LA
CHONDROPTÉRYGIENS A BR. FIXES. I2J culaire , entourée de huit barbillons et à son bord supérieur est percé un évent qui communique dans son intérieur. Le corps est cylindrique et garni en arrière d’une nageoire qui contourne la queue. L’intestin est simple et droit, mais large et plissé 1 l'intérieur ; le foie a deux lobes. On ne voit point de trace d’yeux. Les œufs deviennent grands. Ces singuliers animaux répandent par les pores de leur ligne latérale une mucosité si abondante qu’ils semblent convertir en gelée l'eau des vases où on les tient. Ils attaquent et percent les poissons comme les lamproyes.
On en connait un de la mer du Nord, Myxine glutinosa. L. Gastrobranchus cæcus. BL 415. Et un de la mer du Sud, le
Gastrobranche dombey. Lacép. LT, xXIII, I.
La deuxième famille, ou les SÉLACIENS.( PLAgiosromes. Dumér. )
. Compris jusqu’à présent sous trois genres, (les Cuimères, les Squazes et les Rares) ont beaucoup de caractères communs. |
Leurs palatins et leurs postmandibulaires , seuls armés de dents, leur tiennent lieu de iachoires ; et: les os ordinaires n'existent qu'en vestige ; un seul os suspend ces màchôires ‘apparentes au crâne et représente à la fois le tympanique , le jugal et le temporal (et même dans les chimères le postman-
dibulaire s'articule immédiatement au crâne, et les autres os sont suspendus aux côtés de” Ja Boache ). Los hyoïde s'attache au pédicule unique dont nous venons de parler, et porte des rayons comme dans les poissons ordinaires ; 1l est de même suivi des arcs branchiaux. Ces. poissons ont des pectorales et des ventrales; celles-ci sont situées en arrière de l'abdomen: Eear labyrinthe membraneux communique avec l'extérieur par une sorte de fenêtre ovale ; le pancréas est encore sous forme de glande conglomérée ,'et non.
divisée en tubes ou cœcums distincts. Le canal intestinal est court à proportion; mais une partie de l'intestin est garnie en dedans d’une lame spirale qui prolonge le séjour % * alimens.
flse fait une intromission réelle de semence; les femelles ont des.oviductus très-bien organisés, qui tiennent Jieu de matrice à ceux dont les petits éclosent dans le corps; les autres font des œufs revêtus d’une coque dure et cornée, à la production de laquelle contribue une grosse glande qui entoure. cha-
que oviductus. Les mâles.se reconnaissent, à de certains appendices placés au bord in terne des ventrales, souvent très-grands et
CHONDPROPTÉRYGIENS À BR. FIXES. 1293 très-compliqués, et dont l'usage général n’est pas encore bien connu.
Les SQuALes. (SQuALUS. L.) (1).
Forment un premier grand genre qui se distingue par un corps allongé , une queue grosse et charnue et des pectorales de grandeur médiocre, en sorte que. leur forme générale se rapproche des poissons ‘ordinaires ; les ouvertures de leurs branchies se ‘trouvent ainsi répondre aux côtés du cou, et non audessous du corps. Leurs yeux sont également aux côlés de la tête. Leur museau est soutenu par trois branches cartilagineuses qui tiennent à la partie antérieure du crâne «et l’on reconnaît aisément dans le squelette les rudimens de leurs maxillaires, de leurs intermaxillaires et de leurs prémandibulaires.
Leurs omoplates sont suspendues dans les chairs en arrière des branchies ; sans s’articuler ni au crâne ni à, Pépine. Plusieurs sont vivipares. Les autres produisent des œufs revêtus d’une corne jaune et transparente. Leur chair généralement coriace n’alimente que les pauvres. Leurs petites côtes branchiales sont bien marquées, et ils en ont aussi de petites le Jong des CÔtES de l'épine’: celle- -Ci est entièrement divisée en vertèbres.
(3) Squalus, nom latin de poisson , employé par queldMes auteurs sans que l’on puisse déterminer l'espèce qui le portait ; c’est Artédi qui l’a appliqué à ce‘ genre. On trouve aussi squalus pour squatina
qui est l'ange.
124 POISSONS Ce genre est nombreux, et peut fournir beaucoup de sous-venres.
Nous séparons d’abord [Les Roussetres. ( Scyrrium. Cuv.) (1).
Qui se distinguent des autres squales par leur museau court et obtus, par leurs narines percées près de la bouche, continuées en un sillon qui règne jusqu’au bord de la lèvre , et plus ou moins fermées par un ou deux lobules cutanés. Leurs dents ont une pointe au milieu , et deux plus petites sur les côtés; elles ont toutes des éventset une anale. Leurs dorsales sont fort en arrière, la première n’étant jamais plus avant que les ventrales ; leur caudale est allongée, non fourchue , tronquée au bout; leurs ouvertures des branchies sont en partie au-dessus des pectorales.
Dans les unes, l’anale répond à l’intervalle des deux dorsales ; telles sont les deux espèces de nos côtes, souvent confondues où mal distinguées.
La grande Roussette. (Sq. canicule. L )BL. 114. Rondel. 500. Lacép. I, x, 1.
À petites taches nombreuses. Et
La petite Roussette ou Rochier. (Sg. catulus et Sq. stellaris. L.) (2) Rond. 303. Lacép. I, 1x, 2.
À taches plus rares et larges.’
(1) Scyllium, un des noms grecs de la roussette.
Ne ) Ajoutez le sg. d’Edwards (Edw. 280), sous le Le nom de
greater cat fish, qui indiquerait da roussette et que l’on cite mal à propos sous le prétendu sg. stellaris. C’est probablement le même que Île sg. africanus ou galonné de Broussonnet (Shaw. nat. misC. 2 / 3 , » . / .
340.) N. BR que le mot longitudinalibus ajouté gratuitement au ca- Yaclere par Gm. n’est pas juste, —Le sg: dentelé, Lac. 1, x1, 1. (sg. tuberculatus Schn.)—Le prétendu sg. canicula, BL. 112, qui est un + ï ? )
espèce étrangère et distincte, *
Da
Nous en possédons encore une troisième à taches noires et blanches.
Dans d’autres roussettes, toutes étrangères, l’anale est placée en arrière de la deuxième dorsale; les évents sont extraordinairement petits; la cinquième ouverture branchiale est souvent gachée dans la quatrième , et les lobules de leurs narines sont généralement prolongés en barbil-
lons (1).
Sous le nom de SQuALEs proprement dits
Nous comprenons toutes Les espèces à museau proémigent, sous lequel sont des narines non prolongées en sillon, ni garnies de lobules ; leur nageoire caudale a en dessous un lobule qui la fait plus ou moins approcher de la forme fourchue. On peut y conserver l’ancienne distribution, d’après la présence ou l'absence des évents et de l’anale; mais pour la rendre naturelle, il faut y multiplier les divisions.
Espèces sans évents , pourvues d’une anale.
Les Requis. (Carcæarras. Cuv.) (2).
Tribu nombreuse et la plus célèbre, ont les dents tranchantes, pointues, et le plus souvent dentelées sur leurs bords ; la première dorsale bien avant les ventrales, et la deüxième à peu près vis-à-vis l’anale. ls manquent d’évents; leur museau déprimé a les narines sous son milieu, et les derniers trous des -branchies s'étendent sur les pectorales.
(1) Le sg. pointillé, Lac. Il, 1v, 5, qui me paraît le même que le sg. barbillon, Brouss. (sq. barbatus, Gm.) et que le sq. punctatus, Schu. parra. pl. 34, fig. 2.—Le sg. tigre, Lac. ou sq. faseiatus , Bl. 115. (sq. tigrinus, et sq. longicaudus. Gm.) — Le sq. lobatus, Schn. Phil. voy. pl, 43, p. 285.—Le bokee sorra , Russel. Corom XVI.
(2) Carchartias, nom srec de quelque grand squale , synonyme de
lamia,
Le Requin proprement dit ou plutôt Æequiem. (Sgcarcharias.) Bélon, 60 (1).
Atieint jusqu'à vingt-cinq pieds de longueur, et se reconnaît à ses dents en triangle à peu près isocèle, à côtés rectilignes.et: dentelées, arme terrible, qui en fait leffroi. des navigateurs. Il paraît qu’on le trouve dans toutes les mers; mais on a souvent donné son nom à d’autres espèces à dents tranchantes.
Nous prenons encore sur nos côtes
La Faux ou Renard. ( Sq. sulpes.) Rondel. 387.
Reconnaissable au lobe supérieur de sa queue, aussi long que tout son corps.
Le Bleu. (Sq. glaucus.) BI. 86. (2).
A corps grêle, d’un bleu-d’ardoise en dessus.
Les LamiEs ou TourLces. (LAMNA. Cuv. ) (3).
Ne diffèrent des requins que par leur museau pyramidal, sous la base duquel sont les narines,: et parce: que leurs trous des branchies sont tous en avant des pectorales. -
(1) N. B. Cette figure de Bélon-est la seule bonne. La plupart des autres sont fausses. BL. 110, est une espèce très-différente qui paraît. plus voisine desleiches. — Gunner. mém. de Dronth, IL. pl. xet xt, le même qu'a décrit Fabr. Groënl. 127, est une autre espèce, aussi voisine des leiches.—Rondelet 390, copié Aldrov. 383, est le 7zez, aussi-bien que Aldrov. 588, où seulement l’anale est arrachée , et que les mâchoires id. 382. — Je ne parlerai pas de la fig. monsirueuse de Gesner 173, copiée Will. B. 7.—ELacép. I, vinr, 1, est le sg. ustus,
(2) Ajoutez le sq. ustus, Dum. (sg. carcharia minor Forsk.) Lac. I, vir,1.—Le sq. glauque, Lac. 1,1x, 1, qui est différent de celui de BI. —Le sq. ciliaris, Schn. pl 51 , dont les cils marquent seulement l’extrême jeunesse. —Probablement le sg. cinereus ou perlon à sept évents. | |
(5) Lamna, Vun des noms grecs de la lamie. Je n’ai pu employer
celui de lamia que Fabricius a appliqué à un genre d'insectes.
Celle qu’on connaît dans nos mers. ( Sg. cornubicus. % Schn.) Le Squale nez. Lac. I, 11, 3. (1).
À une carène saillante de chaque côté de li queue,
et les lobes de sa caudale presque égaux. Sa grandeur l’a
souvent fait confondre avec le requin (2).
Les Marreaux.(ZycezÆna. Cuv.)
Joignent aux caractères des requins une forme de tête ‘dont le règne animal n'offre point d’autre exemple; aplatie horizontalement, tronquée en avant, ses côlés se prolongent transversalement en branches, qui la font ressembler à la tête d’un marteau ; les yeux sont'aux extrémités des branches, et les narines à leur bord antérieur.
L'espèce de nos mers. ( Sg. Zygcæna. L.) Will. B. 1. À quelquefois jusqu’à douze pieds de long (3). ‘ ÆEspèces réunissant des évents et une anale.
Les MiLANDRES. (Gares. Cuv.) (4).
Sont à peu près en tout de la forme des requins; mais en
(1) Le lamia Rondelet 399. Le carcharias Aldrov. 383 et 388, ne sont autre chose que le sg. nez. qui devient très- grand , duoiqu’en dise Bloch, éd. deSch. p. 132. Les mâchoires prétendues de carcharias données par Aldrov. 382, sont aussi celles du nez, Il paraît plus commun que le vrai requin dans la Méditerranée.
(2) Ajoutez le beaumaris (sq. monensis Sh.) qui a le museau plus court et les dents plus aiguës. |
(3) Ajoutez Pespèce représentée par BI. 117 , reconnaissable à ses narines placées bien plus près du milieu (z nob. Bloch). Sa deuxième dorsale est aussi bien plus près de la caudale, — L'espèce à large tête, donnée sous le nom de pantouflier, Lac, I, vu, 3. C’est le pantouflier de Risso , p. 35.— Le vrai pantouflier (sq. tiburo.L.) Margr. 181, reconnaissable à sa tête en’ forme de cœur. |
N. B. Que la queue de la fig. de BL. est tordue, ce qui a occasionné l’érreur de éd; de Schn. p. 131, caudæ anferiore lobo longiore.
(4) Galeus, nom grec générique pour les squales.
diffèrent parce qu ils ont des évents. On n’en connaît qu'ur "dans nos mers, de taille ‘médiocre , et reconnaissable à ses dents , dentelées seulement à leur côté extérieur. C’est le Sg. Galeus. L.) BI. 118. Duham. sect. IX, pl. xx, fig. 1 et'2. CE): : :
Les Emissores. (Musrerus. Cuv.) (2).
Offrent toutes les formes des requins et des milandres ; mais outre qu’elles ont des évents comme ces derniers, elles se distinguent par des dents en petits pavés.
Nos mers en produisent deux, confondues sous le nom
de Sg. Mustelus. Li. (3).
Les Grisers. (Nortipanus. Cuv.) (4).
Diffèrent des milandres seulement par l’absence de la . première dorsale.
L'espèce de nos mers. ( Squalus oriseus. L. et Sq. vacca. Schn.) Augustin Scilla, pl. xvir (5).
Est très-remarquable par ses six ouvertures branchiales et par ses dents triangulaires en haut, dentelées en scie en bas.
(x) C’est aussi le /amiola Rondel. 377, cop. Aldrov. 394 et 593. Salv. 130. I.-cop. Will. B. 6-1. Si on lui a atiribué quelquefois une taille énorme, c’est pour lui avoir rapporté les mâchoires et les dents représ. Lacép.1, vir, 2, et Hérissant, ac. des sc. 1749 , mais qui vienvent d’une espèce étrangère non encore décrite, dont on ne sait pas si elle a des évents, et par conséquent si on doit la ranger parmi les milandres où parmi les requins.
(2) Mustelus , traduction latine de yæA605 et générique pour les squales.
(5) L’Emissole commune , Rondel, 375. Salv. 156, f. 2. cop. Will. B. 5-2, fig. 1, et mal à propos cité sous le milandre.
… L’Emissole tachetée de blanc ou lentillat. (Rondelet 376. Bel, fie eop. Aldr, 393.) |
(4) Noriduvos (dos sec), nom grec de quelque squale dans Athénée.
(5) Les dents y sont bien représentées, mais le poisson très-mal.
CHONDROPTÉRYGIENS À BR. FIXES. 129 Les PÉLERINS. ( SeLAcHE. Cuv. ) (1).
Joignent aux formes des requins et aux évents des milandres, des ouvertures de branchies assez grandes pour leur entourer presque tout le cou, et des dents petites, coniques et sans dentelures; aussi l’espèce connue
(Sg. maximus. L.) Blainville. Ann. du Mus. torn. XVIII, DCUVE, {2 E-
N'a rien de la férocité du requin, quoiqu’elle le surpasse en grandeur , aussi-bien que tous les autres squales. 11 y en a des individus de plus de trente pieds. Elle habite les mers du Nord, mais nous en voyons quelquefois sur nos côtes par les vents forts du nord-ouest (2).
Les CESTRACIONS. Cuv.
Ont avec les évenis, l’anale, les dents en pavé des émissoles, une épine en avant de chaque dorsale, comme les aiguillats, et de plus, leurs mâchoires pointues avancent autant que le museau, et portent au milieu des dentspetites, pointues, et vers les angles d’autres fort larges, rhomboïdales, dont l’assemblage représente certaines coquilles spirales. |
On n'en connaît qu'un de la Nouvelle - Hollande.
(S. Philippi. Schn.) Phil. Voy. pl. 283, et les dents : Da-
vila, Cat. I, xxrr.
Espèces sans anale , mais pourvues d’évents.
Les AIGuILLATS. (SPiNAx. Cuv.)
Joignent, comme les milandres et les émissoles , à tous
(1) Selache, Zthaxn, nom grec commun à tous les cartilagineux.
(2) Voyez son anatomie par M. Blainville, loc. cit. N. B. Les différences remarquées entre les figures et les descriptions de Gunner, Drouth. IL, 11,1, de Pennant, Brit. Zool. n°. 41, de Home, Phil, Trans. 1809, et de Shaw, Gen. Zool. pourraient tenir à la dificulié de bien observer de si grands poissons; et ne pas suffire pour établir
des espèces.