‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 42 sur 101 · DO PE PORT UE CN 0 NN · texte numérisé non relu

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(1) Vogmar ou Vaagmaer, signifie en islandais la fille ou la jument des Golfes. |

(2) C'est probablement ieï que devrait venir le régalec lancéoié, représenté d’après des dessins fails par des Chinois, Lacep. Il, 210. et 1, pl:axn, f. 3.

N. B. N'ayant point vu non plus ce poisson , je ne réponcrais pas

1e flèche. Leur dorsale s’étend sur toute la longueur le leur corps ; mais ils n’ont ni ventrales ni anale, et leur ventre et le dessous de leur queue sont dentelés en scie ; la queue se termine au lieu de nageoire par un filet grêle. On observe en dedans de chacune de leurs mâchoires un voile membraneux ; leur estomac est allongé et épais, leurs cœcums nombreux , leur intestin droit, leur vessie nafatoire grande et simple.

On en pêche un dans les mers d'Amérique.

( Trichiurus lepturus.) BI. 158. (1).

Tout entier de la plus belle couleur d'argent, à mächoire inférieure plus longue. Il atteint trois pieds de longueur, et est fort vorace.

La mer des Indes en produit aussi un dont les différences ne sont pas encore très-bien assurées. (Trichiurus indicus.) L. WiM. app. tab. IIF, n°. 3, et probablement clupea haumela. Gm. et Forsk. Trich. haumela. Schn. On lui attribue, -saus trop de preuves, un pouvoir électrique (2).

que l'absence de ventrales ne vint du mauvais étal des individus observés par Olafsen et par Brünnich. Il doit être, ainsi que le trachyptère, fort voisin du gymnètre,

(1) C’est l’ubine de Laët, his. am. XV, c. xvir. Laët, éditeur de Margrave, ayant ensuite rapporté par une méprise qu’il indique luimême, cette figure d’ubine, sous {a description du mucu de Margrave, on a appliqué à l’ubine, c’est-à-dire à notre trichiure , tout ce que Margrave dit de son mucu, qui est toute autre chose, et probablement du genre murène; ainsi on le fait habiter les fleuves , quoiqu’il soit marin. Voyez Brown, Jam. p. 444.

(2) Il paraît qu’on n’a attribué cette propriété à cette espèce que sur quelques paroles éqnivoques de Neuhof , rapportées par Willughby ad loc. cit.

Le) Rs @'2]

POISSONS Les JARRETIÈRES. ( LEpipopus. Gouan. }

Avec le corps allongé et aplati, la longue nageoire dorsale, les mâchoires pointues et les dents fortes etaigues As trichiures, réunissent une nageoire caudale ordinaire , ure anale courte et basse sous l'extrémité dela queue, et portent sous les pectorales deux petites écailles pointues, mobiles, qui leur tiennent lieu de nageoires ventrales, et ont donné Heu à leur nom latin. Leurs intestins ressemblent beaucoup à ceux des trichiures.

On en pêche une dans nos mers, qui atteint plus de quatre pieds de longueur, et est de la plus belle couleur

d'argent. Elle a été décrite plusieurs fois, et chaque fois regardée comme une espèce nouvelle (1).

Les Srycepnores. (SryLEPHoRUS. Shaw. )

Ont le corps trés-allongé ; sur presque tout leur dos s'étend nne nageoire , et sur le dessus du bout de leur queue en est une autre distincte de la prexière qui est peut-être une vraie caudale; la queue même se termine en un filet plus long que le corps,

(1) C’est le trichiurus caudatus, Mém. de Stokh. 1788, pl. TR ETS

Le frich. gladius, Hollen. Mém. de la soc. d'EHist. nat. de Copenh. vol, V, cah. 1, pl 2.

Le vandellius lusitanicus, Shaw. gen. Zool. IV, part. II, p. 199.

Le ziphotheca tetradens, Montagu, Wernerian soc. I, pl. 2 et 5.

Le lépidope Péron , Risso pl. Vf138:

N. B. Je ne suis pas encore bien assuré des différe ences spécifiques eutre ce Iépidope et celui de Gonan.

et qui serait le dernier rayon de la caudale. Ils ont des pectorales , mais manquent de ventrales et

d’anale (1).

On n’en connaît qu'un, du golfe du Mexique,

(Séylephorus chordatus.) Sh. General. Zool. vol. IV, part. I, pl. xr.

Long de deux pieds , sans le filet, et de couleur argentée, marbré de brun.

La deuxième famille des acanthoptérygiens, Ou celle des Gorioïnss,

Se reconnait à ses épines dorsales grèles et flexibles ; tous ces poissons ont à peu pres les mêmes viscères, c’est-à-dire, un canal intes-

tinal égal, ample , sans cœcums, et point de vessie natatoire.

hs

Les BLENNIES, où BAVEUSES. ( BLENNIUS. L.)

Ont un caractère très-marqué dans leurs nageoires ventrales, placées en avant des pector ales , et composées seulement de deux rayons. Leur estomac est mince sans cul-de-sac, leur intestin ample mais

sans cœcum ; ils n’ont pas de vessie natatoire. Leur corps est allongé, comprimé, et ils ne portent

(1) N. B. L’'individu décrit par M. Shaw avait la tête si mal conservée, que ce naturaliste, dans sa figure aussi-bien que dans sa descriplion, en a fait un monstre indécliffrable,

qu’une dorsale composée presqu’en entier derayons simples , mais flexibles, Ils vivent en petites troupes parmi les roches des rivages, nageant, sautant, et pouvant se passer d’eau pendant quelque temps. Leur peau est enduite d’une mucosité qui leur a valu leur nom grec Blennius , et leur nom francais BAVEUSES, qui en est une traduction. Plusieurs sont vivipares, et ils ont tous près de l’anus un tubercule qui paraît leur servir pour l’accouplement. Nous les divisons comme il suit.

LEs BLENNIES proprement dits.

Dont les dents longues, égales et serrées, ne forment qu’un seul rang bien régulier à chaque mâchoire, terminé en arrière, dans quelques espèces, par une dent plus longue et en crochet. Leur tête est obtuse, leur museau court , leur front vertical; leurs intestins larges et courts.

La plupart ont un tentacule souvent frangé en panache sur chaque sourcil.

Nous en avons plusieurs espèces le long de nos côtes (1).

D'autres n’ont que des panaches à peine visibles aux sourcils, mais portent sur le vertex une proéminence membraneuse, qui s'enfle dans la saison de l’amour (2).

(1) Blennius ocellaris, BI. 167, f. 1;,—b1. gattoruginede Brüunnich, fort différent de celui de Länn. Will. F2, f. 2;—b1, cornutus, Li. dont le fentacularis, Brünn. n’est qu’une variété ;—bl. fasciatus, BI. 162,f. 1,si ce n’est pas un individu desséché du gattoragine de Brunn, — pl. gattorugine de Bloch, 167, 2, lequel ne ressemble en core à aucun des autres de ce nom ;—1. palmicornis, Cuv. (le gattorugine de Penn. encore très-différent de ceux de Lann. et de Brunn.)

(2) Blenn. galerita, L.— blenn. paso , Risso. are,

Dans d'autres, enfin (les PHorts (1). Artéd.), il n'y a ni panache, ni crête (2).

Nous distinguons de ces blennies proprement dits, sous le nom de SALARrAS, les espèces dont les dents, également sur une seule rangée et fort serrées, sont comprimées latéralement, crochues au bout, d'une minceur inexprimable ei en nombre énorme. Ellesste meuvent, dans l’individu frais, comme les touches d’un clavecin. La tête de ces poissons, fort comprimée en haut, est très-large transversalement dans le bas. Leurs lèvres sont charnues et renflées, leur front tout-à-fait vertical; leurs intestins, roulés en spirale, sont plus minces et plus longs que dans les blennies ordinaires.

On n’en connaît que de la mer des Indes (3).

Nous appellerons

Czinus (4).

Les espèces à dents courtes et pointues, éparses sur plusieurs rangées, dont la première est plus grande. Leur museau estmoins obtus que dans les deux sous-genres précédens ; leur estomac plus large, -et leurs intestins plus courts.

Dans quelques-uns, les premiers rayons de la dorsale forment une pointe séparée par une échancrure du reste de la nageoire (5). Leurs sourcils sont surmontés de petits panaches.

(1) Pholis, nom grec d’un poisson toujours enveloppé de mucus.

(2) Blenn. pholis, BI. 71, f. 2 ;—bl, cavernosus, Schn. 37, 2 ;— gadus salarias, Forsk, p. 22.

(3) Sal. quadripennis, Cuv. qui est le blennius gattorugine de Forsk. p. 25 ;—0lenn. simus, Sujef. act. Petrop. 1779, 21°. part. pl. v1;—lalticus ou sauteur de Commers. Lacép. Il, pag. 479, et plusieurs espèces nouvelles.

(4) Clinus, nom des blennies che z les Grecs modernes,

(5) BL. mustelaris, Li. ;—b1. superciliosus, BL 168.

N. B. Le blennie pointillé, Lac. Il, xr1, 5, ne me paraît qu'un imdividu mal conservé du superciliosus ;—blenn. argenteus, Risso.

Il y en a même où les premiers rayons sont totalement en avant, et semblent former une crête pointue et bi sur le vertex (1).

Dans d’autres, au contraire, la dorsale est continue et

égale (2).

Les GonNezces. (Mur æNoipgs. Lacép. CENTRONOTUS. Schn. )

Oui les ventrales encore plus petites que tous les blennies , presque insensibles, et souvent réduites à un seul rayon. Leur tête est très-petite, et leur corps allongé en lame d'épée; leur dosest garni tout du long d’unedorsaleégale, dont tous les rayons sont épineux. Leurs dents sont comme dans les clinus ; leur esiomac et leurs intestins d’une venue (3).

Les OPISTOGNATHES. ( Cuv.) :

Ont les formes des blennies , et surtout leur museau court, et se distinguent par leurs maxillaires très - grands et prolongés en arrière en une espèce de longue moustache plate. Leurs dents sent en rape à chaque mâchoire, et la rangée extérieure plus forte. On leur compte trois rayons aux ventraies , qui sont placées précisément sous les pectorales.

On n’en connaît qu’un, rapporté de la mer des Indes par M. Sonnerat. ( Opisiognathus Sonnerati. Cuv. )

(1) Espèces nouvelles.

(2) Blenn. mustelaris, Linn. Mus. ad. fred. pl. xxx1 , f. 3;—blenn. spadiceus, Schn. Séb. FIL, xxx, 8 ;—0lenn. acuminatus, id. Séb. ib. Le —blenn. punctatus, OÙ. Fabr. soc. d'Hist. nat, de Copenh, vol. IX, cah. 11,pl. x, f. 3.— Blennius audifredi, Risso, pl. vi, f. 15.

(5) Blenn. gunnellus, Lu BI. 65; — D. murenoides , Sujef. Act. Pelrop. 1970, LE, vi, 1, qui pourrait bien ne pas différer du gunnellus ; c'est le murénoïde , Sujef. Lac. — centronotus fasciatus, Sehn.

pl. 57, Ê 1; = blenn. lumpenus , Walb, pl. ur, fig 6.

Les ANARRHIQUES. ( ANARRHICHAS. 4.) (r).

Me paraissent si semblables aux blennies, que je les nommerais volontiers des blennies sans ventrales. La nageoire dorsale, toute composée de rayons simples , mais sans roideur, commence à la nuque, et s'étend , ainsi que l’anale, jusqu’auprès de celle de la queue, qui est arrondie aussi-bién que les pectorales : tout leur corps est lisse et muqueux ; leurs os palatins, leurs vomers et leurs mandibules , sont armés de gros tubercules osseux, qui portent à leur sommet de petites dents émaillces, mais les dents antérieures sont plus longues et coniques. Cette dentition ienr donne une armure vigoureuse , qui joint à leur grande taille en fait des poissons féroces et dangereux. Ils ont six rayons aux ouïes, l’estomac court et charnu, le pylore près de son fond ,#'infestin court, épais et sans cœcum , et 1ls manquent de vessie aérienne.

Le plus commun appelé vulsairement

Loup marin, Chat marin.( Anarr. Lupus. L:) BI 74.

Habite les mers du Nord, et vient assez souvent sur nos côtes ; atteint six et sept pieds de longueur, et est brun, avec des bandes nuageuses plus foncées. Sa chair ressemble à celle de l’anguille (2). Il est d’une grande res-

(1) Ænarrhichas, grimpeur,nom imaginé par Gesner (paralipomen. p- 1261), parce que ce poisson grimpe, dit-on, contre les écueils en s’aidant de ses nageoires el de sa queue.

- (2) On a cru que ses dents péirifiées formaient les bufonites , mais elles n’en ont ni la forme ni le tissu.

Ajoutez le petit anarrhique, azarr, minor, Olafsen, voy. en [sl tr, frpPh le

source pour les Islandais, qui le mangent séché et salé, emploient sa peau comme chagrin, et son fiel comme savon.

Les Gogous, Boulereaux ou Gougeons de mer.

( Gosius. L. )

Se reconnaissent sur-le-champ à leurs ventrales thorachiques réunies soit dans toute leur longueur, soit au moins vers leurs bases en un seul disque creux , et formant plus ou moins l’entonnoir. Les épines de leur dorsale sont flexibles, louverture de leurs ouïes pourvue de quatre rayons seulement est généralement peu ouverte, et comme les blennies, ils peuvent vivre quelque temps hors de l’eau; comme eux aussi ils ont un estomac sans cul-de-sac , et un canal intestinal sans cœcum ; leurs mâles ont enfin le même petit appendice derrière l'anus, et l’on sait de quelques espèces qu’elles produisent des petits vivans. Ce sont des poissons petits ou médiocres qui se tiennent entre les roches des rivages. La plupart ont une vessie aérienne simple.

Les Gogiss, proprement dits. (Gozrus. Lacép.

et Schn.)

Ont les ventrales réunies sur toute leur longueur, et même en avant, en sorte qu’elles forment un disque concave. Leur corps est allongé, leur tête médiocre, arrondie, leurs joues renflées, leurs yeux rapprochés. Leur dos porte deux nageoires, dont la postérieure assez longue. Nous en avons quelques-uns , dans nos mers, dont les caractères ne sont pas encore suffisamment établis (r).

(1) Bélon et Rondelet aout voulu reconuaître dans ces poissons les

Le Boulereau noir. ( Gobius niger. L.) Penn. Brit. Zool. pl.—38.

À corps brun-noirätre , est le plus commun sur nos rivages de l'Océan. Il n’atteint que quatre on cinq pouces. On 4 trouve aussi en abondance

Le Boulereau blanc. ( Gob. minutus. 1. à Aphia. vs: cb. pl. —37.

À corps fauve-pâle ; à nageoires blanchâtres , rayées en travers de lignes fauves : long de deux à trois pouces. La mer Méditerranée, qui nourrit peut-être ces deux

espèces, en produit plusieurs autres de taille et de couleurs

variées (1).

Les Gogioipes. Lac.

Ne diffèrent des gobies que par la réunion de leurs dorsales en une seule. Leur corps est plus allongé (2).

Les TœNioipes. id. ;

Ont avec la dorsale unique des gobioïdes , un corps en

gobius des anciens , ce qui n’est pas prouvé, et Artédi a prétendu retrouver dans l'Océan , les espèces mal déterminées par ces deux auteurs dans la Méditerranée. De là une confusion inextricable; pour éclaircir il faut recommencer les descriptions et les figures.

(1) Voyez-en les descriptions , mais sans en adopter entièrement la nomenclature , Risso, Icht. de Nice, p. 155 etsuivantes,

En espèces étrangères , on peut mettre sans difficulté parmi les gobies : le gobius plumerii, B1. 175, 3 ;—gobius lanceolatus, id. 38, 1 ; à gob. elongatus, mob. eleotris lanceolata, Schn. pl. 15 ; =gobius lagocephalus, Pall. VIT, pl. 11,f.6 ,7;—G. boddarti, 1d. ib. f. 4, 5; —gobius cyprinoïdes , id. ib. pl. 1, f. 5 ;—G. ocellatus, Brouss. Dec. pl. 17. Quant à ceux que je n’ai point vus, et dont on wa point de bonnes figures, je me dispenserai de Les classer. : |

(2) Gob. broussonnet, Lac. I, pl. xvat, £ 1 (gob. oblongatus, Schn, add. 548).

core plus allongé. Leurs yeux sont oblitérés ; leur lèvre su périeure porte quelques barbillons (r).

Bloch (édition de Schn. p. 63), sépare avec raison de tout le genre gobte,

Les PEerIOPHTALMES. (PerropmTArmus. Schn.)

Dont la tête entière est écailleuse, les yeux tout-à-fait rapprochés l’un de l’autre, garnis à leur bord inférieur d’une paupière qui peut les recouvrir, et les nageoires pectorales couvertes d’écailles sur pius de la moitié de leur longueur, ce qui leur donne l'air d’être portés ‘sur une espèce de bras. Leurs ouïes étant plus étroites encore que celles des autres gobies, ils vivent aussi plus long-temps hors de l’eau; et aux Moluques, leur patrie, on les voit souvent ramper sur la vase pour échapper à leurs ennemis, ou pour atteindre les petites crevettes, dont ils font leur principale nourriture.

Les uns ont les ventrales en disque concave des gobies proprement dits (2).

Les autres ont leurs ventrales séparées presque jusqu’à la

base (3).

(1) J’ai tout lieu de croire que le tenzoïde hermannien, Lac. Il, pl. xiV,f.1,ne différait que par sa mauvaise conservation du cæpola cæcula, Schn. pl. 54, lequel appartient évidemment ici.,

(2) Gobius Schlosseri, Pall. Spic. VIT, pl. 1, f. 1-4, auquel il faut joindre le gobius striatus, Schn. pl. 16, resté 6n ne sait pourquoi parmi les gobies, car c’est un véritable périophtalme.

(5) Gobius kæhlreuteri, Pall. Spic. VILL, pl. 1, f. 1-5; — per. ruber, Schn.—periopht. papilio, Schn. pl. 14. £

N. B. Soit les gobies, soit les périophtalmes , dont Îles nageoires ventrales seraient divisées, prendraient dans la méthode de M. Lacép. le nom de gobiomores; si avec cette division de ventrales ils ne portaient qu’une dorsale, ce seraient des gobiomoroïdes ; mais les, espèces rangées sous ces deux genres n’en portent pas toutes les carac-, ières. Le gobiomore gronovien (geb, gronovii, Gm.) Margr. 155, est

Je séparerai aussi, et J'appellerai avec Gronov. ELforeis.

Des poissons qui ont, comme les gobies, la première dorsale à filets flexibles , et l’appendice derrière l'anus, mais dont les ventrales thoraciques sont parfaitemént distinctes ; la tête obtuse, un peu déprimée, les yeux écartés l’un de l'autre, et dont la membrane branchiale porte six rayons.

Leur ligne latérale est insensible, et leurs viscères pareils à ceux des gobies. On en trouve dans les eaux douces de la Guiane, où ils se cachent dans la vase (x).

Il paraît aussi qu’on en trouve dans la vase du Séné-

gal (2).

de a famille des scombres ; lé dormeur, Schn. pl. 12, est proboblement un platycéphale ; de même le gobzomoroïde pison, gob. pisonis Gm. amore pixuma, Margr. 166, eleotris 1, Gron. Mus. 16, a deux dorsales et dans la figure de Margrave et dans les descriptions de Gronov.

BI. éd. de Schn. p. 65 , sépare des gobies, et fait le genre eleotris différent de celui du même nom de Gronov. des espèces dont les ventrales seraient seulement réunies en éventail , sans former l’entonnoir ; mais dans celles que j'ai examinées, j’ai trouvé que la membrane qui réunit en avant leurs bords externes est plus courte à proportion, ce qui a empêché de la remarquer.

(1) Jen ai deux que je tiens de M. Levaillant : le premier à queue ronde me paraît l’amore pixuma de Margr. 166, et le premier eleotris de Gronov. Mus. Icht. p. 16, gobius pisonis, Gm.; mais ce n’est pas le gobiomoroïde pison, Lac.

L'autre a la queue fourchue, et je le crois nouveau.

L’amore guazu, Margr. ib. truftæ affinis, etc. Sloane, Jam. iroi= sième eleotris, Gron. 17, est un vrai gobie. Selon Pison, de Med. ind. ‘p.72, tous les amores sont d’eau douce.

(2) Je le juge d’après la note jointe à une peau séchée donnée äu Muséum par Adanson , et qui est d’une espèce différente des précédens. Le Muséum en possède deux autres espèces d’origine inconnue ; et il faut encore ranger ici le gobius strigatus , Broussonnet ,. Dec. pl 1,ou gobiomore taiboa, Lacép. qui vient de la mer des Indes.

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