TOME
226 POISSONS Les CYCLOPTÈRES. ( CYCLOPTERUS. L.. )
Oùnt un caractère très-marqué dans leurs ventrales, dont les rayons suspendus tout autour du bassin , ct réunis par une seule membrane , forment un disque ovale et concave que le poisson emploie comme un sucoir pour se fixer aux rochers; du reste leur bouche est large , garnie aux deux mâchoires et aux pharyngiens de petites dents pointues ; leurs opercules petits; leurs ouïes fermées vers le bas et garnies de six rayons; leurs pectorales trèsamples, et s’umissant presque sous la gorge , comme pour y embrasser le disque des ventrales ; leur sque-
lette durcit peu, et leur peau est visqueuse et sans
écailles. Ils ont un estomac assez grand , beaucoup de cœcums, un long intestin et une vessie natatoire
médiocre.
Les Luwrs.
Ont une première dorsale plus ou moins visible, à rayons simples, et une seconde à rayons branchus, vis-à-vis l’anale; leur corps est plus épais.
Le Lump de nos mers, Gras-Mollet, etc. (Cyclopterus Lumpus. L.) BI. 90.
À sa première dorsale tellement enveloppée par une peau épaisse et tuberculeuse, qu’à l'extérieur on la prendrait pour une simple bosse du dos. Trois rangées de gros tubercules coniques le garnissent de chaque côté. IL vit,
que le cyclopterus nudus, Lin. Mus. ad. fr. xxvir, 1, et que Île gobiésoce testar, Lac. IL, xx, 1.—Cyclopterus bimaculatus, Penn. Brit. Zool. pl. xxui, f. 1.—Cyclopterus littoreus, Schn. 199.
surtout dans le Nord, de méduses et autres animaux oÉ6-
latineux. Sa chair est molle, insipide. Lourd et de peu de
défense , 1l devient la proie des phoques, des squales , etc.
Le mâle, dit-on, garde avec soin les œufs qu'il a fé-
condés (1).
Les Liparis. ( Lipanrts. Artéd.)
N'ont qu’une seule dorsale assez longue, ainsi que l’anale; leur corps est lisse , allongé et comprimé en arrière. bts en avons un sur nos côtes. { Cycl. Liparis. L.) BI. 123, 3 4 (2)- ;
Les genres dont nous allons parler pourraient aussi donner lieu, chacun, comme celui des pleuronectes, à l'érection d’une famille nouvelle dans l’ordre des malacoptérygiens subbrachiens.
Les Ecueneis. (ECHENEIS. L.)
Sont remarquables entre tous les poissons, par un disque aplati qu’ils portent sur la tête, et qui se compose d’un certain nombre de lames transversales, obliquement dirigées en arrière, dentelées ou épineuses à leur bord postérieur, et mobiles, de manière que le poisson, soit en fesant le vide entre
(1) Le cycl. pavonius n’est qu’une variété d’âge du /ump. Le cyclopt. gibbosus, Will. V, 10, f. 2, ne paraît qu'un /ump mal empaillé. — Aj. cycl. spinosus , Schn. 46 ;— cycl. minutus, Fall. Spic. VU, ut, 7, 8, 9;—cycl. ventricosus, id. ib. If, 1,2, 3?—Cobius minutus, Zool. Dan, CLIV , B.
(2) C'est le même que Le gobioide smyrnéen, Lac. nov. com. Petrop, IX, pl.1x, f. 4,6, et probablement que le cyclopt. souris, Lac. IV, xv, 5, et peut-être que le gobius , Zool. Dan. CXXXIV ;—aj. cyclopt. montagui, soc. Wern. I, v, 1; — cyclop. gelatinosus, Pall. Spic. VIL,1u0, 1 ;—gobius, Zool. Dan. CLIV , À,
elles, soit en accrochant les épines de leurs bords , se fixe aux différens corps, tels que rochers, vaisseaux , poissons, elc., ce qui a donné lieu à la fable que l’Echeneis pouvait arrêter subitement la course du vaisseau Île plus rapide.
Ce genre a le corps allongé, revêtu de petites écailles ; une seule dorsale molle, vis-à-vis de l’anale ; la tête tout-à-fait plate en dessus; les yeux sur le côté ; la bouche fendue horizontalement , arrondie, Ja mâchoire inférieure plus avancée garnie ainsi que les intermaxillaires de petites dents en carde; une rangée très-régulière de petites dents semblables à des cils, le long du bord des maxillaires. On leur compte huit rayons branchiostèges; leur estomac est un large cul-de-sac ; leurs cœcums, au nombre de six ou huit; leur intestin ample , mais court; ils manquent de vessie natatoire.
Les espèces n’en sont pas nombreuses; la plus connue, célèbre sous le nom de Remora (Echen. remora. L.), BI. 172, est plus courte, et n’a que dix-huit lames à son disque. Une autre espèce, plus allongée ( Eck. naucrates. L. ), BI. 171, en
a 22; et une troisième, la plus longue de toutes (ÆcA. neata. Schn. ), n’en a que dix. |
LEs OPRICEPHALES. (OPHicEPHALUS. BI.)
Ont le corps et la tête entière couverts de grandes écailles. Celles du vertex sont irrégulières, et rappellent un peu la forme de celles de la tête des serpens. La tête est déprimée, obluse et courie de l'avant ; la gueule fendue; les dents en rape et quelques-unes grandes et en crochets éparses prin-
cipalement aux côtés. À leurs os pharyngiens tient un appareil compliqué et propre à arrêter la circulation de l’eau, à peu près comme on en observe dans les muges, les osphronèmes, etc. On compte cinq rayons aux ouies; la dorsale règne sur la plus grande partie du dos ;-le corps est à peu près cilindrique et garni de grandes écailles (1).