TOME
les caractères des requins, celui de la présence des évents, et se distinguent en outre par l'absence d'anale, par de petites dents tranchantes sur plusieurs rangs, et par une forte épine en avant de chacune de leurs dorsales. L'un des squales les plus communs dans nos marchés est le Sg. acanthias. TL. BI. 85. Brun dessus, blanchâtre dessous. Les jeunes sont tachetés de blanc. ( Edw. 266. ) (r).
Les HumanTiNs. ( CENTRINA. Cuv.) (2).
Joignent aux épines, aux évents et à l’absence d’anale des aiguillats , la position de leur seconde dorsale sur les ventrales, et une queue courte qui leur donne une taille plus ramassée qu'aux autres espèces. Leurs dents inférieures sont tranchantes et sur une ou deux rangées; les supérieures grêles, pointues et sur plusieurs rangs. Leur
peau est très-rude.
L'espèce la plus commune sur nos côtes est le Sg.
centrina. L.( BI. 115.) (3).
Les Lyicues. (Scymnus. Cuv.) (4).
Ont tous les caractères des humantins, excepté les épines aux dorsales. Nous en avons aussi une sur nos côtes. La Leiche au Liche. Brouss. nommée Sq. Americanus
par méprise (5).
(1) Ajoutez le sagre Brouss, Cid: spinax L.) Gunner, mém. de Dronth. IF. pl. vrr. '
(2) Keyrpiyi, nom de ce poisson ou de l’aiguillat en grec, de xey/poy, aiguillon.
(5) Ajoutez l’écailleux, Brouss. (sq. squammosus Gm.) que je erois représenté, mais sans ses épines ni ses écailles, sous le nom de liche. Lacép. I, x, 3.
(4) Scymnus, nom grec de la rousselle ou de quelque espèce voisine.
(5) Parce que Gmel. a confondu le cap Breton près de Bayonne avec le cap Breton près de Terre-Neuve, Le sg. nicéen Risso, est lé
A >] r 4 même poisson mal représente,
CHONDROPTÉRYGIENS À BR. FIXES. 13} Il y en a une dans les mers du Nord aussi terrible
que le requin, (1).
Des espèces, d’ailleurs semblables aux leiches, ont la première dorsale sur les ventrales , et la deuxième plus en arrière (2).
Le deuxième genre ou celui
Des ANGES. (SQUATINA. Dumér.) (3).
À des évents et manque d’anale comme la troisième subdivision des squales; mais il différe de ious les squales par sa bouche fendue au bout du museau et non dessous, et par ses yeux situés à la face dorsale et non sur les côtés, Leur tête est ronde, leur corps large et aplati horizontalement ; leurs pectorales grandes et se portant en avant, nais restant séparées du col par une fente où sont percées les ouvertures des branchies; leurs deux dorsales en arrière des ventrales et leur caudale attachée également au-dessus et au-dessous de la colonne. R
Nous en avons un dans nos mers qui devient assez
grand, Squatina læœvis nob. (Squalus squatina. L.) BL. 116.
Les Scres.(Prisris. Lath.) (4).
Unissent à la forme allongée des squales en général un corps aplati eu avant et des branchies
(1) C’est le prétendu sg. carcharias de Gunner. Dronth. 11, x et x1, et de Fabr. Groenl. 127, et peut-être aussi celui de BI. 119.
(2) Le sq. bouclé Lac. I, 111, 2. (sg. spinosus Schn.)
(5) Tiyn en grec, squatina et squatus en latin ; noms anciens de ce poisson, conservés jusqu’à ce jour en Italie et en Grece.
(4) Hgisus, scie, nom grec de ce poisson,
Espèces : pristis antiquorum—pr. pectinatus — pr. cuspidafus —
percées en dessous comme dans les raies. Mais leur caractère propre consiste en un très-long museau déprimé en forme de bec, armé de chaque côté de fortes épines osseuses, pointues et tranchantes, implantées comme des dents. Ce bec, qui leur a valu leur nom, est une arme puissante avec laquelle ces poissons ne craignent point d'attaquer les plus gros cétacés. Les vraies dents de leurs mâchoires sont en petits pavés, comme dans les émissoles.
L’espèee commune. ( Pristis antiquorum. Lath. Squal. pristis. L.)
Atieint à une longueur de douze à quinze pieds. Les RAIESs. (RAIA. Lin.) (1).
Formentun genre non moins nombreux que celui des squales. Elles se reconnaissent à leur corps aplati horizontalementetsemblable à un disque, à cause de son union avec des pectorales extrêmement amples et charnues, qui se joignent en avant l’une à l’autre, ou avec le museau, et qui s'étendent en arrière des deux côtés de l’abdomen jusque vers la base des ventrales ; les omoplates de ces pectorales sont articulées avec l’épine derrière les branchies; les yeux et les évents sont à la face dorsale du disque, les narines , la bouche et les ouvertures des branchies à la face ventrale. Les nageoires dorsales sont pres-
pr. microdon—prist, cirrhatus. Voyez Lath. Trans. de la soc. Lann. vol. IT, p. 282, pl. 26 et 27.
(1) Raia en latin, Bæris et Bros en grec, sont les noms anciens de ces poissons,
que toujours sur la queue. Leurs œufs sont bruns, coriaces , carrés , avec les angles prolongés en pointes. Nous les subdivisons comme il suit :
LEs RHINOBATES. ( RHINoBATUS. Schn.)(1).
Lient les raies aux squales par leur queue grosse, charnue, et garnie de deux dorsales et d’une caudale bien distinctes; le rhomboïde formé par leur museau et leurs pectorales, est aigu en avant, et bien moindre à proportion que dans les raies ordinaires. Ils ont du reste tous les caractères des raies; leurs dents sont serrées en quinconce, comme de petits pavés plats.
Dans les unes, la première dorsale est encore sur les ventrales (2).
Dans d’autres , elle est beaucoup plus en arrière.
Telles sont l’espèce de la Méditerranée. (2. rhino-
batus. L.) Will. D. 5, f. 7.
Et celle du Brésil, qui participe aux propriétés de la
Torpille. ( R. electricus. Schn.) Marg. 152. (3).
Les RHinA. Schn.
Ne me paraissent différer des rhinobates que par un museau court , large et arrondi (4).
(1) ‘PsvoGæres , que Gaza traduit par squatino raïa, est le nom grec de ces poissons que les anciens croyaient RE par l’union de la raie et de l’ange.
(2) Rhin. lævis Schn. 31, #t Rh. Djiddensis, Forsk. 18, qui ne font probablement qu’une espèce. C’est à elle que se rapporte la fig. de Rhinobate, Lac. V, vi, 3, et celle de Dubham. part, ÎF, sect. 1x, pl xv.
(5) Ajoutez raia halavi Forsk. 19. N. B. La R. Thouin, Lac. Î. 1-3, paraît une variété du rhinobate ordinaire.
(4) Rhina ancylostomus. Schn. 72.—L'éditeur y joint mal à propos Ja raie chinoise Lac. I, 11,2, qui, autant qu’on en peut juger par une
RO M à :
figure chinoise, se rapproche plutôt des torpilles,
134 | POISSONS Les Torpizres. (Tonpepo. Dum.) (1).
Ont la queue courte et encore assez charnue; le disque de leur corps est à peu près circulaire, le bord antérieur étant formé par deux productions du museau qui se rendent de côté pour atteindre les pectorales ; l’espace entre ces pectorales et la tête et les branchies, est rempli de chaque côté par un appareil extraordinaire, formé de petits tubes mempraneux, serrés les uns contre les dutres comme des rayons d'abeille , subdivisés par des diaphragmes horizontaux en petites cellules pleines de mucosité, animés par des nerfs abondans qui viennent de la huitième paire. C’est dans cet appareil que réside la vertu électrique qui a rendu ces poissons si célèbres, et qui leur a valu leur nom; ils peuvent donner à ceux qui les touchent des commotions violentes, et se servent probablement aussi de ce moyen pour étourdir leur proie. Leur corps est lisse, leurs dents petites et aiguës.
Nous en avons plusieurs espèces, confondues par Linnæus et la plupart de ses successeurs, sous le nom de Jiaia torpedo (2).
Les Rares proprément dites. (Rara. Cuv.)
Ont le disque de forme rhomboïdale , la queue mince, sarnie en dessus, vers sa pointe, de deux petites dorsales, et quelquefois d’un vestige de caudale ; les dents menues et serrées en quinconce sur les mâchoires. Nos mers en fournissent beaucoup d’espèces encore assez mal déterminées
(1) Torpedo , y4px4, noms anciens de ces poissons , dérivés de leur faculté engourdissante.
(2) La torpille vulgaire à cing taches. Torpedo narke Riss. Rondel. 309,et 362.
Torpedo unimaculata , Riss. pl. m1, f. 3.
T, marmorata, id. ib. f. 4. Rondel, 362.
TS galvanti, id. ib, f. 5, Rondel. 363, f. «.
par les naturalistes. Leur chair se mange, quoique naturellement dure et ayant besoin d'être aitendrie.
La Raïe bouclée. ( Raya clavata. L.)
L'une des plus estimées , se distingue par son äpreté et par les tubercules osseux , sarnis chacun d’un aiguillon recourbé, qui hérissent irrésulièrement ses deux surfaces.
La Raie ronce. ( X. rubus. Y.) Lac. I, v.
Se reconnaît aux aiguillons crochus placés sur le devant et sur l’angle des ailes dans le mâle, et sur leur bord postérieur dans la femelle. Les appendices des mâles sont d’ailleurs très-longs et très-compliqués (1).
La Raie blanche dou cendrée. (R. batis. L.) R.oxyrinchus major. Rondel. 346.
À le dessus du corps âpre, mais sans aiauillons , et une seule rangée d’aisuillons sur la queue. C'est l’espèce qui atteint les plus grandes dimensions; on en voit qui pèsent plus de 200 livres. Elle est tachetée dans sa jeunesse, et prend avec l’âge une teinte plus pâle et plus uniforme (2).
(1) N. B. Le R. batis Penn. Brit. Zool. n°. 30, n’est autre chose que ce rubus Lac. Le rubus de BL. 84, qui est le R. clavata de Will. est sinon une espèce du moins une variélé, remarquable par par quelques boucles éparses en dessus et en dessous, Il y en a aussi une variélé marquée d’un œil sur chaque aile. C’est lé R. oculata “aspera. Rondel. 351.
(2) Ajoutez la raie ondée, (R. undulata.) Tac. IV, x1v, 2, qui diffère peu ou point de la mosaïque, id. 1b. XV1, 2.—La R. chardon (R. fullonica L.) Rondel. 356, représentée sous le nom d’oxÿrhinchus , BL. 80 et Lac. I, 1v, 1. — La À. radula Laroche, An, Mus.: XIIT, 321, en est fort voisine. La R. lentillat(R. Oxyrhinohus) Rondeiï. 347, dont la raïe bordée Lac. V. xx, 2, ou le R. rostellata Risso,
. : . * * . » À © pl. Let 2. Lœviraïa Saly. 142, est une espèce tres-voisine,—/Â8. astei
On a observé dans quelques espèces de raies, des indivi= dus portant, sur le milieu du disque, une membrane relevée en forme de nageoire. Telle était (dans l'espèce de Æ. aspera) la raie Cuvier. Lac.I, vit, 1. J’en ai vu aussi dans l’espèce de la bouclée.
Lxs PASTENAGUES. ( Trycon. Adans. ) (r).
Se reconnaissent à leur queue armée d’un aiguillon dentelé en scie des deux côtés, jointe à leurs dents, toutes menues, serrées en quinconce. Leur tête est enveloppée , comme dans les raies ordinaires, par les pectorales, qui forment un disque en général très-obtus.
Les unes ont la queue grêle et sans aucune nageoire. Telle est
La Pastenague commune. ( R. pastinaca. TL. ) BI. 82. À disque rond et lisse; elle se trouve dans nos mers, où son aiguillon passe pour venimeux, parce que ses
dentelures rendent dangereuses les blessures qu’il fait (2).
r1as Rondel. 350, et Laroche, Ann. Mus. XII. pl. xx. £. 1.—R. miraletus Rondel. 349.—R. aspera , Rond. 356.
Notez qu’il ne faut avoir aucun égard à la syÿnonymie donnée par Artédi, Linnæus et Bloch, attendu qu’elle est dans une confusion complète , ce qui vient surlout de ce qu'ils ont employé comme principal caractère le nombre des rangées d’aiguillons à la queue, lequel varie selon l’âge et le sexe , et ne peut servir à distinguer les espèces. Celui des dents aiguës ou mousses n’est pas sûr non plus, et il est souvent douteux dans l'application.
(1) Pastinaca ; rpuywr ou tourlerelle , noms anciens de ces poissons.
(2) Ajoutez le cougou Lac. IV. 672, qui diffère de la pastenague par des dents aiguës ; —l’arercha (r. orbicularis Sch.) Marg. 175 ;—la tuberculée Lac. IL, 1v, 1. (fig. où l’on a oublié l’aiguillon dentelé) ;— R. uarnac Forsk. 18, et les espèces ou variétés qu’il indique P- IX ;— l'espèce dont la queue est représ. Gesn. 88 et Aldroy. 427,qui est pro=
bablement le pastinaca aspera de Bélon et de Fabius Columna. Will D. 5, Big. 3 ;3—R, imbricata Schn.
CHONDROPTÉRYCIENS À BR. FIXES. 137
D’autres ont la queue garnie en dessous d’une membrane qui devient, dans quelques-unes, une caudale considérable (1).
Il y en aurait enfin où la queue porterait une dorsale en avant de l’aiguillon (2).
Les Mourines. (MyzioparTis. Dumér.}) (3).
Ont la tête saillante hors des pectorales, et celles-ci plus larges transversalement que dans les autres raies, ce qui leur donne quelque apparence d’un oiseau de proie qui aurait les ailes étendues, et les a fait comparer à l'aigle. Leurs mâchoires sont garnies de larges dents plates, assemblées comme les carreaux d’un pavé, et de proportions différentes , selon les espèces ; leur queue, extrêmement grêle et longue , se termine en pointe, et est armée, comme celle des pastenagues , d’un fort aiguillon dentelé en scie des deux côtés, et porte en dessus, vers sa base, une petite dorsale.
L’Aigle de mer. Mourine, Ratepenade, Bœuf, Pesce ratto , etc. (Raia aquila. L.) Duham. part. IL, sect. 1x, pl. x, et les dents. Juss. Ac. des Sc. 1721, pl. 17 (4).
Se trouve dans la Méditerranée et dans l'Océan; il devient fort grand, son museau est saillant et parabolique; les plaques du milieu de ses mâchoires sont beau-
(1) À. lymna Fovsk. p. 17. C’est au moins une espèce extrêmement voisine qui est représentée, mais sans aiguillon , sous le nom de torpille. Lac. I, vr, 1.—N. B. La lymna, id. [,1v,2et 3, n’est qu’une pastenague ordinaire.— R. sephen. Forsk. ib.—R, jamaïcensis, Cuv. Sloane Jam. pl. 246, fig. 1.
(2) Tel serait le prétendu R. aquila , BI. 81.
(3) Muxuobaros de pyny (meule) à cause de la forme de leurs dents. Mourine est leur nom provençal.
(4) N. B. La fig. de BI. 81 , n’est nullement celle de laigle, C'est une pastenague à laquelle on a ajouté une nageoire devant l’aiguillon.
coup plus larges que longues, sur un seul rang. Les latérales à peu près en hexagone régulier, sur trois rangs (1).
LEs CÉPHALOPTÈRES. (CEPHALOPTERA. Dum.) (2). :
* Ont la queue grèle, l’aiguillon, la petite dorsale et les pectorales étendues en largeur des mourines; mais leurs dents sont plus menues encore que celles des pastenagues , finement dentelées. Leur tête est tronquée en avant, et les pectorales , au lieu de l’embrasser , prolongent chacune leur extrémité antérieure en pointe saillante, ce qui donne au poisson l'air d’avoir deux cornes.
On en pêche quelquefois dans la Méditerranée une espèce gigantesque. (Æaia cephaloptera. Schn.) ÆRaie giorna. Lac. V, xx, 3. (3).
A dos noir, bordé de violâtre.
Les CuiMÈREs. ( CHimÆRA. L.) (4).
Montrent le plus grand rapport avec les squales
(1) Ajoutez R. narinari L. Margr. 75, et sous le nom d’aigle, Lacep. [, vr,2,et les dents, Trans. Phil. vol. xix, n°. 232, p. 673. On la trouve dans les deux hémisphères.—R. flagellum Schn. 73. Son R. nieuhow1i: Will. app. X, n’en diffère que parce que l’aiguillon était tombé. Les dents sont comme dans l’aquila ;— une espèce nou velle des côtes d'Egypte, à museau échancré , à denis hexagones presque égales; —l’espèce inconnue à dents du milieu plus larges que longues, sur trois rangées. Juss. Ac. des Sc. 1721, Pl Es are
(2) Céphaloptère, tête ailée , à cause des productions de leurs pectorales.
(3) La mobular Duham. II. part, sect. IX, pl. 17, et la fabronienne Lac. II, v, 1-2, ne sont probablement que des individus mutilés de la giorna.—Quant aux AR. banksienne Lac, Il, v, 5,— manatia Vill. app. 1X,5, il est ficheux qu’elles ne reposent pas sur des documens bien authentiques.
Ajoutez le céphaloptère massena, Riss., p- 19.
(4) Ce nom leur a été donné à cause de leur figure bizarre ,'qui
CHONDROPTÉRYGIENS À BR. FIXES. 130 par leur forme générale et la position de leurs nageoires ; mais toutes leurs branchies s'ouvrent à l'extérieur par un seul trou apparent de chaque côté, quoiqu’en pénétrant plus profondément on voie qu’elles sont attachées par une grande partie de leurs bords, et qu’il y a réellement cinq trous particuliers aboutissant au fond du trou général. Elles ont cependant un vestige d’opercule caché sous la peau; leurs mächoires sont encore plus réduites que dans les squales, car les palatins et les tympaniques sont aussi de simples vestiges suspendus aux côtés du museau, et la mâchoire supérieure n’est représentée que par le vomer. Des plaques dures et non divisibles garnissent les mâchoires au lieu de dents. Le museau soutenu comme celui des squales, saille en avant et est percé de pores disposés sur des lignes assez régulières; la première dorsale, armée d’un fort aiguillon, est placée sur les pectorales : les mâles se reconnaissent comme ceux des squales, à des appendices osseux des ventrales, mais qui sont divisés en trois branches, et ils ont de plus deux lames épineuses sifuées en avant de la base des mêmes ventrales ; enfin ils portent entre les yeux un lambeau charnu terminé par un groupe de petits aiguillons. L’intestin des chimères est court et droit, cependant on y voit à l’intérieur une valvuie spirale comme dans les squales. Elles produisent de trèsgrands œufs coriaces , à bords aplatis et velus.
TS CSM ee Un inde RUN SEeRt" augmente encore quand on les a desséchés avec peu Fe soin , comine
les premiers individus représentés par Clustus Aldrosande , etc,
140 POISSONS Dans les CHIMERES proprement dites. (Carmæra. Cuv.)
Le museau est simplement conique; la deuxième dorsale commence immédiatement derrière la première, et s’étend jusque sur le bout de la queue, qui se prolonge en un long filament, et est garnie en dessous d’une autre nageoire semblable à la caudale des squales.
On n’en connaît qu’une espèce.
La Chimère arctique. (Chimæra monstrosa. L. ) BI. 124 et Lac.I, x1x, 1, la femelle. Vulg. Roi des Harengs ; dans la Méditerranée Chat.
Longue de deux ou trois pieds , de couleur argentée, tachetée de brun. Elle habite nos mers, où on la pêche, surtout à la suite des poissons voyageurs.
Dans les CazLoriNQuEs. (CALLORYNcHUs. Gronov.)
Le museau est terminé par un lambeau charnu, comparable pour la forme à une houe. La deuxième dorsale commence sur les ventrales, et finit vis-à-vis le commentement de celle qui garnit le dessous de la queue.
On n’en connaît aussi qu’une espèce.
La Chimère antarctique. (Chimæra callorynchus. L. ) Lac. I, x11, 2, la femelle. Des mers Méridionales.