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{t) Voyez Humboldt , Obs, zool. I, p. 49 el suivantes.
ces singuliers effets, règne tout le lons du dessous de la queue, dont il occupe près de moitié de l'épaisseur : divisé en quatre faisceaux longitudinaux, deux grands en dessus, deux plus petits en dessous, et contre la base de la nageoire anale. Chaque faisceau est composé d’un grand nombre de lames membraneuses parallèles trèsrapprochées entre elles, et à peu près horizontales, aboutissant d’une part à la peau, de l’autre au plan vertical moyen du poisson ; unies enfin l’une à l’autre par une infinité de petites lames verticales et dirigées transversalement. Les petites cellules, ou plutôt les petits canaux prismatiques et transversaux, interceptés par ces deux ordres de lames, sont remplies d’une matière gélatineuse , et tout l’appareil reçoit proportionnellement beaucoup de nerfs (1).
Les Carapes. (CaraApus. Cuv.) (2).
Ont le corps comprimé, écailleux, et la queue s’amincissant beaucoup en arrière. Ils vivent aussi dans les rivières de l'Amérique Méridionale (3).
On pourrait peut-être en distinguer les espèces à bec allongé, ouvert seulement au bout (4).
Les APTÉRONOTESs. Lacép. (Srernarcuus. Schn. ) (5).
Ont leur nageoire anale terminée avant d’arriver au bout de la queue, lequel porte une nageoire particulière ; sur le
Cu
(1) Voyez Hunter, Trans. philos. tome LXV, p. 305.
Ajoutez le gymnotus æquilabiatus, Humboldt. Obs. 2001. , pi. x, n°. 9, Il paraîtrait, d’après M. de Humboldt, que celte espèce m'aurait pas la vessie aérienne postérieure.
(2) Carapo, nom de ces poissons au Brésil, selon Margrave.
(5) Gymnotus macrourus, B1. 157, 2 ; Carapo,Gm.—G. brachturus Bl. 157,1; fasciatus, Gm.—G. albus, Séb. LU, pl. 32, £g, 3.
(4) Gymnotus rostratus, Schn. pl. 106,
(5) Sternarchus (anus au sternum}.
dos est un filament charnu, mou, couché dans un sillon creusé jusque sur le bout de la queue , et retenu dans ce sillon par des filets tendineux, qui lui laissent quelque liberté : organisation très-sineulière , dont on n’a pu encore deviner l’usage (1). Leur tête est oblongue , comprimée, nue, et sa peau ne laisse voir au dehors ni les opercules, ni les rayons. Le reste de leur corps est écailleux. Leurs dents sont en velours, et à peine sensibles sur le milieu de chaque mâchoire. Ils viennent d'Amérique , comme les gymuotes propres et les carapes (2).
Les LEPTOCÉPHALES. ( LEPTOCEPHALUS. Pennant. )
Différent des anguilles par une fente des ouïes un peu plus grande et ouverte au-devant des pectorales, et par un corps comprimé comme un ruban. Leur tête est extrêmement petite, à museau pointu , les pectorales presqu’insensibles ; la dorsale et lanale également à peine visibles, s’unissent à la pointe de la queue; les intestins n’occupent qu’une ligne extrêmement étroite le long du bord inférieur.
On n’en connaît qu’un de nos côtes, et de celles d’Angleterre, Leptocephalus morrisii. Gm. (Lac. II, 111, 2.)
Les DoxzeLLes. (OPHipium. L. )
Ont, comme les anguilles, l'anus assez en arrière,
(1) J'ai cru m'apercevoir que la séparation est accidentelle, el que c’est proprement un des muscles de la queue qui se détache aisément , parce que la peau est plus faible en cet endroit.
(2) Gymnotus albifrons, Pall. Spic. Zool. VIT, pl. vi, Ê. 1 ; Lac. I, vr 146, 8.
N. B. Le gymnotus acus, ou fierasfer , va aux donzelles, et le |
&ymnofus notopterus, Pall. et Gm. Notoptér'e capirat , Lac. aux barengs,
une nageoire dorsale et une anale qui se joignent à celles de la queue pour terminer le corps en pointe : ce corps est d’ailleurs allongé et comprimé, ce qui l’a fait comparer à une épée , et recouvert comme celui des anguilles de petites écailles irrégulièrement semées dans l'épaisseur de la peau. Mais ces poissons diffèrent des anguilles par des branchies bien ouvertes, munies d’un opercule large, et d’une membrane à rayons courts. Leurs rayons dorsaux sont articulés mais non branchus.
Les DOoNZELLES proprement dites.
Portent sous la gorge deux petits barbillons adhérens à la pointe de l’os hyoide.
L'espèce la plus connue,
| La Donzelle de la Méditerranée. ( Ophidium barbatum. | BI. 450.)
. Atteint au plus huit à dix pouces. Sa couleur est arm gentée, et ses nageoires verticales sont liserées de noir. Son estomac est un sac oblong, mince; ses intestins, assez repliés, manquent de cœcums ; sa vessie aérienne, ovale, assez grande, et fort épaisse, est supportée par trois pièces osseuses particulières, suspendues sous les premières verlèbres , et dont la mitoyenne se meut par quelques muscles propres. Ce poisson a la chair agréable, et se pêche dans la Méditerranée (1). IL paraît qu'il y a dans la mer du Sud une très-orande espèce de ce genre.
Ophidium blacodes. Schn. 484.
Les FIERASFERS.
Manquent de barbillon, et leur dorsale est si mince,
(1) On y voit encore l’ophidium vassali, Risso , pl, V, fig, 12,
qu’elle ne semble qu’un léger repli de la peau. Leur vessie matatoire n’est soutenue que par deux osselets ; celui du milieu leur manque.
On n’en connaît qu’un de la Méditerranée. ( Ophidium imberbe. Li.) (1).
Les EqQuizces. ( AmmopyTes. L.)
Ont le corps grêle et allongé comme tous les précédens, etsont pourvues d’une nageoïre à rayons articulés mais simples sur une grande partie de leur dos , d’une autre derrière l’anus, et d’une troisième fourchue au bout de la queue; mais ces trois nageoires sont séparées par des espaces libres. Le museau de ces poissons est aigu ; leur mâchoire supérieure susceptible d'extension, et l’mférieure dans l’état de repos plus longue que l’autre. Leur estomac est pointu et charnu; ils n’ont ni cœcums ru vessie natatoire , et se tiennent dans le sable d’où l'on va les enlever quand la mer se retire. Ils vivent des vers qu'ils y prennent.
On n'en connait qu'un. (Æmmodytes tobianus. L.)
BL. 75, f. 2.
Très-commun sur toutes nos côtes; long de huit à dix
pouces; d’un gris argenté. Il est bon à manger, et l’on s’en sert aussi pour attacher aux hamecons comme appt.
(1) C’est en même temps le gymnotus acus , L. et le notoptère fontanes , Risso , pl. 1v, £ 11. Quant à l’ophidium imberbe des Ichtyologistes du nord , tels que Schônefeld, Penn. Brit. zool. ap. pl. et à l’ophidium viride, Fabr. Faun. Groënl 148, je les crois des anguilles. Enfin l’ophidium ocellatum , Tilesius , Mém. de Pétersb.
UT, pl. 180, 111,27, me paraît devoir se rapprocher des gonelles.
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LES ACANTHOPTERYGIENS.
Forment la seconde et de beaucoup la * plus nombreuse division des poissons ordinaires; on les reconnait aux épines qui tiennent lieu de premiers rayons à leurdorsale , ou qui soutiénnent seules leur première nageoire du dos lorsqu'ils en ont deux; quelquefois même au lieu d’une première dorsale ils n’ont que quelques épines libres. Leur anale a aussi quelques épines pour premiers rayons, et 1l y en a généralement une à chaque ventrale. Les acanthoptérygiens ont entre eux des rapports si multipliés, leurs diverses familles naturelles offrent tant de variétés dans les caractères apparens que l’on aurait pu croire susceptibles d'indiquer des ordres ou d’autres subdivisions, quil à été ämpossible de les diviser autrement que par ces familles naturelles elles-mêmes, que nous portons au nombre de huit, et que nous sommes obligés de laisser ensemble pour
former
Le aurrième OorDRE DES Poissons.
La première famille des acanthoptérygiens, TOME 2. 10
242 POISSONS Ou celle des Tzæxroïines,
Se distingue par un corps extrêmement allongé et aplati, semblable à un ruban , garni d'une nageoire qui règne tout le long du dos.
æ Elle se subdivise en deux tribus, déterminées d’après la forme des mächoires. F
La première tribu a le museau court, les maxillaires distincts.
Les RuBaws. ( CEPoLA, L.) (1).
Ont, outre ce corps allongé et aplati et cette longue dorsale qui leur sont communs avec le reste de la famille, une caudale distincte et une anale très-longue et très-marquée. Il n’y a dans leur dorsale que deux ou trois rayons non articulés, en sorte qu'on pourrait presque Ts laisser parmi les malacoptérygiens. Leurs ventrales ont, comme à l'ordinaire, plusieurs rayons; mais ce qui les distingue le mieux, c'est leur mâchoire supérieure très-courte, et l’inférieure qui se redresse pour la rejoindre , en sorte que leur tête est obtuse, et l'ouverture de leur bouche dirigée vers le haut. Leurs dents sont fortes et aiguës, peu serrées, et leur cavité abdominale fort courte , ainsi que leur estomac ; ils ont quelques cœcums, et une vessie
- aérienne qui s'étend dans la base de la queue.
oo
(1) On les nomme en ilalien CEpoLA , parce leur chair se lève
par feuillets que l’on à comparés à ceux d’un oignon.
ACANTHOPTÉRYGIENS. 245 Ïl y en a une dans la Méditerranée ( cepola rubescens, L.) Will 1,7, 6g. 1, longue de deux pieds, rougeûtre (1).
Les LoPpxores. Giorna.
Ont le corps allongé , et finissant en pointe ; la tête courtesurmontée d’une crête osseuse très-élevée, sur le sommet de laquelle s'articule un long et fort rayon épineux, bordé en arrière d’une membrane, et à partir de ce rayon une nageoire basse à rayons presque tous simples, régnant également jusqu’à la pointe de la queue, qui a une caudale distincte, et en dessous de cette pointe est une très-courte anale. Les pectorales sont médiocres, armées d’un premier rayon épineux , et sous elles on aperçoit avec peine des ventrales de quatre ou cinq rayons excessivement petites. Les dents sont pointues et peu serrées , la bouche dirigée vers le haut, et l'œil fort grand. On compte six rayons aux branchies, la cavité abdominale occupe presque toute la longueur du corps:
On n’en connaît qu’un,
Le Lophote Lacépède. (Giorna, Mém. de l’Académie Imp. de Turin, 1805-1806, p. 19, pl. 2.)
Il se trouve, mais rarement, dans la Méditerranée, et devient fort grand (1).
(1) Le cepola tœnta , L. ne ine paraît différer en rien du rubescens.
(2) N. B. La description de Giorna est incomplète , parce qu’il m'avait qu'un individu mutilé , dont il ignorait Poriginé. Jai fait la mienne sur un individu de plus de quatre pieds, pris à Gènes. Voyez Ann. Mus. XX, xvix.
Les RÉGALECS. ( REGALECUS. Ascan. ) (1).
Ont de petites pectorales, une premiere dorsale à rayons simples, peu étendue, et une seconde régnant sur presque tout le long du corps ; mais ils manquent d’anale et de caudale, et leurs ventrales thorachiques se réduisent à de très longs filets.
Le Régalec ou Roi des Harengs ‘du Nord. ( Resalecus glesne. Ascan. Gymnetrus remipes. Schn. pl.—68.)
A ses longues ventrales terminées chacune par un disque zmembraneux, et sa première dorsale très-peu élevée ; on le trouve dans la mer de Norvèce. Si c’est, comme je le crois, le même poisson que le gymnetrus grylli. Lindroth. Nouv. Mém. de Stockh. 1708, pl. vrir , il arriverait à une taille énorme, dix-huit pieds de longueur.
Le Régalec des Indes. ( Gymnetrus Russelii. Shaw. IV, part. IE, pl.—26.)
A ses ventrales en simples fils, ainsi que le bout de la queue , et sa première dorsale très-élevée (2).
LEs GYMNÈTRES. ( GYMNETRUS. Bl. )
Différent des régalecs, en ce qu'ils ne portent qu’une seule nageoire tout le long du dos, et que la queue en a une particulière. Leurs ventrales ont d’ailleurs la forme ordinaire et plusieurs rayons,
(1) Regalecus (rex halecum ), roi des harengs , nom donné à l'es. pèce du Nord par les pêcheurs norvégiens.
(2) Je ne puis encore placer le gymnetrus haukenit, B1, 495 , représenté d’après un dessin que l’on est convenu ensuite être défec- Lueux, au moins par rapport à la queue, Voy. Schn. p. 461.
mais leurs pectorales sont petites. Leur mâchoire supérieure est très-extensible , et ils n’ont que de très-petites dents.
Le Gymnètre cépédien. (G. cepedianus.) Risso, pl. v, RE Est un beau et grand poisson de la Méditerranée, argenté
avec quelques taches noires et rondes, et les nageoires - - L] f L2 Là rouges # qui atteint trois et quatre pieds de longueur (1).
LEs SABRES. (TRACHYPTERUS. Gouan.)
Manquent de nageoire anale, comme les trois genres précédens, mais ont des ventrales thorachiques, une caudale distincte, et une dorsale très-longue soutenue par des rayons ronds, et dont les antérieurs sont dentelés en scie ; leur ligne latérale est armée d’épines comme celle des Vogmares, et le dessous de leur queue est fortement dentelé en scie. Leurs mâchoires doivent être à peu près comme celle des Gymnètres.
On n’en connaît qu'un, de la Méditerranée.
( Trachypterus tænia. Schn. Cepola trachyptera. Gm.)
De deux pieds de long, de couleur argentée” On n'en fait point de cas pour la table (2).
oo
(1) C’est très-probablement le £ænia altera, Rondel. 327, quoique les ventrales y soient représentées trop courtes.
(2) N. B. Je ne décris ce poisson que d’après M. Gouan, Hist. des poiss. pl. 153, qui ne cite d’autre figure que celle de Bélon , aq, 137, copiée par Gesner, 939; mais cette figure ne me paraîtreprésenter autre chose que le gymnètre cépédien,
340 POISSONS : ci
Les VoGMARES (1). ( GymMwocaster. Brünnich.
Bocmarus. Schn. )
Ont, comme les gymnètres, une seule nageoire tout le long du dos, une caudale distincte et des petites pectorales. Leur tête et leurs mâchoires paraissent aussi être à peu près semblables à celles des gymnètres, mais ils manquent totalement de ventrales auSsi-bien que d’anale. Leurs dents sont tranchantes et pointues.
On n'en connait qu'un, des côtes d'Islande,
( Gymnogaster arcticus. Brunn. Bogmarus-Tslandicus.
Schn. pl. 101.)
Longs de plus de quatre pieds, argenté, à ligne latérale armée vers la queue de petites épines. Comme les corbeaux refusent d’en manger, les Islandais le croient venimeux (2).
La deuxième tribu des Txæxioïpes À le museau pointu et la gueule fendue.
Les CEINTURES. ( TricHiurus. L. )
Ont le corps sans écailles sensibles, allongé et aplati comme un ruban, les mâchoires aiguës armées de dents longues et crochues comme des fers