‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 27 sur 101 · LE PREMIER ORDRE DES POISSONS , OU LES · texte numérisé non relu

LE PREMIER ORDRE DES POISSONS , OU LES

Au lieu d’avoir des branchies libres par le ‘bord externe, et ouvrant tous leurs ‘inter- ‘valles dans une large fosse commune, comme cela est: ordinairement , les à au:contraire adhérentes à la : peau par ce bord externe, en sorte qu ‘elles laissent échapper l’eau par au-

tant de trous percés dans cette peau qu'il y a d'intervalles entre elles. Une autre chose parüculière à ces poissons consiste en de petits arcs cartilagineux suspendus dans les chairs au bord extérieur des branchies et que nous appellerons côtes branchiales.

La première famille, ou les

SUGEURS , ( CycLosTOMEs. Dumér. )

Sont à l'égard du squelette les plus imparfaits des poissons et mème de tous les animaux vertébrés; ils n'ont ni pectorales, ni ventrales; leur corps allongé se termine en avant par une lèvre charnue et circulaire ou demi-circulaire, et l'anneau cartilagineux qui supporte cette lèvre, résulte de la soudure des palatins et des mandibules. Tous les corps des vertèbres sont unis en un seul cordon tendineux rempli intérieurement d’une substance mucilagineuse et revêtu extérieurement d’anneaux cartilagineux à peine disuncts les uns des autres. La partie annulaire un peu plus solide que le reste, n’est pas cependant cartilagineuse dans tout son pourtour. On ne voit point de côtes ordinaires, mais les petites côtes branchiales à peine sensibles dans les squales et les raies sont ici fort développées

et unies lesunes aux autrespour former comme une espèce de cage, tandis qu'il n'y à point | d'ares branchiaux solides. Les branchies, au lieu de former des peignes comme dans tous les autres poissons, présentent l’apparence de bourses résultantes de la réunion d’une des faces d’une branchie avec la face opposée de la branchie voisine. Le labyrinthe de l'oreille de ces poissons est enfermé dans le crgne à leurs narines sont ouvertes par un seul trou au devant duquel est l’orifice d’une cavité aveugle(r). Leur canalintestinal est droit et mince.

Les Lamproyes. (P£stroMyzon. EL.) (2)

Se reconnaissent aux sept ouvertures branchiales qu’elles ont de chaque côté. La peau se relève au dessus et au dessous de la queue en une crête lonsitudinale qui tient lieu de nageoire, mais ou les rayons ne s’apercoivent ane comme des fibres à peine sensibles.

(1) Cest ce que les auleurs' nommaient mal à propos évent. Voyez en général sun cette famille : Duméril, Diss. sur les Poiss. Cyclostomes.

(2) Lamproye, Lampreda, Lamprey noms corrompus de Lampetra, ‘qui lui-même est moderne et vient à ce que croyent quelques-uns & lambendo petras. Petromyzon en est la traduction grecqne faite par Artédi. [l est singulier que l’on soit incertain du nom ancien

d’un poisson estimé el commun dans la Méditerran’e.

" À à { Les LAmPprOYES proprement dites. (PErromYz0N.

Dur.)

Leur anneau imaxillaire est'armé de fortes dents, et des tubercules revêtus d’une coque très-dure et semblables à des dents , garnissent plus ou moins le disque intérieur de la lèvre, qui est bien circulaire. Cet anneau est suspendu sous une plaque transverse, qui paraît tenir lieu des intermaxillaïres , et aux côtés de laquelle on voit des vestiges de maxillaires. La langue.a deux rancées longitudinales de petites dents, et se porte en avant et en arrière comme un ‘piston; ce qugert à l’animal à opérer la succion qui le distingue. L'éau parvient de la bouclie aux branchies par un canäl membraneux particulier, situé sous l'œsophage, et percé de trous latéraux , qu’on pourrait comparer à une trachée-artère. Il y a une dorsale en avant de l’anus , et une autre en arrière, qui s’unit à celle de la queue. Ces poissons ont l’ habitude de se fixer par la succion aux pierres et autres corps solides; ils attaquent par le même moyen les plus grands poissons, et parviennent à les percer. ét à les dévorer.

La grande Lamproye. (Petromyzon maximus. L.) Bloch. 77. Les dents mieux. Lac. F,7,

Longue de deux ou trois pieds ; märbrée de brun sur un fond jaunâtre; la première dorsale bien distincte de la seconde; deux grosses dents rapprochées au haut de l'anneau maxillaire. Elle remonte au printemps dans les

embouchures des fleuves. C’est un manger très-estimé. L1

La Lemproye de rivière, Pricka, Sept- Œil, etc. (Petromyzon fluvialis. I. ) BI. 78, E.

Longue d’un pied à dix-huit pouces ; argentée, noirätre ou olivâtre sur le dos; là première dorsale bien distincte de la seconde; db arosses dents écartées au haut de l'anneau agit On la trouve dans toutes les eaux douces,

CHONDROPTÉRE GDS À FIXES. £9g

rt, etc. (Petr.

La petite Lamproye de Mière ?

planeri. Bl4) Gesn

Lonove de huit où dix pouce couleurs et les dents della précédente; les deux d contigués du réunies! Elle habitetaussi nos eaux doficES (1). p |

Les RmockrEss LAMAMOCEEES Dumér.)

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