‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 16 sur 101 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

anciens qu'ils en manquaient; une seule verge; l’ouverture de l'anus longitudinale ; le corps et la queue couverts de grandes écailles quarrées ; celles de dessus relevées d’une arête sur leur milieu ; une crête de fortes dentelures sur la queue, double à sa base.” Leurs narines ouvertes sur le bout du museau par deux petites fentes en croissant que ferment des valvules, donnent par un long canal étroit percé dans les palatins et dans le sphénoïde jusque dans le fond de l’arrière-bouche. ;

La mâchoire inférieure se prolongeant derrière %e crâne, il semble que la supérieure soit mobile , æt les anciens l’ont écrit ainsi, mais elle ne se meut qu'avec la tête toute entière.

Leur oreille extérieure se ot à volonté par deux lèvres charnues ; leur œil a trois paupières. Sous la gorge sont deux petits trous, orifices de glandes d’où sort une pommade musquée.

Les vertèbres du cou appuyent les unes sur les autres par de petites fausses-côtes qui rendent Île mouvement latéral difficile ; aussi ces animaux ontils de la peine à changer de direction, et on les évite aisément en tournoyant. Ce sont les seuls sauriens qui manquent d'os claviculaires ; ‘mais leurs apophyses coracoïdes s’attachent au sternum comme dans tous les autres. Outre. les côtes ordinaires et les fausses - côtes, il y en à qui protègent l'abdomen, sans remonter jusqu'à lépine, et qui paraissent produites par lossification des inscriptions tendineuses des muscles droits.

Leurs poumons ne s’enfoncent pas dans l’abdomen comme ceux des autres reptiles, et des fibres charnues adhérentes à la partie du péritoine qui recouvre le foie, leur donnent une apparence de

diaphragme ; ce qui joint à leur cœur divisé en trois loges, et où le sang qui vient du poumon ne se mêle pas avec celui du corps aussi complétement que dans les autres repüles, rapproche un peu plus les crocodiles des quadrupèdes à sang chaud.

Leur caisse et leurs apophyses ptérygoïdes sont fixées au crâne comme dans les tortues.

Leurs œufs sont durs, et grands comme ceux de nos oies ; et les crocodiles passent pour les animaux dont les deux extrêmes de grandeur sont le plus différens. Les femelles gardent leurs œufs, et quand ils sont éclos, elles soignent leurs petits pendant quelques mois.

Ils se tiennent dans les eaux douces , sont trèscarnassiers, ne peuvent avaler dans l’eau , mais noient leur proie , et la placent dans quelque creux sous l’eau , où ils la laissent putréfier avant de la manger. |

Les espèces plus nombreuses qu’on ne le croyait avant “ nous, se rapportent à trois sous-senres distincts. .

Les GAvIALs.

Ont le museau grêle et très-allongé ; les dents à peu près égales; les quatrièmes d’en bas passant, quand la bouche est fermée, dans des échancrures, et non pas dans des trous de la mâchoire supérieure; les pieds de derrière dentelés au bord externe et palmés jusqu’au bout des doigts,

20 ‘ REPTILES deux grands trous aux os du crâne derrière les yeux, que l’on sent au travers de la peau. On n’en a encore observé

que dans l’ancien Continent.

Le plus connu est

Le Gavial du Gange. ( Lac. Gangetica. Gm.) Faujas, Hist. de la Mont. de St.-Pierre, pl. xLvi. Lacép. I. xv.

Quoiqu'il devienne fort grand , il n'est pas dangereux pour les hommes, et l’on dit qu'il ne se nourrit que de Les CrocopiLes (2) proprement dits.

Ont le museau oblong et déprimé, les dents inégales, les quatrièmes d’en-bas passant dans des échancrures et non pas dans des trous de la mâchoire supérieure , et tous les autres caractères des gavials. Il ÿ a des espèces de cette forme dans les deux Continens. 7

Le Croccdile vulgaire, ou du Nil. ( Lae. Crocodilus: L.)

Geoffr. Ann. Mus. X, IIE, x.

Si célèbre chez les anciens, se reconnait à six rangées de plaques carrées, et à peu près égales, qu’il porte tout le long du dos. Îl paraît habiter toutes les rivières de la partie moyenne de l'Afrique.

Le Crocodile à deux arêtes. (Croc. biporcatus. Cuv.) * Ann. Mus.X, I, 4 et IF, 6:

À huit rangées de plaques ovales le long du dos, et deux arêtes saillantes sur le haut du museau, se trouve eo NN NS O8 PUR NE à AUS 2 NE (1) Ajoutez le petit gavial ( croc. tenuirostris. Cuy.) Faujas. loc, cit. pl. XLVIT.

(2) Kpoxodëidos , qui craint le rivage nom donné par les grecs à un lézard commun chez eux; ils l’appliquèrent ensuite , à cause de Ja

ressemblance , an crocodile ou éemsah d'Egypte quand àls voyasérent dans ce dernier pays. Hérodot, lib, IL.

SAURIENS dE

dans lèsiles de la mer des Indes, et probablement aussi dans les deux presqu'iles.

Le Crocodile à museau effilé. (Croc, acuius. Cuv.} Geoffr. Ann. Mus. IL, xxxvir.

A museau plus long , bombé à sa base, à plaques du dos rangées sur quatre lignes ; les extérieures placées irrésulièrement et avec des arêtes plus saillantes. C’est l'espèce de Saint-Domingue et des autres grandes Antilles. La femelle place ses œufs dans la terre, et les découvre au moment où ils doivent éclore (1). ‘

Les Caïwaxs (2). (Arzicaror. Cuv.)

Ont le museau large, obtus , les dents inégales, dont les quatrièmes d’en bas entrent dans des trous et non dans des échancrures de la mâchoire supérieure ; leurs pieds sont à demi palmés seulement et sans dentelyre. On n'en connait encore pour sûr qu'en Amérique.

Le Caïman à lunettes. ( Croc. sclerops. Schn. ) Seb. I, erv , 10. Cuv. Ann. Mus. X, I:,7 et 16, et XIE, 5.

Ainsi nommé, d’une arête transversale "qui réunit en avant les bords saillans de ses orbites, est l’espèce la plus commune à la Guiane et au Brésil. Sa nuque est cuirassée

(1) Ajoutez le crocodile à losange (croc. rhombifer.) Cuv. Ann: Mus. loc. cit. —Le crocodile à casque ( croe. galeatus.) Perrault. Mém. pour servir à l'Hist, des An. pl. zxiv. — Le crocodile à 2 boueliers ( croc. biscutatus.) Cuv. Ann. Mus. X, 11, 6:

(2) Le nom de caïman est celui que les nègres de Guinée don= nent aux crocodiles. Les Colons français l’emploient pour désigner Vespèce de crocodile la plus commune autour de leur habitation. Les Colons anglais et hollandais emploient , dans le même sens , le mot alligator, corrompu du portugais Zlagarto qui vient lui-même de lacerta.

de quatre bandes transverses de fortes écailles. La femelle pond dans le sable, couvre ses œufs de paille ou de feuilles, et les défend avec courage.

Le Caiman à museau de brochet.( Croc. Lucius. Cuv.) Ann. Mus. X, 1,6 et 15,et IE, 4.

Ainsi nommé de la forme de son museau, se distingue encore par quatre plaques principales qu’il porte sur la nuque. Il habite dans le midi de l'Amérique septentrionale. Il s'enfonce dans la vase et tombe en léthargie dans les grands froids. La femelle dépose ses œufs par couches , avec des lits de terre (1).

La deuxième famille, ou celle DES LACERTIENS (2).

Est distinguée par sa langue mince, extensible , et terminée en deux longs filets, comme celle des couleuvres et des vipères; leur corps est allongé ; leur marche rapide ; tous leurs pieds ont cinq doigts , armés d’ongles , séparés, inégaux, surtout ceux de derrière; leurs écailles sont disposées, sous le ventre etautour de la queue , par bandes transversales et parallèles : ; leur tympan est à fleur de tête, et membraneux: une production de la peau fn

oo

(1) Ajoutez le caïiman à paupières osseuses (croc. palpebrosus. Cuv.\ Ann, Mus. X, 1, Get 17, LIT, 2; et le croc. trigonatus. Schn. Seb. I, cv, 3.

fo 1 H e A . 0 Q , (2) Du latin Zacerta, qui a la même signification que /ézard.

due longitudinalement , qui se ferme par un sphincter, protège leur œil; sous l'angle antérieur est un vestige de troisième paupière; leurs fausses côtes ne font point de cercle enter; les mâles ont une double verge; l'anus est une fente transversale. |

Leurs espèces étant fort nombreuses et fort variées , nous les subdivisons en deux genres.

Les Moxrrors appelés nouvellement par une erreur singulière , TUPINAMBIS (1).

Sont celui où, il y a des espèces de la plus grande faille ; ils ont des dents aux deux mâchoires et en manquent au palais; on en reconnaît le plus grand nombre à leur queue comprimée latéralement qui les rend plus aquatiques ; le voisinage des eaux les rapprochant quelquefois des crocodiles et des caiïmans, On a dit qu'iis avertissent, par un sifflement, de lPapproche de ces dangereux reptiles; c'est pro: bablement cette assertion qui a fait donner le nom

* de sauvegarde ou monitor à quelques-unes de leurs espèces , mais elle n’est rien moins que certaine (2).

(1) Margrave , parlant du sauvegarde d’Amériqne, dit qu’il se nomme feyu-guaçu , et chez les Topinambous, temapara (temapara tupinambis). Séba a pris ce dernier mot pour le nom de l'animal; el tous les autres naturalistes l’out copié.

(2) Vid. Margr, et Pison, Madem,. Merian a , la première, fait

24 REPTILES Le premier sous-genre ou celui HA TEONENE Des Monrrors proprement dits.

Se distingue par des écailles petites et nombreuses sur la tête, et les membres, sous le ventre et autour de la queue. Ils paraissent être tous de l’ancien Continent (r).

Les uns ont la queue très - plate aux côtés, carénée en dessus, un peu arrondie ‘en dessous. Leurs dents sont aigués et tranchantes.

On en trouve diverses jolies espèces dans les deux Indes; telles que le zzonitor élégant de l'Archipel des Indes, ( Tup. elegans. Daud.) Seb. I, xcix, 2; IT, XX<, 25 Lacép. I, xvi1; noirätre; des rangées transversales de taches blanches sur le dos ; des lignes lonsitudinales sur les côtés du col; le dessous blanc (2). D’autres ont la queue presque arrondie, marquée en

dessus d’une carène dentelée. Leurs dents , au nombre de vingt-quatre: à trente à chaque mâchoire, sont coniques, et celles du fond de la bouche grosses et à pointes mousses.

mention. de ce nom de sauvegarde, en avouant qu’elle en ignorait la vaison. Séba paraît celui qui a imaginé cette raison ou l’a ‘apprise de quelque voyageur, lequel laura probablement inventée pour expliquer le nom.

(1) Séba, et d’ après Jui Daudin, donnent quelques vrais monitors

(2) À cette subdivision appartiennent encore le monitor bigarrd® de la Nouvelle-Hollande. ( lac. varia. Shaw.) Nat. misc. LXXVIIT, TJ. White, p. 253.—Le mon. étoilé d’ Afrique. (tup. stellatus. Daud.} Séb. I, xcxiv ,1, 2,5 ; xcxvar setil, ov,1,eixc;et Daud. Ill, ÆXXI, — Le mon. marbré ( tup. marmoratus. Oppel.) — Le mon. à taches vertes (tup. maculatus. Daud. ) Séb.I, cx , 4. — Le mon. cépédien ( tup. cepedianus. Daud. ) Séb. 1, LxxxVI 0145: IT, XXIX., — Le mon. Piqueté , du Bengale, ( tup. Benghalensis. Daud.

SCb. T, Lxxxv, 2 et 43; Cx, 5; mais il faut remarquer qu'il est très- difficile de disti

pour américains, mais c’est une erreur.

inguer Ie espèces et les variétés , et que les couleurs étant presque toujours aliérées dans les cabinets , on ne peut avoir égard qu’à la distribution des taches.

. SAURTENS. 25

£e Monitor du Nil ou Ouaran(x).( Laceria Nilotica. L.) Mus. Worm. 313. Geoffr, Rept. d'Eg., [, r.

. Le dos brun, avec des piquetures blanchâtres formant de petits compartimens ovales et irréguliers ; la queue presque triangulaire; trois pieds de long. Le peuple, en Égypte, prétend que c’est un jeune crocodile éclos en ‘terrain sec. Les anciens Egyptiens l'ont gravé sur leurs . monumens , peut-être parce qu'il dévore les œufs du crocodile.

Le Monitor du Congo. ( T'up. ornatus. Daud.) Aun. du Mus. IT, x£yrrr. ( Lac. Capensis. Sparrm.)

Long de cinq à six pieds ; dessus noir tacheté de blanc; dessous blanc, avec quelques bandes noires en travers’; queue annelée de noir et deblanc; vingt-quatre à trente dents. à chaque mächoire ; les dernières très-grosses, et arrondies comme à la dragonne. 11 mange toutes sortes de reptiles et d'insectes, qu’il poursuit jusque sur le toit des cases, ce qui ie fait respecter des nègres (2).

Il y en a enfin qui ont la queue presque ronde et sans earène, quoique d’ailleurs ils ressemblent aux précédens par la petitesse de leurs écailles et l’absence des pores sous les cuisses. Ils vivent davantage dans les terrains secs. Leurs dents sont aiguës et tranchantes comme dans la première subdivision.

Le Monitor terrestre d'Égypte. ( Ouaran el hard.)

Seb. XCVIII, 3? Geoffr. Rept. d'Es, LE, 2.

Le dos brun, ou vert-jaunâtre, à peu près uniforme ;

commun dans les déserts qui avoisinent l’Ezypte. Les

bateleurs du Caire l’emploient à faire des tours, après lui avoir arraché les dents.

(1) Le lacerfa dracæna. Linn. ( SébaT, pl. ror,f. 1.) très-différent de la dragonne de Lacép., ne l’est point du ouaran. (2) Ajoutez le fupinambis à gorge blanche, Daud. LIT, xxxix

C’est le crocodile terrestre d'Hérodote, et comme‘le croit Prosper- Alpin, le véritable scirque des anciens. Les deux autres sous-senres de MoniTorsont des plaques

anguleuses sur la tête, et de grandes écailles rectangulaires sous le ventre et autour de la queue. La peau de leur gorge, revêtue de petites écailles, fait deux plis en travers.

Le deuxième, ou LES DRAGONNES,

À pour caractère distinctif de grandes écailies, relevées d’arêtes comme dans les crocodiles , éparses sur le dos, et formant des crêtes sur la queue; leurs “dents sont coniques, et celles du fond de la bouche grosses et à couronnes arrondies; leur queue ronde vers la racine et comprimée vers le bout.

On n’en connaît qu’une espèce,

La Dragonne, Lacép. quadr. ov. pl. 1x. (1).

Qui atteint de quatre à six pieds de long et vit à la Guiane, dans des terriers, près des marécages. On mange sa chair.

Le troisième, ou LES SAUVEGARDES,

À toutes les écailles du dos petites et sans carènes, une rangée de pores peu marqués sous chaque cuisse, et surtout des dents dentelées.

Les uns, appelés plus particulièrement SAUVEGARDES, ont la queue plus ou moins comprimée ; des écailles du ventre plus longues que larges; ils vivent au bord des eaux. On en connaît des espèces à queue relevée en dessus, de deux ou quatre carènes d’écailles aiguës , comme :

Le Lézardet. Daud.( Lac. bicarinata. XL.)

Assez semblable à la dragonne, mais plus petit et dépourvu d’écailles larges et carénées sur le dos.

(1) N. B. Le dracæna Linn. est un monitor, le même que l’ouaran dEgvpte,

SAURIENS. 27 D'autres esvèces ont la queue mousse et sans carène en

dessus, quoique comprimée surtout vers sa pointe. k.

LA Le Sauvegarde d'Amérique, Teyu-Guazu ; Témapara,etc. ( Lacerta Teguixin. Lin. et Shaw.) Seb. I, xcvr, 12) 9 REV EIS DU RCIX,

Piqueté et tacheté de bleu, sur un fond noir en dessus , bleuâtre en dessous; des bandes bleues et noires sur la queue. Au Brésil, à la Guiane; arrivant à près de six pieds de longueur. 11 va rapidement sur terre; se réfugie à l’eau quand on le poursuit; y plonge, mais n'y nage point; mange toule sorte d'insectes, de reptiles; des œufs dans les basses-cours, etc.; niche dans des trous qu'il creuse dans le sable. On mange sa chair et ses œufs.

D'autres sauvegardes, appelés Amerva, ne diffèrent des précédens que par une queue ronde, et nullement comprimée , garnie , ainsi que le ventre, de rangées transversales d’écailles carrées; celles du ventre sont plus larges que longues. Ce sont des lézards d'Amérique , assez semblables aux nôtres à l'extérieur, excepté qu’ils n’ont pas de collier, mais qué toutes les écailles de leur gorge sont petites. On les en distingue aussi par la figure plus pointue, plus pyramidale de leur tête.

L'Ameiva le plus connu(x). ( Lacerta Ameiva.Gm.) Lacép. I, xxx1; Edw. 202; Sloane. Jam. IL, ocLxxIIT, 3.

Est gris-bleu dessus, bleu-päle dessous, tacheté de

(1) Le nom d’ameisa, selon Margrave , désigne un lézard à queue fourchue , ce qui ne peut être qu’une circonslance accidentelle ; Edwards ayant eu un individu de l'espèce ci-dessus, où cet accident s’observait, en a appliqué le nom à toute l’espèce. Margrave com= pare le sien à son taraguirg qui, d’après sa description, serait plulôt ua rmarbré, Es k

blanc sur les flancs , et se trouve communément à !æ - . L L] Guiane et aux grandes Antilles. Sa longueur est d’un

pied (r).

Les LÉZARDS proprement difs, forment le deuxième genre des Lacertiens.

Ils ont le palais armé de deux rangées de dents, et se distinguent d’ailleurs des ameïva et des sauvegardes, parce qu'ils ont un collier sous le col, formé par une rangée transversale de larges écailles, is de celles du ventre par un espace où il n'y en a que de petites, comme sous la gorge. Une partie de leurs os du crâne s'avancent sur leurs tempes et sur leurs orbites, en sorte que tout le dessus de la tête est muni d’un bouclier osseux.

Ils sont très:nombreux, et notre pays en produit plusieurs espèces, confondues par Linnæus sous le nom de : dacerta agilis. La plus belle est : le grand /ézard vert +: ocellé. ( Lac. ocellata. Daud.) Lacép. I, xx. Daud.TIT, "xxx, du midi de la France, d'Espagne et d'Italie; long de plus d’un pied, d’un beau vert, avec des lignes

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(1) Ajoutez l’Am. littérata, Daud. Séb: 1, LxxxIIT. — Am. cœru= leocephala , id. :Séb, T, xCr, 5. — Am. lateristriga ; Cuv. Séb. 1, APN Te Alt a (lacert, lemnisc, Gmel. )

Je ne Sais par quelle confusion de synonymie , Daudin a placé l’am. litterataen Allemagne ; ilest d'Amérique comme touslesautres. Lam. graphique de Daud, Séb. 1, Lxxxv, 2,4, est le monitor piqueté ; son am. argus, SCb.T » LXXXV , %, est le monitor cépédien ; son goitreux, Séb. TL, cr, 8, 4 9°ñe diffère pas du littérata,; enfin sa téte rouge, Seb. 1, XC1, 1, 2 , est un lézard vert ordinaire. J1 a probabléent été induit en erreur par les enluminures de Séba. Le ac. 5 linéata, me parait un L-cæruleocephala , dont une paxlie de la queue cassée avait repoussé avec de pelites écailles. .

de points noirs formant des anneaux ou des yeux. — Le vert piqueté ( lac. viridis. Daud. III, xxxiv ); — le vers à deux raies (lac. bilineata. id. XXXVI, 1); — Île vert ef brun des souches (lac. sepium. id, 1b. 2); —le gris des murailles (lac. agilis. id. xxXVIIL, 1. ); — le gris des sables ( lac. arenicola. id. ib. 2), se trouvent tous dans nos environs , et varient tellement , qu'il est très-difficile de les distinguer d’une manière constante. Notre midi produit encore le léz. gentil, Daud. ITL, xxxt1; le 4acheté, ib. 2, qui n’en est peut-être qu'une variété; et le véloce, Pall. auquel il faut rapporter le bosquien, Daud. XXXVI, 1).

Les TAkYDROMES (2} *

Ne diffèrent des autres lézards proprement dits , en ce qu’ils ont des rangées d’écailles carrées même sur ledos ; que feur corps, et encore plus leur queue, sont excessivement allongés ; et qu'au lieu d’ane rangée de pores sous chaque cuisse, ils n’ont que deux vésicules aux côtés de l’anus.

LES IGUANIENS (3).

Sont une troisième grande famille de sauriens qui à la forme générale, la longue queue

(1) Je n’ajoute qu’en hésitant les Jac. sericea. Laurall, 5. argus, id 1. 9 Ferreserisade LIT: "

Le filiguerta de Damdiu est un mélange d’un ameiva d’Amérique avec le lézard vert de Sardaigne , mal décrit par Cetti. Le cæruleocephala, le lemniscata , le quinquelineata sont des ameiva. Le sexlineata Catesb. LxvuT, est un séps.

(2) Taæyus et dhwuey, prompt—coureur.

(3) IGUAKE, nom originaire de Saint-Domingue selon Hernandès, Scaliger , etc. ; les habitans l’auraient prononcé Riuana, où igoana.

Selon Bontius , il serait originaire de Java , où les naturels le prononcent /eguan. Dans ce cas, les Portugais ou les Espagnols l’auraient transporlé en Amérique et transformé en iguana. Ils l’y

etles doigts libres etinégaux deslacertiens ; leur œil, leur oreille, leurs verges, leur anus sont semblables, mais leur langue est charnue , épaisse, non extensible, et seulement échan-

crée au bout. | Nous y placons les genres suivants :

Les STELLIONS. ( STELLIO. Cuv. )

Ont avec les caractères généraux de la famille des iguanes , la queue entourée par des anneaux composés de grandes écailles souvent épmeuses, et manquent de dents au palais.

Leurs sous-genres sont comme il suit :

Les ConDpyzes (1). (Corpyzus. Daud.)

Ont non-seulement la queue, mais encore le ventre et le dos garnis de grandes écailles sur des rangées transversales,

donnent au sauvegarde , comme au véritable iguane. On l’a donné aussi quelquefois , ainsi que celui de guano, à des monitors de l’ancien Continent. Il faut y faire atlention en lisant les voyageurs; je pense même que le leguan de Bontius n'est pas autre chose.

(1) Selon Aristote « le cordyle est le seul animal qui ait à la fois « des pieds et des branchies. Il nage de ses pieds et de sa queue qu’il « a semblable à celle du silure , autant qu’on peut comparer les pe- « tites choses aux grandes. Cette queue est molle et large. IL n’a « point de nageoires; c’est nn animal de masais comme la gre- « nouille : il est quadrupède et sort de l’eau ; quelquefois il se des- « sèche et meurt, »

I est évident que ces caractères ne peuvent convenir qu’à la larve de salamandre aquatique, ainsi que l’a très-bien vu M. Schneider. Bélon a décrit cette salamandre sous le nom de cordyle, mais son imprimeur ajouta par mégarde la figure du sauvegarde du Nil,

Fondelet a appliqué ce nom au grand stellion d'Egypte ou caudi-

Les pointes de celles de la queue forment des cercles épineux; il y a aussi de petites épines à celles des côtés du dos , des épaules et du dehors des cuisses. Les cuisses ont une ligne de très-grands pores. Leur tête, comme celle des lézards communs, est munie d’un bouclier osseux continu , et couverte de plaques.

La seule espèce connue ( Lac. Cordylus. LL.) , Seb. L, LxAxE diet Go EL, EXIT , 15:

Vient du Cap de Bonne-Espérance. Ce saurien si bien cuirassé, un peu plus grand que notre lézard vert commun, est tantôt d’unbleuâtre livide, tantôt d’un brunnoirâtre. Il mange des insectes (r).

Les STELLIONS ordinaires (2). (STELzL10. Daud.)

Ont les épines de la queue médiocres ; la tête renflée en arrière par les muscles des mâchoires ; le dos et les cuisses hérissés çà et là d’écailles plus grandes que les autres, et quelquefois épineuses ; de petits groupes d’épines entourent leur oreille; leurs cuisses manquent de pores; leur queue est longue et finit en pointe.

verbera de Bélon, parce qu’il avait pris dans la figure l'oreille pour une fente de branchie. Entre Rondelet et Linné, cordylus a donc passé pour synonyme de caudiverbera. L'application spéciale faite au sous-genre ci-dessus est entièrement arbitraire.

(1) Daudin a rapporté au cordyle plusieurs synonymes du stellion , comme il a rapporté au stellion plusieurs des sÿnonÿmes du geckotte.

(2) Le stellion des Latins était un lézard tacheté vivant dans les trous de murailles. Il passait pour venimeux, ennemi de l’homme et rusé. De là le nom de stellionat ou dol dans les contrats. C'était probablement la farentole ou le gecko tuberculeux du midi de l’Eu;: rope , geckotte de Lacép., ainsi que l'ont conjecturé divers auteurs, et, en dernier lieu, M. Schneider. Rien ne justifie l'application faile

l'espèce actuelle; Bélon en est je crois le premier coupable,

Le Stellion du Levant. (Lac. Stellio. L.) Seb. I, cvr : f. 1, 2; et mieux Tournef., Voy.au Lev. IL, 120. ÆKoscordylos des Grecs modernes. Hardun des Arabes.

Long d’un pied ; olivatre nuancé de noirâlre ; trèscommun dans tout le Levant, surtout en Egypte. D’après Bélon, ce sont ses excrémens que l'on recueille pour les pharmacies, sous les noms de cordylea, crocodylea, où stercus lacerti, etque l’on recommandaitautrefois comme cosmétique : mais il paraît que les anciens attribuaient plutôt ce nom et cette vertu à ceux du monitor. Les Mahométans tuent notre stellion , parce que, disent-ils, il se moque d'eux, en baissant la tête comme quand 18 font la prière.

Les FotETTE-QUuEUE (1). (Stellions bätards. Daud.)

Ne sont que des stellions qui n’ont point la tête renflée , et dont toutes les écailles du corps sont petites , lisses et uniformes , et celles de la queue encore plus grandes et plus épineuses qu’au stellion ordinaire. La série de pores existe sous leurs cuisses.

Le Fouette-Queue d'Égypte. (Stellio spinipes. Daud. ) Geoffr. Rept. d'Eg. pl. IL, f. 2.

Long de deux ou trois pieds ; le corps renflé; tout enüer d’un beau vert de pré; de petites épines sur les cuisses ; la queue épineuse en dessus seulement. On le trouve dans les déserts qui entourent l'Egypte; il a été

(1) Le nom de caudiverbera et celui d’épouosvë ne sont pas anciens. Ils ont élé forgés par Ambrosinus pour la grande espèce d'Egypte, dont Bélon avait dit caudé atrocissimè diverberare creditur. Linné Va appliqué le premier. à un gecko, et d’autres auleurs à des sauriens encore tous différens. :

SAURIENS. 23 ; -} / F 4 L ls Re à anciennement décrit par Bélon, qui a dit, mais sans preuve, que c’est le crocodile terrestre des anciens.

Le Fouette-Queue à collier; Quetz-Paleo (1). Seb. I, 97 » 4

Ses écailles sont tranchantes et carénées; sa queus épineuse dessous comme dessus. Il est tout gris, avec deux taches noires formant un demi-collier sur la nuque,

Deux espèces voisines, mais à queue plus courte, toutes deux d'Amérique, ont, l’une le corps tout bleu (Stellion azuré. Daud. IV , xLvt }; l’autre, bardé en travers de bleu et de noir. {Séell. courte-queue, id. ïb. XLVII.)

Les AGaAMEs. ( AGAMA. Daud. ) (2).

Ont une grande ressemblance avec les stellions ordinaires , mais les écaillés imbriquées de leur queue les en distinguent. Leurs dents sont à peu près les mêmes ; ils ont également la tête renflée.

Dans les AGAMESs ordinaires.

Des écailles relevées en pointe hérissent aussi diverses parties du corps et surtout les environs de l'oreille , d'épines, tantôt groupées, tantôt isolées. On en voit quelquefois sur la nuque, mais elles n’y forment point la crête paléa-

(1) Ce nom paraît corrompu du mexicain, Séba dit l'animal da Brésil, mais son autorité est plus que suspecte.

N. B. Le quetz paleo Lacép. est le fouette-queue d'Egypte ; le stellion à queue plate de la Nouvelle-Hollande Daud. est un gecko phyllure.

. (2) Agama, d'ayauos, célibataire. On ne sait pourquoi Linnæus a donné ce nom à l’un de ces lézards; Daudin l’a étendu à tout le sous-seure où celle espèce doit entrer , et crot qu'agama esl son nom

de pays.

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