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Je y (1) Ophidien, d'éqrs (serpent).
(2) Anguis, nom générique des serpens en latin,
OPHIDIENS. 59 OrverTs. (Ançcuis. L.)
Caractérisés à l'extérieur par des écailles imbriquées qui les recouvrent entièrement. On en a distingué récemment
Les OPnisAURES (1). (Orursaurus. Daud.)
Qui ont de plus que les autres un tympan visible au dehors. Leurs dents maxillaires sont coniques et ils en ont deux groupes dans le fond du palais.
On n’en connoît qu'une espèce (op. ventralis —ang. ventralis. L.) Catesb. II. Li1x, commune dans le sud des Etats-Unis; une ligne de chaque côté garnie d’écailles plus petites et plus flexibles, y établit une sorte de pli longitudinal , comme si le ventre était garni d’un plastron demicylindrique. Sa couleur est un vert jaunâtre , tacheté de noir en dessus. Sa queue est plus longue que le corps, il se rompt si aisément qu’on l’a appelé serpent de verre.
Les ORvETS proprement dits. (AnGuis. Cuv.)
Ont le tympan caché sous la peau; leurs dents maxillaires sont comprimées et crochues , ils n’en ont point au palais.
Nous en avous une espèce fort commune dans toute l’Europe (anguis fragilis. 1.) Lacep. II. x1x. 1. à écailles très-lisses, luisantes , jaune argenté en dessus, noiratre en dessous , trois filets noirs le long du dos qui se chansent avec l’âge en diverses séries de points et finissent par disparaître. Sa queue est de la longueur du corps ; l’animal atteint un pied et quelques pouces, vit de lombrics, d'insectes ; fait ses petits vivans (2).
3 , (1) D'ogus ( serpent) et de œxvgos (lézard).
(1) L’anguis erix, L. n’est qu’un jeune orvet commun, où les
lignes dorsales sont encore bien marquées ; et l’anguis clivicus, dont
Ces deux sous-genres ont encore un bassin imparfait, un petit sternum , une omoplate et une clavicule cachés sous Ja peau. |
L'absence de toutes ces parties osseuses , oblige de séparer aussi des orvets , le sous-venre que je nommerai AGonTiAs (1), et qui leur ressemble par la structure de la tête, et les paupières, mais qui n’a pas de sternum ni de vestige d'épaule et de bassin; leurs côtes antérieures se réunissent l’une à l’autre sous le tronc par des prolongemens cartilagineux. Je n'y ai trouvé qu’un poumon médiocre et un très-pelit. Leurs dents sont petites et coniques ; je crois leur en avoir aperçu quelques-unes au palais. On les reconnaît aisément à leur museau enfermé comme dans une sorte de masque.
L'espèce bien connue (anguis meleagris I.) Séb. IT, xX1, 1. (2) vient de la Guiane. Elle ressemble à notre orvet, mais sa queue obtuse est beaucoup plus courte; sur son dos règnent huit rangées longitudinales de taches brunes. L'Orient en produit d’autres espèces, dont une entièrement aveugle. (ac. cœæcus. Cuv.)
La seconde famille , ou celle Des vrais SERPENS ,
Qui est, de beaucoup, la plus nombreuse,
Daudin fait un érix sans que l’on sache pourquoi, est un vieux orvet commun à queue tronquée. On n’en parle que d’après Gronovius, qui cite le coluber de Gesner. Ce coluber est précisément l’orvet commun vieux.
(1) Acontias (javelot) , nom grec d’un serpent que l’on croyait s’élancer comme un trait sur les passans (d’axoyTiCe jaculor ).
(2) Daudin a fait aussi un érix de l’'anguis meleagris ; mais sans motif, car ses écailles inférieures ne sont pas plus grandes que les-
autres. Je me suis assuré, par la dissection, que ce serpent n’a point le sternum que M. Oppe{lui suppose.
comprend les genres sans sternum ni vestiges d'épaule ; mais dont les côtes entourent encore une grande partie de la circonférence du tronc, et où les corps des vertèbres s’articulent encore par une facette convexe, dans une facette concave de la suivante ; ils manquent de troisième paupière et de tympan ; mas l’osselet de loreille existe sous la peau, et son manche s'attache à l'os tympanique.
Nous les subdivisons en deux tribus.
Celle des nources marcueurs a encore Îa mâchoire inférieure portée comme dans tous les reptiles précédens par un os tympanique, immédiatement aruculé sur le crâne , les deux branches de cette mâchoire soudées en avant, et celles de la mâchoire supérieure fixées au crâne, et à l’os inter-maxillaire; ce qui fait que leur gueule ne peut se dilater comme dans la tribu suivante , et que leur tête est tout d’une venue avec le reste du corps, forme qui leur permet de marcher également bien dans les deux sens. Le cadre osseux de l'orbite est incomplet en arrière, et leur œil fort petit; du reste ils ont le corps couvert d’écailles, l’anus fort près de son extrémité, la langue courte , la trachée longue , le cœur
02 REPTILES très en arrière, un seul poumon. On nen connait point de venimeux.
Les AMPHISBÈNES (1). ( AMPHisBÆNA. L.)
Ont tout le corps entouré de rangées circulaires d’écailles quadrangulaires, comme les chalcidesetles bimanes parmi les sauriens ; une rangée de pores au devant de l'anus ; des denis peu nombreuses , cohiques aux mâchoires seulement et non au palais.
On n’en connait bien que deux espèces.
(Æmph. alba. Liacép. IL, xx1, 1, et Amph. fuliginosa. L.)
L'une et l’autre de l'Amérique Méridionale. Elles vivent d'insectes, et se tiennent souvent dans des fourmilières ; ce qui a fait croire au peuple que les grandes fourmis les nourrissent. Les amphibènes sont ovipares.
Les TyraLops (2). { TypxLops. Schn.)
Ont le corps couvert de petites écailles imbriquées., comme les orvetsavec lesquels on les a longtemps placés, le museau déprimé, avancé, garni de plaques (5), la langue assez longue et fourchue, lœil à peine visible au travers de la peau, l'anus presque tout-à-fait à l'extrémité du corps. Ce sont
(1) Amphisbæne , d’ége@is et Guiver ; marchant en deux sens. Les anciens lui croyaient deux têtes. Ce nom a été appliqué faussement à des serpens d'Amérique que les anciens n’ont pu connaître.
(2) Toad, TEA, aveugle, étaient les noms de l’orvet chez les Grecs.
(3) Je n’ai pu apercevoir de dents à ceux que j'ai examinés.
de petits serpens semblables, pour le coup-d'œil ,
à des vers de terre; on en trouve des espèces dans
les pays chauds des deux continens (1).
L'autre tribu , ou celle des SERPENS proprement dits, a l'os tympanique, ou pédicule de la mächoire inférieure , mobile et presque toujours suspendu lui-même à un autre os analogue au mastoïdien, attaché sur le crâne par a muscles et des one qui lui laissent de la mobilité : les branches de cette màchoire ne sont aussi unies l’une à l’autre, et celles de la mâchoire supérieure ne le sont à linter-maxillaire que par des ligamens, en sorte qu'elles peuvent s’écarter plus ou moins, ce qui donne à ces animaux la faculté de dilater leur gueule au point d’avaler des corps. plus gros qu'eux.
Leurs arcades palatines participent à cette mobilité, et sont armées de dents aiguës et
(1) Anguis lumbricalis. Lacep.Il.xx. 1. — Ang. nasutus. Gm, — Ang. reticulatus. Sch. phys. sacr. pl. pecxzvir 4 — Typhlops septemstriatus, Schn. Séb. I. zur. 8.7? et les autres PHERS du même auteur.
On doit aussi rapporter à ce genre, Séb. IL. v1. 4. probablement Ja meilleure figure de lang. Jamaïcensis. — Le rondoo-falaloo.. Patr. Russel Serp. Corom. xzir1. Au reste,comme dans tous les genres où les espèces sont fort semblables , les auteurs ne Les ont pas très-bien déterminées.
recourbées en arrière, caractère le plus marqué et le plus constant de cette tribu ; leur trachée-artère est très-longue ; leur cœur placé fort en arrière; la plupart n’ont qu’un grand poumon avec un petit vestige d’un second.
Ces serpens se divisent en venimeux et nonvenimeux, et ceux-ci-se subdivisent en venimeux à plusieurs dents maxillaires, et en venimeux à crochets isolés. &
Dans les non-venimeux , les branches de la mâchoire supérieure sont garnies tout du long ainsi que celles de la mâchoire inférieure et
les branches palatines , de dents fixes et non , percées; il y a donc quatre rangées à peu près égales de ces dents dans le dessus de la bouche, et deux dans le dessous.
Ceux d’entre eux qui ont les os mastoïdiens compris dans le crâne , l'orbite incomplet en arrière, la langue épaisse et courte , ressem- Dlent encore beaucoup aux doubles marcheurs. par la forme cylindrique de leur tête et de leur corps, et ont été autrefois réunis avec les orvets à cause de leurs petites écailles.
Ce sont les
RouLEAUx. (TorTrix. Oppel.)
Us se distinguent d’ailleurs des oxvets, même à
OPHIDIENSN 6 l'extérieur, parce que les écailles de la rangée qui rèone le long du ventre et sous la queue sont un
peu plus grandes que les autres, et parce que leur queue est extrêmement courte.
Ceux qu’on connaît sont d'Amérique. Le plus commur doit être
Le Ruban. ( Anguis scytale. L. Tortrix sceytale. Opp.) SÉDADEL ET, L'EAU SVIL, 4: LAN
Long d’un à deux pieds, peint d’anneaux irréguliers noirs et blancs (1).
Ceux des serpens non venimeux qui ont au contraire les os mastoïdiens détachés, et dont les mâchoires peuvent beaucoup se dilater, ont l’occiput plus ou moins renflé et la langue fourchue et très-extensible.
On en fait depuis long-temps deux genres principaux , les boa et les couleuvres, disun-
gués par les plaques simples ou doubles du dessous de la queue.
Les Boa (2). (Bou Lin.)
Comprenaientautrefois tous les serpens, Venimeux
(1) Ajoutez Ang. corallinus. Séb. IT. xxtIt. à.— Ang. ater. id. ib. 5,— Ang. maculatus et tessellatus. Séb, II. c. 2. . raxr. 8.
(2) Boa, nom de certains grands serpens d'Italie, probablement de la couleuvre à quatre raies, ou du serpent d'Epidaure, chez les Lalins. Pline dit qu’on les nommait ainsi parce qu’ils suçaient le pis des vaches. Le boa de cent vingt pieds, que Von prétend avoir été tué en Afrique par l’armée de Régulus, était probablement un python. Voy. Plin. lib. VIIL. cap. x1v.