‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 2)Chapitre 66 sur 86 · SECOND ORDRE DES ARACHNIDES · texte numérisé non relu

SECOND ORDRE DES ARACHNIDES

LES TRACHEENNES (Tracheari^i!. )

Difierent du précédent par des organes respiratoires , consistant en des trachées (1) rayonnées ou ramifiées, et ne recevant

(1) Les trachées sont des vaisseaux qui reçoivent et distribuent le fluide aérien danstOQt l'intérieur du corps, et suppléent ainsi au défaut de circulation. Elles sont de deux sortei. Y j..i...f-^-^^ Q^ élastiques, sont formées de trois membranes , dont intermédiaire, Tun filet cartilagineux , élastique , roulé en spirale , et dont les deux autres oei-

Les tubula composée d

TRACHÉENNES. 295

Tair que par d«ux ouvertures ou stigmates; par l'absence d'organe circulatoire (1) , et à l'égard du nombre des yeux qui n'est que de deux à cpiatre (2). Faute d'observations anatomiques assez générales , les limites de cet ordre ne sont pas encore rigoureusement tracées. Quelques-unes mêmes de ces Arachnides, telles que les Pycnogonides , n'offrent aucun stigmate, et leur mode de respirer est inconnu.

Les Arachnides Trachéennes se partagent très naturellement en celles qui sont pourvues d'antennes*pinces terminées par deux doigts, dont l'un mobile, ou bien par un seul, pareillement mobile , en forme de griffé ou de crochet ; et en celles où ces "^ les sont remplacés par de simples lames ou lancettes , et rec la languette , constituent un suçoir. Mîiis la plupart ' laux étant fort petits, cet examen entraîne de grandes

Les traclR^^w^tf/at>0« ne sont formées que de deux membranes et de cette r. Ce sont des esp^^^^poches pneumatiques, susceptibles de se gonfler et de t^abaîs- Insectes aqualiqlHk plusieurs autres aériens en sont dépourvus. £Uet commait entre elles par des^Bhées tubulaires. Dans plusieurs Orthoptères , où elles «oat développées , aes arcs ^Hilagineux , formés par des appendices des demi-aimeaiix irs de Tabdomen , serait d*attaches aux muscles qui les retiennent. Les trachées [isées en deux troucs^Hcipaux,s*étendant longitudinalement , un de chaque côté, int Pair au moyen ^^vertures latérales appelées êtigmates ; et jetant ensuite des et des rameaux n^^Veux qui répandent ce fluide. Mais dans plusieurs lasectea , ^^nssl deux autre^^HTcs plus ou moins longs, situés entre les deux précédents et oomfli^^niant avec eux^^Vcel de Serres les distingue par la dénomination de pulmonaifWf .* ll^Kux ordinairement pour lui des trachées artôriolles. Il distingue aussi deux •ortet de^^^^^ : le^^p , simples, ou les stigmates ordinaires, consistent en deux lé?res nembraneul^^^^y^Rbres ou stries trans verses s^ouvrantau moyen d*ufie simple contraction^ les autr^il^Hnes, ceux qu^il nomme trémaères, sont formées d^une ou deux pièces, mais le plus souvent de deux, cornées, mobiles, s*ouvrant ou se fermant comme des volets. De Geer (Desciipt. du Criquet de passage) les compare à des paupières. Ils sont propres k certains Oi*thoptères, et leur position indique que ce sont les stigmates du niMothorax. Léon Hufour (Ann. des se. natur. mai 1S36) a donné de très bonnes figures de ces diverses sortes de stigmates, mais sans employer les désignations du naturaliste précédent. Il paraîtrait, diaprés sa description des stigmates abdominaux , que ceux-ci ont les caractères des Trémaères, tandis que ceux qu^il décrit ensuite comme différents, sont les stigmates ordinaires. Nous croyons au surplus, que ces dissemblances ne tiennent qu*A de simples modificatioss des lèvres. Réaumur (méra. I, iv, 10 ) a figuré un stigmate de cette dernière sorte, dont les lèvres ont un rebord intérieur, qui doit , selon toute apparence , être corné. Supposons qu^elles soient presque entièrement de cette consistance, nous aurons alors cette espèce de stigmate que Serres nomme trémaère. Quelques larves aquatiques ont des appareils respiratoires particuliers et dont nous parlerons en traitant des Insectes.

(1) La présence des trachées exclut toute ctrculation complète , c*est-4-<lire la distributkùidii sang aux diverses parties, et son retour des organes de la respiration au cœur. Ainsi, quoique Ton ait récemment découvert des vaisseaux dans quelques Insectes ( Phasmes ) , quoique leur existence soit possible dans divers Arachnides trachéennes , ces animaux ne rentrait pas moins , sous ce rapport , dans le système général. Blarcel de Serres a observé

Se le lobe intestinal des phalangium ou faucheurs jette un grand nombre de cotcums ou ippendices vermiformes, qui semblent avoir de Tanalogie avec les vaisseaux hépatiques, et que les trachées rampent et se ramifient à Tinfini sur ces coBcnms.

(2) Suivant Mûiler, V Htfdrachne umhraia a six yeux; mais n*est-ce pas une erreur d*optique ou une méprise ?

difficultés, et Ton sent que de tels caractères ne doivent être employés que lorsqu'on ne peut faire autrement .

La première Emilie des Arachnides trachéennes , celle

Des Faux scorpions (Pseudo Sgorpiones),

A le thorax articulé , avec le segment antérieur beaucoup plus spacieux , en forme de corselet , un abdomen très distinct et annelé , des palpes très grands , en forme de pieds ou de serres, huit pieds dans les deux sexes, avec deux crochets égaux au bout des tarses , les deux antérieurs au plus exceptés, deux antennes*pinces ou chélicères apparentes, terminées par deux doigts , et deux mâchoires formées par le premier article des palpes. Ils sont tous terrestres et ont le corps ovale ou oblong ; cette famille ne comprend que deux genres.

Les Galéodes (Galsodes. Oliv. — Solifuga y Licht. Fab.)

Ont deux antennes-pinces très grandes , à doigts verticanx , fortement dentés , Tun sapérieur , fixe et souvent muni , à sa base , d*un appendice (tj grêle, alongé, terminé en pointe, et l'autre mobile; les palpes grands, avancés , en forme de pieds ou d*antennes, terminés par un article oourt, en forme de bouton, vésiculeux et sans crochet au bout; les deux pieds antérieurs d'une figure presque semblable , pareillement mutiques , mail plus petits; les autres terminés par un tarse, dont le dernier article, muni au bout de deux petites pelotes et de deux longs doigts , avec on crochet à leur extrémité; cinq écailles en fonne de demi-entonnoir et pédicellées , sur chaque pied postérieur , disposées en une rangée le long de leurs premiers articles ; et deux yeux très rapprochés sur une éminence antérieure du premier segment thoracique , qui représente une grande tête , portant , outre les parties de la bouche les deux pieds antérieurs.

Leur corps est oblong , généralement mou et hérissé de longs poils. Le dernier article des palpes , ou leur bouton, renferme , suivant Dufoar, un organe particulier , en forme de disque ou de cupule , d*un blanc nacré , et qui ne se présente en dehors que lorsque Fanimal est irrité. Les deux pieds antérieurs peuvent être considérés comme de seconds palpes. Le labre a la forme d'un petit bec très comprimé , recourbé , pointu et vêla au bout. La languette est petite , en forme de carène , et se termine par deux soies barbues , divergentes , postées chacune sur un petit article. Les autres paires de pieds sont annexées à autant de segments. J'ai aperçu un grand stigmate , de chaque côté du corps , entre les premiers et les seconds pieds , ainsi qu'une fente à la base du ventre. L'abdomen est ovalaire et composé de neuf anneaux. (Ployez, pour d'autres particularités, la description d'une espèce découverte en Espagne par Dufour , et décrite et figurée par lui dons les Annales des sciences physiques, tome Y,

pi. LXIX, S.)

(1) Je ne crois pas qu*il soit exclusivement propre à Tan des sexes.

TRACHÉENNES. 297

On soupçonne que les anciens ont désigné ces Arachnides sous les noms de Phalangium y SoUfuga, Tetragnatha y etc. Poê en a découvert une espèce dans les environs de la Havane ; mais les autres sont propres aux pays chauds et sahlonneux de l'ancien continent. Ces animaux courent* avec. une extrême vitesse, redressent leur tète, semblent vouloir se défendre, lorsqu'on les surprend , et sont réputés venimeux (1).

LesPiiicBS (CHunnui. Geoff. — Obisium; Ilig.)

Ont les palpes alongés , en forme de bras , avec une pince en forme do main et didactyle au bout ; tous les pieds égaux , terminés par deux crochets , et les yeux placés sur les côtés du thorax.

Ces animaux ressemblent à de petits Scorpions privés de queue. Leur corps est aplatie, avec le thorax presque carré , et ayant de chaque côté un ou deux yeux.

Ils courent vite , et souvent à reculons ou de côté , comme les Crabes. Rcesel a vu une femelle pondre ses œufs et les rassembler en tas. Uermann père dit que ces individus les portent réunis en une pelotte sous leur ventre. Il croit même , diaprés une autre observation , que ces Arachnides peuvent filer.

Son fils (Mém. apiérol.) divise ce genre en deux seclioQS. Les uns (Ckelifer, Leach.) ont le premier segment du tronc ou du thorax, partagé en deux par une ligne imprimée et transversale ; les tarses d^un seul article ; une espèce de stylet au bout du doigt mobile des chélicères, et les poils du corps en forme de spatule.

La Pince crabe (Phalangium cancroideSy Lin.; Scorpio cancroides, Fab.) Rœs., Ins., III, supp. lxiv, vulgairement Scorpion des livres, se trouve dans les herbiers, les vieux livres, etc., où elle se nourrit des petits insectes qui les rongent.

Une autre (Scorpio cimicoides, Fab.) Herm., Mém. aptér., VU , 9, habite sous les écorces d^arbres, les pierres, etc.

D^autres {Obisium, Leach.) ont le thorax sans division , les chélicères sans stylet , les poils du corps en forme de soies (2). Mais le nombre des yeux nous fournit un caractère plus important. Il est de quatre dans les Obibibs et de deux dans les Pinces proprement dites (3).

La seconde famille des ÂRACHniDES trachéennes , celle

Des Pycnogonides (Pycnogonides.)

A le tronc composé de quatre segments , occupant presque loute la longueur du corps , terminé à chaque extrémité par un

- fa

{\)Soltfuga fatalù, Fab. Herbst. Monog. Solp. 1 , 1 , du Bengale ; — S, cheUcomis , Fab. Herbst. ibid, II, 1 ; — FkcUangium araneoidea , Pall. Spicil. Zool. Fasc. IX , m , 7, 8,9. yoyeM, en outre, la Monographie de ce genre publiée par Herbst. et les Voyage de P«llasetd*01i¥ier.

(3) Herm. Mém. aptér. v, 6 ; vi , 14.

ÇS) f^oycM la Monographie des Scorpionides du docteur Leach , dans le troisième volume de son Zoological miscellany, tab. 141 et 142; et un Mémoire sur les Insectes du Copal , p«r Oalman , où il en décrit et figure une espèce sous te nom à^EucarpuSf el où il présente des observations sur d^autres espèces.

SOa ARACHNIDES

article tabulaire , dont Tantérieur plus grand , tantôt simple , tantôt accompagné d'antennes-pinces et de palpes , ou d'une seule sorte de ces organes, constitue la bouche (1). Les deux sexes ont huit pieds propres à la course ; mais les femelles offrent^ en outre, deux fausses pattes, situées près des deux antérieurs, et servant uniquement à porteries œufe.

Les Pycnogonides sont des animaux marins (â), ayant de Fana- Ic^ie, soit ayec les Cyames et les Chevrolles^ soit ayec les Arachnides du genre Phalangium, ou les Faucheurs auxquels Linnsus les a réunis. Leur corps est ordinairement linéaire, ayec les pieds très longs, de huit à neuf articles, et terminés par deux crochets inégaux, paraissant n'en former qu'un seul, et dont le plus petit est fendu. Le premier article du corps, et qui tient lieu de tête et de bouche , forme un tube avancé , presque cylindrique ou en cône tronqué , ayant à son extrémité une ouverture triangulaire ou en trèfle. II porte à sa base les antennes-pinces et les palpes. Les antennes-pinces sont cylindriques ou linéaires, simplement prenantes, composée^ de deux pièces, dont la dernière en pince , avec le doigt inférieur , ou celui qui est immobile , quelquefois plus court. Les palpes sont en forme de fil , de cinq ou neuf articles , avec un crochet au bout. Chaque segment suivant , à l'exception du dernier , sert d'attache à une paire de pieds (3) ; mais le premier , ou celui avec lequel s'articule la bouche , a sur le dos un tubercule portant <, de chaque côté , deux yeux lisses , et en dessous « dans les femelles seulement, deux autres petits pieds, repliés sur eux-mêmes, et portant les œufs qui sont rassemblés tout autour d'eux en ufieoudeux pelottes. Le dernier segment est petit, cylindrique, et percé d'un petit trou à son extrémité. On ne découvre aucuns vestiges de stigmates.

Ces animaux se trouvent parmi les plantes marines , quel-

(1) Le siphon d*aiie mode espèce du sous-genre phoxichile, apportée da mf dt Bonne-Espérance par feu Delalande,m*a offert des sutures longitudinales, de manière oii*îl me parait composé du labre , de la languette et de deux mâcboires,le tout sondé eniembia. Les palpes sont dès lors ceux de ces mâchoires.

(2) Suivant Savigny, ils font le passage des jirachnides aux Cruêtaeéê, Noua ne ki plaçons ici qu*aTec doute.

(3) Milne Edwards , qui a observé ces animaux sur le vivant, m*a dit avoir va dana H»térieur de ces organes des expansions latérales du canal intestinal , ou des ccDenmt. Tm avais effectivement aperçu les traces , sous la forme de vaisseaux noirâtres, dans difers nymphons. Cette observation me porterait à croire que ces animaux respirent par la pean, caractère d*après lequel ils pourraient former un orclre particulier , et peut-être inlmiédiaire entre les Arachnides et les Insectes aptères de Tordre des Parasites.

TRACHÉENNES. 209

quefois sous les pierres , près des rivages , et quelquefois aussi sur des Cétacés.

Les PrcNOGONons (Pycnogoiiuh. Bran. Mûli. Fab.)

Sont dépouryns d'antennes-pinoes et de palpes , et la longueur de leurs pieds ne surpasse guère celle du corps qui est proportionnellement plus court et plus épais que dans les genres suivants. Ils vivent sur des Cétacés (1).

Les PpoxicHiLBs (Phoxichilus. Latr.)

N'offrent point de palpes , de même que les précédents , mais ont des pieds fort longji et deux antennes-pinces (2).

Les Ntxpions (Ntmphon. Fab.)

Ressemblent aux PhoxichUeê par la forme très étroite et oblongue de leur corps, la longueur de leurs pieds, et la présence des antennes-pinces ; mais ont, en outre, deux palpes (8).

La troisième fanaille des Arachnides tràciuSennbs , celle

Des Holîtres , (Holetra. Hermann.)

A le thorax et l'abdomen réunis eu une masse , sous un épiderme commun : le thorax est tout au plus divisé en deux , par un étranglement, et l'abdomen présente seulement dans

auelques-uns des apparences d'anneaux , formés par des plis e répiderme.

L'extrémité antérieure de leur corps est souyent avancée en forme de museau ou de bec ; la plupart ont. huit pieds et les autres six (4).

Cette famille se compose de deux tribus. La première tribu des Aràghivides Holètres , celle des Phalan- 6IB1VS (Phalangtta, Latr.), a des antennes-pinces très apparen-

(1) Mail. Zool. dtn. cxix, 10-19, femelle. TroaTé sur nos côtes par Surtrey et d'Orbigny.

(2) Rapporiex à ce genre le Pycnogonum »pinipe» d*Othoa Fabricius , sa yariété du P, gT0»9ip99, sans antennes; les PfuUangiumaculeatum^tpinoêum de Hlontagas(Lin. Trans.) le Nympkon femoratum deê A.ciea de la Soc. d^hist. natur. de Copenbague (17S^); le Nymphân hirtum de Fabricius, qui peut-être ne diffère pas des Phalangium spinipes, êpinoêum, cités plus baut.

(S) Pycnaganum grossipeê, Otb. Fab. MûU* Zool. dan. cxix, 5-9, fem.; i comparer ayee les Nymphonê gracile et femoraium du docteur Leacb. ( Zool. miscell. zix , 1 , 2). Son genre ammoihêa {A.carolinenêiêy ibid., ziii) diffère de celui des iVympAons par les antennes-pinces beaucoup plus courtes que la boucbe, leur première pièce, ou celle de la racine , étant fort p^te. Les palpes ont neuf articles , tandis que ceux des Nympbons n*en offrent que cinq. Dans ce genre, ainsi que ceux de PkoxiehUe et de Pycnogonon^ le second article des tarses est fort court. Le tubercule portant les yeux est quelquefois placé sur une sailliequi s*ayancc au-dessus de la base de Tarticle antérieur , ou la bouche.

(4) Le Trombidium longipet d*Herman fils , Mém. aptér. pi. 1, S , est représenté ayec dix pieds , dont les deux premiers très longs. Il ne lui en donne que buit dans le texte.

tes, soit en saillie au-deyant du tronc, soit inférieures, et toujours terminées en une pince didactyle , précédée d'un à deux articles.

Ils ont deux palpes en forme de fil , de cinq articles , dont le dernier terminé par un petit ongflet ; deux yeux distincts , deux mâchoires formées par le prolongement de Tarticle radical des palpes, et souvent quatre de plus(l), et qui ne sont aussi qu'une dilatation de la hanche des deux premières paires de pieds; ie corps ovale ou arrondi, recouvert, du moins sur le tronc, d'une peau plus solide; des apparences d'anneaux ou des plis sur Tabdomen. Les pieds, toujours au nombre de huit, sont longs et divisés distinctement à la manière de ceux des Insectes(2). Plusieurs au moins (Faucheurs), ont à Torigine des deux pieds postérieurs, deux stigmates, un de chaque côté, mais cachés par leurs hanches.

La plupart vivent à terre , sur les plantes , au bas des arbres, et sont très agiles ; d'autres se cachent sous là pierre , dans la mousse. Leurs organes sexuels sont placés sous la bouche, et intérieurs.

Les Fauchsuis, (Phalahgiuh. Lui. Fab.)

Qui ont les antennes-pinces saillantes , beaucoup plus courtes que le corps, et les yeux portés sur un tubercule commun.

Leurs pieds sont très longs , fort menus; et détachés du corps , ils donnent, pendant quelques instants , des signes d*irritabilité. IjCs deux sexes sont placés vis-à-vis Fun de Fautre dans la copulation , qui a lieu vers la fin de Fêté. L*organe^ générateur du mâle a la forme d'un dard , terminé en dcmi-flècbe. La femelle a un oviducte membraneux , en forme de fil, flexible et annelé. Les trachées sont tubulaires.

Le Faucheur des murailles {Comutum, Lin., mâle; Opilio, ejusd., femelle. Herbst., Monog, phal., 1,3, mâle; ibid, 1, femelle. Corps ovale, roussâtre ou cendré en dessus, blanc en dessous ; palpes longs ; ^eux rangées de petites épines sur le tubercule portant les yeux, et des piquants sur les cuisses. Antennes-pinces cornues dans le mâle ; une bande noirâtre, avec ses bords festonnés , sur le dos , dans la femelle (3) .

(1) Bans la supposition que les deux mâchoires supérieures représentent, afecleurs palpes, les mandibules des Crustacés Décapodes , les quatre autres représenteront aussi les quatre mâchoires des mêmes Crustacés , et les deux mâchoires , ainsi que la lèvre inférieure de Insectes broyeurs. Marcel de Serres nous apprend que le ganglion venant immédiatement après le cerveau , est en face de la troisième paire de pattes , qui , d'après ces rapprochements, serait Tanalogue de la première des Insectes; or c^est là aussi qu*est placé , dans ceux-ci , le même ganglion. VoyeM Tordre des Myriapodes.

(3) Hanches , cuisses , jambes et tarses de même que dans les familles précédentes. Mais les pieds des autres Arachnides trachéennes sont composés d'articles courts , dont les proportions relatives ne diffèrent que graduellement , de sorte que ces distinctions de parties sont moins appréciables.

(5) Consultez les Monographies de ce genre publiées par Latreille (à la suite de rHistoire des Fourmis), Herbst. et Hermann fils (Mém. aptérolog.)

TRACHÉENNES. 501

Un célèbre entomologiste anglais , Kirby , a formé , sous le nom de Gono- LEPTE ifionoleptes)^ un genre propre sur des espèces qui ont les palpes épineux, avec les deux derniers articles presque delà même grandeur, subovalaires, et un fort onglet terminal ; et dont les banches des deux pieds postérieurs sont fort grandes, soudées et forment une plaque sous le corps. Ces pieds sont éloignés des autres et rejetés en arrière (1). Dans les Faucheurs proprement dits, les palpes sont filiformes, sans épines, terminés par un article beaucoup plus long que le précédent , avec un petit crocbet an bout. Tous les pieds sont rapprochés, à hanches semblables et contiguës à leur naissance. Telles sont toutes nos espèces indigènes.

Les SiRoifs (SiBo. Latr.)

Ont les antennes-pinces saillantes, presque aussi longues que le corps, les yenx écartés et portés chacun sur un tubercule isolé ou sans support (2).

Les Macrochèles ( Macrocheles. Latr.)

Ont aussi les antennes-pinces très saillantes et fort longues ; mais leurs yeux sont nuls ou sessiles. Les deux pieds antérieurs sont fort longs et antenniformes ; le dessus du corps forme une plaque ou écaille sans anneaux dbtincts.

Je rapporte à ce genre les Acams marginaius et testudinarius d'Hermann fils (Mémoire aptérol., pag. 76, pi. n, fig. 6, et pag. 80, pi. ix, fig.l).

Les Trooulks ( Trogulus. Latr. )

Dont l'extrémité antérieure du corps s'avance en forme de chaperon , et reçoit dans une cavité inférieure les antennes-pinces et les autres parties de sa bouche.

Leur corps est très aplati et recouvert d*une peau très ferme. Sous les pierres (8).

La seconde tribu des arachnides HoLiraES ^ celle des Agaeides (Acarides)^ a tantôt des antennes-pinces ^ mais simplement composées d'une seule pince , soit didactyle, soit en g^riffe, et cachée dans une lèvre sternale; tantôt un suçoir, formé de lames en lancette et réunies, ou n'a même pour la bouche qu'une cavité , sans autres pièces apparentes.

Cette tribu est formée du genre

Des Mftes. (Acarus. L.)

La plupart de ces animaux sont très petits ou presque microscopiques. Ils sont dispersés partout. Les uns sont errants , et parmi eux on en ren-

(1) Ganolepteê horridus , Trans. Lin. Soc. XII , xxii, 16 ; espèces du Brésil.

(2) Siroruhena, Latr. Gêner. Crust. et Insect. I , vi , 2 j — Acaruê crasaipes, Herm. Hëm.aplér. iii,6et IX, Q. N.

(3) Trogulu» nepœformis, Lat.Gener. Crust. Insect. I, vi, 1 ; Phalangium iricarinatum, Lin. Midi de la France , Espagne.

302 AKACHNIDES

contre bous les pierres, les feuilles , les écoroes des arbres , dans la terre, les eaux , ou bien sur les provisions de bouche , comme la farine , la viande dessëcbée , le vieux fromage sec , sur les substances animales en putrébotion ; d'autres vivent , en parasites , sur la peau ou dans la chair de diren animaux y et les affaiblissent souvent beaucoup par leur excessive multiplication. On attribue même à quelques espèces Torigine de certaines niakdies , et particulièrement de la gale. Il parait résulter des expériences da docteur Galet , que les Mites de la gale humaine , mises sur le corps d'ooe personne saine, lui inoculent le virus de cette maladie. On trouve aosn diverses sortes de Mites sur des Insectes , et plusieurs Coléoptères vi?ant de substances cadavéreuses ou excrémentielles , en sont quelquefois tout couverts. On en a observé jusque dans le cerveau et les yeux de rhorame. Les Mites sont ovipares et pullulent beaucoup. Plusieurs ne naissent qu*avec six pieds, les deux autres se développant peu de temps après. Leurs tarses se terminent de manières diverses et appropriées à leurs habitudes.

Les unes ( les Aqaridbs propres, Aearides, Latr.) ont huit pieds, uniquement propres à la course, et des antennes-pinces.

Les Trombidions. (Trombidium. Fab. )

Qui ont des antennes-pinces en griffe ou terminées par un crochet mobile ; des palpes saillants , pointus au bout, avec un appendice mobile ou uueeipéce de doigt sous leur extrémité ; deux yeux , situén chacun au bout d^un petit pédicule fixe , et le corps divisé en deux parties, dont la première ou l'antérieure très petite , et porte , outre les yeux et la bouche , les deux premières paires de pieds.

Le Trombidion satiné (T. kohsericeum, Fab.) Herm., Mém. aptér., pi. 1, % et II , 1 , très commun , au printemps , dans les jardins ; d^un rouge coaleur de sang,' abdomen presque carre ^ rétréci postérieurement, avec une échrancrure; dos chargé de papilles velues à leur base, et globuleuses i leur extrémité.

On trouve aux Indes orientales une autre espèce trois à quatre fois ploi

frande , et qui donne une teinture rouge : c^est le T. colorani {T, iineioHum, ab.) Herm., Mém. ap. 1, 1, (1).

Les ÉaTTHRBES. (Ertthrats. Latr.)

Qui ont les antennes-pinces et les palpes des Trombidions, mais dont les yeoz ne sont point portés sur des pédicules, et dont le corps n^est pas divisé (2).

Les Gamases. (Gamasus. Lat. Fabr.)

Dont les antennes-pinces sont didactyles , et qui ont des palpes saillants ou très distincts , et en forme de fil.

Les uns ont le dessus du corps revêtu , en tout ou en partie , d^une peau écailleuse (3).

(1) T.fultginosum, Uerm. Mém. apt. 1, 3; — T. bicolor, ibid, ii, 2; — T. o^imilSf ibid. 3 ; — T. curtipes, ibid. 4j — T, trigonum, ibid. 5; — T'. trimaculatum, ibid. 6.

(3) Érytiïrœuê phalangioideê, Latr. ; frombidium phalangioides , Uerm. ibid. 1, 10; — Trombidium quisquiliarum , ibid. 9; — T, parietinum , ibid. 13; — T. pusiHum. ibid. II, 4; — T, murorum, ibid. 5.

(3) Gamatuê marginaiusj Latr. ; Acarus marginaius , Herm. Mém. tprt. vi , 6^ trcwfé

rlc corps calleux au cerveau d*un homme; — Trymbidmm hngipesn Herm. ibid. 1*

«ur

TRACHÉENNES. 805

Jjes autres ont le corpe entièrement mou. Quelques espèces de cette division vent sur diffërents oiseaux et quadrupèdes. Ou en connaît, tels surtout que icarus ielarius de Linnœus, ou le Gamate tisserand^ qui forment sur les nilles de plusieurs végétaux , particulièremdÉk sur celles du tilleul, des toiles es fines, et leur nuisent beaucoup. Cette espRe est rougeâtre, avec une tache >irâtre de chaque côté de l'abdomen.

Les Ghbtlxtes, (Chetlbtds. Lat.)

Qui ont aussi des antennes-pinces didactyles, mais dont les palpes sont épais, I forme de bras et terminés en faulx (1).

Les Oribatbs^ (Oribata. Latr. — Notaspis, Herm.)

Dont les antennes-pinces sont encore didactyles , mais dont les palpes sont

es courts ou cachés ; qui ont le corps recouvert d^une peau ferme , coriace

I écailleuse , en forme de bouclier ou dVcusson , et les pieds longs ou de

'andeur moyenne.

Le devant du corps est avancé en forme de museau. On voit souvent une

iparence de corselet. Le bout du tarse est terminé par un seul crochet dans

s uns, par deux ou trois dans les autres, sans pelotte vésiculeuse.

Uê se trouvent sur les pierres , les arbres , dans la mousse , et marchent

Qtement (2).

Les UropodeS; (Uropoda. Lat.)

Qui ont, à ce que Tanalogie nous fait présumer, des ckélicères en pince; Mit les palpes ne sont point apparents ou saillants; dont le corps est encore (Couvert d^u ne peau écailleuse, mais qui ont des pieds très courts, et un fila mus au moyen auquel ils se fixent sur le corps de quelques Insectes Co|^p- Tes , et se suspendent en Pair (3).

Les AcARUs , (AcARus. Fab. Latr. — Sarcoptes^ Latr.)

Ayant , ainsi que les précédents , deux antennes-pinces didactyles , des palîs très courts ou «cachés, mais dont le corps est très mou ou sans croûte railleuse.

Les tarses ont, à leur extrémité, une pelotte vésiculeuse* Plusieurs espèces se Ducrissent de nos substances alimentaires. D^autres se trouvent dans les ulcè- *B de la gale de Thomme, de celles du cheval, du chien, du chat (4).

; — Acarut coleoptratorum, Fab. ; De Geer. Mém. Insect. , YII, vi, 5; — Acarus hirunr'ni't, Herm. ibid, i, 13; — A. veêpêrtilioniê , iibid. 14; — Trtfmbidium hipuêtuiatum ^ «d. 1 1, 10; — T. êocium, ibid. u, 13; — T, tiliarium, ïhid, 13;— 7^. teiarium^ ibid. 15 ; » trots espèces vivent en société sur les feuilles , les recouvrent de fils soyeux et très fins; - T. celer, ibid. 14; Acarutgallinœ^ De Geer , Insect. VII, vi, 13.

(1) Acarus erudttus, Schrank, Enuni. Insect, Aust. n» 1058, tab, ii, 1; ejusd. Pecicufus Mcti/t, ibid.no 1094, 1,5.

(2) Voyei Hcrmann , Mém. aptér. genre Notaepe; et Olivier ^ Encycl. métbod. Insect. 'ticle Orihate. *

^)mcaru9 végétant , De Géer. Insect. VU, vu, 15. VAcaruêêpini torsiis d^Hermann, ëm. apt. VI, 5, forme peut-être un genre intermédiaire entre celui-ci et le précédent.

(4) Acama domeeticuê, De G. ibid, v, 1-4; — -^Ê^r^ '*^> Fab; — ^. acoftsM, ibid. 19, > : voyes la Dissertation en forme de thèse dudpReur Galet; — A, farinm, ibid. 15; — ^ avicufarum , ibid. vi, 0; — A. patserinue, ibid. 12, remarquable ner lajpandenr de i troisième paire de pieds ; — A .dimidiatuê , Herm. Mém. apt. vi, 4; — IrombiHium tpaipe, ibid. ii, 8.

3M AK&ClUtlDES

D'autres SIitis (lesTienia, Sieirtia, Latr.ontaoMi huit pieds et t pmpresà la courte, mai» «ont iléponrvui d'antenaes-pînce* proprei cc*oi^ancs»otiL remplacé* par deus laoïea en lancettes, fomunt, i (•nette . un •liçoir. et

Tantàt elle» ont dea yeus dUnncls , de* palpe* aaillanta , filirorme un suçoir composé de pi£ces membraneuses et tan* denteinrea, très mou. Elles «ont vagabondei.

Les Bdelles, (Bdella. Lat. Fab. — Sçirta, Herm.J

, coudés, avec des «oie* ou des poili ■ poslérieur* plus lonjs. Leur auçoir est "" « trouvent sous les pierrei

!. Elles s>

Qui ont les palpes

Siiatrc yeux et les | irme de bec conlniit ces d'arbres, ou dat

La Bdetle nuge ( Acarut longlcoralt, Lin.; La Plnee rouge, G( vulgarti, Herm., Hém. apt., III, 9; IX, 5. Longue i peine d'une i d'un rouge écarlate , avec les pieds plus pjles. Suçoir en for alongéet pointu. Palpes à quatre articles^ dont le première! le <li longs 1 aetui-ci un |ieu plus court et terminé par deux soies. — aux environs de Parts ; «ou* les pierres (1).

Les Sm

,. Latr.)

Se distin(nient des Bdelles par les palpes qui

suçoir , droit*

bout; par leari yeux ;

« Mites à huit pieds et sans nntenne«-pince« n' '« palpes sont, «oit antérieurs et avancés a ou dilal

i» en for L'lsr|;ies ou dilatées vers le bout , «ervant de (;atne au suçofa riMrs; les pièces du suçoir «ont cornée*, très dures et dentée^; l revêtu d'une peau coriace, ou a, du moins en avant, une plaque écail Ces Tiques «ont para«iles , se (>or(>ent du «ang de plusieurs anin brés, et d abord lré« aplaties, acquifrent, parla succion, i et une forme vësiculaire. Elles sont ronde* ou ovales.

n très gn

Les IiODSS, (IxoniB Lat. Fab. — Çyaorceilhet ,.Herm.}

Dont le* palpes en{[aînent le suçoir et forment avec lui nu bec aval tronqué et peu dilate au bout.

Les Ixodei fréijurntent les bois fourrés, «'accrochent aux végétai vé*. par les deux pieds antérieurs, et 'tiennent les autres étendus chent aux (iliien* , aux Rœufs , aux Chevaux , i d'autres quadrupédr aux Tortuca , eiigag^iil tellement leur auçoir dans leur cbair, qu'on i en détacher qu'avec forre et en enlevant la portion de chair qui lui

Eondent une quantité prodigieuse d'œufs , et par la bouche , «uiva ricr. Leur multiplication aur un Bœuf, un Cheval , e«t quelqaefoi« que CCS animaux en pérUsent d'épuisement. Leurs tarses sont te) deux crochets insén'-s sur une palette , ou réunis i leur baie aur ni

Il paraît que les anciens désignaient ers Arachnides «oui le non

(1> .Vri>H« bngt'nutrii, llerm. 1

apt. ii.ii — S. lalirotlrit, ifaid. f

{'à) .^rarMiMHibHci. Schrniik.elpeiil-élrrlei Trouibidiani luiTanti d'Herm IMH, 1,7; - PiifHlatMm,n,li\—Aftiam,Httliim.ibid. 7. Le lacand est mèm ili" rpi|ii^<ii ipti «prt lie type ou jenn-.

TRACHÉENNES. ^ 305

Les piqueurs appelleut Louvelte Tespèce qui se fixe sur le Chien , ou la suivante.

lilxode ricin (Acarus ricinus, Lin.) Âcarus reduvius, De G. , Insect., VII, ▼I, 1, 2; d^un rouge de sang foncé, avec la plaque écailleuse antérieure plus foncée ] côtés du' corps rebordés, un peu poilus; palpes engainant le suçoir.

Vixode réticulé {Reticulatus , Latr. , Fab.) , Acarus reduvius, Schrauk, Enum. insect., Aust., n<> 1043, m, 1, 2; Cxnorhœstes pichis, Hermann; cendré, avec de petites taches et de petites lignes annulaires d^un brun rougeâtre; bords de Fabdomen striés; palpes presque ovales. Il s^attache aux Bœufs, et a, lorsqu^il est tuméfié, cinq à six lignes de longueur.

L^étnde des espèces de ce genre n^a pas été suflisamment approfondie (1).

* Les Argas (Abgas, Latr. — Rbtnchopbion. Herm.)

Diffèrent des Ixodes par la situation inférieure de leur bouche et par leurs palpes qui n^engainent pas le suçoir, ont une forme conique et sont composés de quatre articles, et non de trois, comme dans le genre précédent.

Ijjérgas bordé (Ixodes reflexuSf Fab.) Lat., Gen. Crust. et Insect., I, vi, 3; Herm., Mém. apt., IV, 10, 11; d^un jaunâtre pâle, avec des lignes couleur de sang foncé , obscures et anastomosées. — Sur les Pigeons , dont il suce le sang.

Une autre espèce , V Argas dé Perse (Malleh de Mianeh^ , décrite par des voyageurs sous le nom de Punaise venimeuse de Miana,a été, ainsi que d^aur très Ixodes, Tobjet d^une notice très curieuse, publiée par M. Gotthef Fischer de Waldheim.

D'autres Mîtes (les Htdrachnbllbs, HydrachnelUe , Lat.) ont encore huit pieds, mais ciliés et propres k la natation.

Elles forment le genre Hydbacbna de Mûller (2), ou celui iVAtkax de Fabricins, et vivent uniquement dans l'eau. Leur corps est généralement ovale ou presque globuleux et très mou.. Celui de quelques mâles se rétrécit postérieumeni , d^une manière cylindrique ou en forme de queue ; leurs parties géni- UHtê sont placées à son extrémité ; la femelle les a sous le ventre. Le nombre des yeux varie de deux à quatre, et va même jusqu^à six , suivant Mûller.

La bouche des espèces que j^ai pu étudier m^a offert les trois modifications suivantes, et qui ont servi de base à trois coupes génériques, mais auxquelles il est presque impossible de rapporter toutes les espèces d^Uydrachnes de Mûller, ce naturaliste ne les ayant pas décrites avec assez de détails.

LcsEtlaïs, (Etlais. Lat.)'

Qui ont des antennes-pinces terminées par un crochet mobile (3).

Les Htdbachnes (Hydbacbna. Latr.)

Dont la bouche est composée de lames formant un suçoir avancé, et dont les palpes ont, sous leur extrémité, un appendice mobile (4).

(1) Jcaruê cegyptius, Lin. Herm. Mém. apt. iv , 9; L. iv , 13 ; — Jcarus rhinoçerotis , De G. Insect. VII , xxxviu ,5,6; — Acarus americanus, Lin. — A. nigua, De G. i!nd, xzxvu, 0, 13. VoyeM le genre Ixodes de Fabricius, et le travail géaérai du^docteur Leach •ar les Insectes aptères de Lionœus (Trans. Linn. Soc. tom. XI ).

(3) Hydrarachna j Herm.

S 3) Aiax sxtendeuSj ¥ab. MûU. ix, 4.

|4) A, gsograpliicusy Fab. Hûll. viii , 3-5. A, glJbatoTf Fab. Hûll. ix, 1 .

306 ^EACHnIdES TRÂGHtENNES.

Les LiMifocHARSs , (L1MNOCHARB8. Latr.)

Semblables aux Hydraetwes par la bouche eo suçoir, mais dont les (>a]pes sont simples (1).

D^autres Mites (les Microphthiibs, MIcropkihira, Latr.)*enfiD , s^éloignent de toutes les autres Arachnides par l#nombre des pieds, qui n^est que de six.

Elles sont toutes parasites.

Les Caris, (Caris. Lat.)

Qui ont un suçoir et des palpes apparents, le corps arrondi , très plat et revêtu d^une peau écailleuse (3).

Les Lbptbs, (Lbptus* Latr.)

Ayant aussi un suçoir et des palpes apparents , mais dont le corps est très mou et ovoïde*

Le Lepte automnal (Jutumnalis)^ Jearus autumnails, Shaw.,Mise. lool., tom. II, pi. xLii, espèce très commune en automne sur les graminées et d^tntres plantes. Elle grimpe, s^insinue dans la peau , à la racine des poils, et occasione des démangeaisons aussi insupportables que celles produites par la gale. On le connaît sous le nom de Rouget. Il est en effet de cette covleor et très petit.

Les autres espèces se trouvent sur différents Insectes , et rentrent daas la ^■▼ision des Trombides hexapodes d^Hermann (3).

Les AcLTsiBs, (AcLvsiA. Aud.)

Dont le corps a la forme dVne cornemuse, avec un siphon, sans palpes distincts , situé au-dessous de son extrémité antérieure , qui est rétrécie , coorbée et obtuse ; les pieds sont très petits.

Les Aclysies vivent sur le corps des Dytiques. On n^en avait d^abord découvert qu^une seule espèce ( A. du Dytique ^ Mém. de la Soc. d'Hist. nat de Paris, tom. 1, p. 98, pi. v, fig. 2), celle diaprés laquelle Victor AudooiRS établi ce sous-genre. Mais le comte de Manheiren , naturaliste de Russie, qui a déjà bien mérité de la science par ses essais entomologiques et par son enpressement à seconder les efforts de ceux qui s^y livrent , en a découvert, à ce qu^il parait , une autre espèce.

Les Atombs ( Atoma. Latr.)

ITont ni suçoir ni palpes visibles ; leur bouche ne consiste qu^en une petite ouverture située sur la poitrine. Leur corps est ovale , mou , avec les pieds trèi courts (4).

Les OCVPBTBS (OCTPBTE.)

De Leach appartiennent à cette tribu par le nombre des pieds , mais ont, luîvaut lui , des mandibules (5).

(1) Acaru8 aquaiicuê, Lin. — Jcarus aquaticus hohiericeus, De G. InAect. VII, tx, 15, 20: — Trombidium aquaticum, Herm. Mém. apt. 1, 11.

(2) Caris veêpertilioni», Latr. Gêner. Crust. etlnsect. 1, 161.

(3) Trombidium inseciorum^Uerm. Mém. apt. 1, 16; De G. Inteot. VII, vu, 5; — T^ latirosire, Herm. ibîd. 15; — 7*. comuium^ihid, II, 11;— 7*. aphidis^ ibid. De G. Insect. VII, ¥u, 14 ; — r. libeUulœ , Herm. ibid. De G. ibid. ¥ii , 9 ; — 7*. culicis, Herm. M. 1h G. ibid. VII, 13; T, lapidum, Herm. ibid. vu, 7.

(4) Acarus parasiiicus , De G. YII, tu , 7; Trombidium parasiticum, HermaiiB. ÇS) Ocypsts rubra, Leach, Trans. Lin. Soc. tom. XI, 396. Sur les Tipulaires.

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