans sa coquille que les précédents , et ses valves ferment mieux , mais il a les mêmes mœurs.
On n^en connaît bien qu^une espèce ; de nos mers (1).
Ici vieimeiit encore se grouper quelques petits genres singuliers.
Les Btssohus, Cuv.
Dont les coquilles , oblongues et sans dent marquée , out l'ouverture pour le pied à peu près dans le milieu de leurs bords, et vis-à-vis des sommets.
Il» pénètrent aussi dans les pierre#, les coraux.
Ou en a un très nombreux dans la mer du Nord , qui est pourvu d^un byMUS (2). •
Les HuTKLLEs (HiATBiLA, Daud. }
Ont la coquille bâillante , pour le passage du pied , vers le milieu de ses bords , comme les précédents ; mais leur dent de la charnière est un peu
Iilus marquée. Leur coquille a souvent en arrière des rangées d'épines sailantes.
Elles se tiennent dans le sable , les Zoophytes , etc.
La mer du Nord en possède une petite (3) .
Les Solehs (Souen, L. )
Ont aussi la coquille seulement bivalve , oblongue ou alongée , mais leur charnière est toujours pourvue de dents saillantes et bien prononcées , et leur ligament toujours extérieur. ^
Les SoLBNS proprement ilits (Solkn. Cuv. ) vulgairement manches de
couteau.
Ont la coquille en cylindre alongé , et deux ou trois dents k chaque valve , yers l'extrémité antérieure par où sort le pied. Celui-ci est conique et sert à ranimai à s'enfoncer dans le sable qu'il creuse avec assez de vitesse quand il aperçoit du danger.
Nous en avons plusieurs le long de nos côtes (4).
(1) Tellina inœquivahù , Chemn. VI , xi , 106 , et pour ranimai. Poli. Il , xv , 7.
(2) MyiHuêpholadû, Mûll. Zool. Dan. lxxxvii, 1, i;Z, ou Mya hyasifsra, Fabr. Grênl.
(5) SoUn minutuê , L. Chemn. VI , ▼!, 51, 52, ou Mya arctica, Fabric. Groênl. qui parait le même que VHiai. à une fente, Boac coq. III , xxi, 1 ; — VHiat. à deux fenUê, id. ib. 3.
(4) SoUn vafina, Chemn. VI , iv , 26-38 ; — S. ailiqua ; ib. 29 ; — 5. enêis, ib. 30 ; — S. masimuê, ib. v, 55; — <S. culteUue, ib. 37.
On pourrait distin^er les espèces où les dents se rapprochent du milieu ; les uns ont encore la coquille longue et étroite (1) ]
D^autres Font plus large et plus courte ; leur pied est très gros. Nous en ons de ceux-ci dans la Méditerranée (2).
avons Dans
Les SAKifiDiNOLAiRES, (SAifGDiiroLARiA. Lam.)
La charnière est à peu près comme dans les Solens larges, et de deux dents au milieu de chaque valve; mais les valves ovales se rapprochent beaucoup
glus à leurs deux bouts , ou elles ne font que bâiller, comme dans certaines [actres (3).
Les PsAMMOBiES (PsAMMOBiA. Lam. )
Diffèrent des Sanguinolaires , parce quelles n^ont qu^une dent sur une valve au milieu , qui pénètre entre deux de la valve opposée (4).
Les PSAMMOTH^^ (PSAHMOTHBA. Lam. )
Sont indiquées comme n^ayant à chik{ue valve qu^une seule dent , mais- d'ailleurs semblables aux Psammobies (5).
Les Pholadbs ou Daiu (Pholas, X.)
Ont deux valves principales larges et bombées du côté de la bouche , se rétrécissant et s'alongeant du côté opposé , et laissant à chaque bout une ^ande ouverture oblique; leur charnière a, comme celle des Myes proprement dites , ime lame saillante d'une valve dans l'autre , et un ligament intérieur allant de cette lame à une fossette correspondante. Leur manteau se réfléchit en dehors sur la charnière et y contient une et quelquefob deux ou trois pièces calcaires surnuméraires. Le pied sort par Touverture du côté de la bouche qui est la plus large , et du bout opposé sortent les deux tubes réunis et susceptibles de se beaucoup dilater en tout sens.
Les Pholades habitent des conduits qu'elles se pratiquent les unes dans la vase , les autres dans l'intérieur des pierres , comme les Lithodomes , les Pétricoles , etc.
On les recherche à cause de leur goût agréable.
Nous en avons quelques espèces sur nos côtes , tel est le Dail commun Pholas dactxlus, L. ) , Ghemn. Ylll , ci , 859 (6).
il) Solen legumen^ Chemn. VI , v , 32-34. 2) Solen atrigilatus, Chemn. VI, vi , 41-43 ; — S, radiatus, id. v , 3S-40 ; — S. miniffiiM, ib. 31 ; — S, coarciatuê, vi, 45 : — S. vespertinuê , id. tu, 60. Ces deux divisions sont devenues le genre Solecurtb , de Blainville.
(3) Solen sanguilonentu» jCAiemn, VI, vu , 56; — S. roseus, ib. 55.
(4) Tellina gari, Linn. Poli , 15, 23; — Soleff, foeepertinuê , Chemn. VI , 7 , 59 ; — Psammohia maculosOf Lam. Égypt. Coq. pi. 8, fîg. 1 ; Psamm, elongata; Lam. Égypt. pi. «,fig. 2.
(5) Psammothea violacea , Lam. etc.
N. B. De Blainville réunit ces deux genres en celui qu^il nomme Psahmocole. au total , ils différent bien peu des Sanguinolaires. On doit observer avec beaucoup de précaution la coquille parce que le plus souvent leurs dents sont cassées.
(6) Ajoutez Phol. orienialis, ib. 860, quin^est peut-être qu^une variété de Dactylus; — Phol. eoêtata , ib. 863 ; — Ph. crispaia , id. eu , 872-874 ; — Phol. puaiUa , ib. 867-71 ; - Phol. s/n'a/a, ib. 864-66.
Les Takits (Teeido, L.)
Ont le manteau prolongé en un tuyau beaucoup plus long que leurs deux petites valves rhomboïdales , et terminé par deux tubes courts , dont la base est garnie de chaque côté d*une palette pierreuse et mobile. Ces Acéphales pénètrent tout jeunes , et s'établissent à demeure dans Tintérieur des bois plongés sous Feau, tels que pieux, quilles de navires , etc. , et les détruisent en les criblant de toute part. On croit que pour s'enfoncer à mesure qu'il grandit, le Taret creuse ces bois à l'aide de ses valves; mais ses tubes restent vers l'ouverture par où il est entré, et où il amène l'eau et les aliments par le mouvement de ses palettes. Le canal où il se tient est tapissé d*une croûte calcaire qu'il a traussudée , et qui lui forme encore une sorte de coquille tubuleuse. Ces animaux sont très nuisibles dans les ports de mer.
L^espèce commune (Teredo navalis , L.) apportée, dit-on, de la Zone- Torride , a menacé plus d^une fois la Hollande de sa destruction , en ruinant •es digues. £lle est longue de six pouces et plus , et a des palettes simples.
Les pays chauds en produisent de plus grands , dont les palettes sont articulées et ciliées. On doit les remarquer à cause de Panalogie qu^elles établissent avec les Cirrhopodes. Tel est le Teredo palmulaius , Lam., Adans., Ac. des se., 1759 , pi. 9 , fig. 12 (les Palettes ).
On a distingué des Tarets ,
Les FiSTVLAiTss , (FismiANA. Brug.) >
Dont le tube extérieur est entièrement fermé par le gros bout , et ressemble plus ou moins à une bouteille ou à une massue ; on Tobserve tantôt enfoncé dans des bois ou des fruits qui apparemment avaient été plongés tous Feau, tantôt simplement enveloppé dans le sable. L'animal a d'ailleurs deux petites valves et deux palettes comme les Tarets. 11 ne nous en vient de frais que des mers des Indes ; mais nos couches en recèlent de fossiles (1).
On doit en rapprocher
Les Gastrochènes (Gastrochjkna, Spengler.)
Dont les coquilles manquent de dents, et dont les bords, très écartés en avant , y laissent une grande ouverture oblique , vis-à-vis de laquelle le manteau a un petit trou pour le passage du pied. Le double tube qui rentre entièrement dans la coquille est susceptible de beaucoup d'alongement.
Il parait constant qu'elles ont un tube calcaire (â).
(1) Teredo clava, Gmel. Spengl. Naturforsch. XIII, et i, coq. Encycl. méthod. vers , pi. CLXVii , f, C-16. C'est le Fistulana gregata, Lamarck ; — Teredo utriculus, Gm. Nalurf. A , 1, 10, probablement le même que Fistulana lagenula, Lam. Encycl. méth. I, c, f. 23 ; ■— Fistulana clava, Lam. ib. 17-22.
Il est probable que le Pholas teredula^ Pall. noT. act. Petrop. II , vi, est aussi une Fittulane.
(2) Turton , Deshayes et Audoutn ont observé ce tube. *. , :
Les unes ont, comme les Moules, les sommets à Faugle antérieur (1) ; d^autrès les ont plus rapprochés du milieu (2). Elles vivent dans Tintérieur des Madrépores , quMles percent.
On a reconnu parmi les fossiles deux genre d'Acéphales munis de tuyaux , comme les Tarets , mais dont le premier ,
Les TéaIbinss (Tekidira, Lam.)
A on petit cuilleron en dedans de chacune de ses valves et une petite pièce libre-en forme d*écusson à la charnière (8).
L'autre ,
Les Clavaqellis (Clavagblla, Lam.) A une de ses valves saisie par le tube qui laisse néanmoins l'autre libre (4).
n s^en trouve une espèce vivante , qui se tient dans les Madrépores des mers de Sicile et qui a été décrite par Audouin.
Quelques-uns croient aussi pouvoir placer dans cette famille
Les Arrosoirs (Aspbrgillijm},
Dont la coquille est formée d'un tube en cône alongé , fermé au bout le
Îdus large par un disque percé d'un grand nombre de petits trous tubaeux ; les petits tubes de la rangée extérieure , plus longs , forment autour de ce disque comme une corolle. Le motif pour les rapprocher des Acéphales à tuyaux , c'est que l'on voit sur un endroit du cône , une double saillie qui ressemble réellement a deux valves d'Acéphales , qui y seraient enchâssées. Plus ancietinement , les rapports de ces petits tubes avec ceux qui enveloppent les tentacules de certaines Térébelles , avaient £ait supposer que cet animal appartenait aux Annélides.
L^espèce la plus connue, V Arrosoir de Java, Martini, Gonch. I, pi. 1, f. 7, est longue de sept ou huit pouces (5).
fl) Phola» hians, Chemn. X , CLxxn , 1678 , 1679.
(3) Id. 1681 , espèce très différente de la précédente, que Chemn. n*a pas asset distioguée. /r
(3) Teredina personata, Lam. et Desh. foss. de Paris, L pi. i , f. 33-38.
(4) Cl. echinata., Lam. An. du Mus. XII,xlii,19. Cl. coronata, Desh. foss. par. I. v. 15,16.
(5) Aj. Vjérrosoir à manchettes, SaY. Ég. coq. pi. xiv, f. 9.