‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 43 sur 101 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

258 POISSONS Les SiLLAGo. (SiLLAGo. Cuv.)

Ont deux nageoires sur le dos ; la première courte, mais haute , à rayons flexibles ; la seconde longue et basse. Leur museau un peu allongé se termine par une petite bouche protractile , garnie de lèvres charnues et de dents en velours, avec un rang de plus fortes à l’extérieur ; leur tête est écailleuse ; leurs opercules armés d’une petite épine ; leurs préopercules légèrement dentelés ; on ne leur trouve que cinq rayons aux ouïes. L’un d'eux,

Le Péche-Bicout de Pondichery. (Si//ago 'acuta. Cuv.

Sciæna Malabarica, Schn.) Soring. Russel. cx111.

Long d’au plus un pied, de couleur fauve, passe pour le poisson le plus délicat de la mer des Indes. Un autre,

Le Péche-Wadame. (Sillago domina. Cuv.)

Du même pays, se distingue par un premier rayon dorsal aussi long que le corps; il est aussi d’un excellent goût.

Les CALLIONYMES. ( CALLroNYMus. L.) (1).

Ont deux caractères fortmarqués, dans leurs ouïes ouvertes seulement par un trou de chaque côté de la nuque , et dans leurs nageoires ventrales placées sous la gorge, et plus larges que les pectorales. Leur tête est oblongue, déprimée , leurs yeux rapprochés et regardant en haut, leurs intermaxil-

oo

(2) Callionymus (beau nom ), l’un des noms de l’uranoscope chez Les Grecs, C’est Linnæus qui l’a appliqué à ce genre-ci.

laires très-protractiles , et leurs préopercules allongés en arrière et terminés par quelques épines. Ce sont de jolis poissons , à peau lisse, dont la dorsale: antérieure soutenue par quelques rayons sétacés, s’élève quelquefois beaucoup. La seconde dorsale est allongée ainsi que l’anale, comme dans les précédens ; leur estomac n’est point en cul-de-sac, et ils manquent de cœcum et de vessie aérienne.

Nous en avons deux dans nos mers (r).

Les Tricaonores. ( TricHoNoTus. Schn.)

Ne paraissent que des callionymes dont le corps est trèsallongé , et dont la dorsale unique et l’anale ont une longueur proportionnée. Les deux premiers rayons de la dorsale allongés en longues soies représentent les premières dorsales des callionymes ordinaires. On dit pourtant les branchies des trichonotes bien fendues (2).

Les Com£Pxores. Lacép.

Ont la première dorsale très-basse, le museau oblong, large, déprimé, les ouiïes très-fendues , à sept rayons, de très-longues pectorales, et, ce qui les distingue dans cette famille, ils manquent absolument de ventrales.

On n’en connaît qu’un, du lac Baïkal.

(Callionymus Baïcalensis. Pall. Nov. Act. Petr. I, T4)

Long d’un pied, d’une substance molle et grasse, que

(1) Call. dracunculus, BL. 162, f. 2 ; —call. lyra, BI. 161, tous deux de nos côtes ; auxquels il faut ajouter call. orientalis, Schn, pl.6 ; — call. ocellatus , Pall. VIIL, pl. 4. f. 13 ; —call. sagitta, id. ib.f. 4, 5 ; —call. pusillus, Laroche, Ann, Mus. XII, pl. 25, f. 16.—N. B. Le calliomore indien , callionymus indicus, Länn. est probablement le platicephalus spatula , Bl. 424.

(2) Trichonotus setigerus, Schn, 39.

J'on presse pour en tirer de l'huile. On ne l’obtient que mort, après les tempêtes.

La troisième famille des Acanthoptérygiens, Ou celle des Lasroines.

Se reconnait aisément à son aspect; elle a le corps oblong, écailleux ; une seule dorsale soutenue en avant par des épines fortes , garnies le plus souvent chacune d’un lambeau membraneux; les mâchoires couvertes par des lèvres charnues ; les pharyngiens au nombre de trois, deux supérieurs appuyés au crâne , un inférieur grand, tous trois armés de dents, tantôt en pavé, tantôt en pointes ou en lames, mais généralement plus fortes qu’à l'ordinaire ; un canal intestinal sans ou avec deux cœcums très-petits et une forte vessie

natatoire.

Les LaABres. ( Laprus. L.)

Forment un genre nombreux de poissons trèssemblables entre eux par leur forme oblongue, les doubles lèvres charnues, qui leur ont valu leur nom, dont l’une tient immédiatement aux mâchoires et l’autre aux sous-orbitaires, et leurs ouïes serrées à cinqrayons , leurs dents maxillaires coniques , dont les mitoyennes et antérieures plus longues, et leurs dents pharyngiennes cylindriques et mousses, disposées en forme de pavé, les supérieures sur deux

ACANTHOPTÉRYCIENS. 261

grandes plaques, les inférieures sur une seule qui correspond aux deux autres (1). Leur estomac n’est point en cul-de-sac, mais se continue avec un intestin , sans aucuns cœcums, qui après deux replis se termine en un gros rectum. Îls ont une vessie aérienne simple et robuste.

LEs LABRES proprement dits.

N'ont aux opercules et aux préopercules, ni épines, ni dentelures. On er pêche beaucoup dans la Méditerranée et dans les parties chaudes de l’Océan; il y en a moins dans le Nord. La plupart des espèces sont peintes de couleurs agréables.

Les uns ont les joues et les opercules couverts d’écailles. Leur ligne latérale est droite ou à peu près. Nous en voyons quelques-uns dans nos mers du Nord , comme

La Vieille. ( L. Vetula.) BL. 293.

Beau poisson agréablement varié d’orangé et de bleu, qui atteint plus d’un pied de longueur (2).

D'autres ont la tète entièrement lisse et sans écailles ; leur ligne latérale est fortement coudée vers la fin de la nageoire dorsale. Nous les nommerons :

GiRezLes. (Juris. Cuv.)

L'un des plus connus est

(1) Voyez Ant, de Jussieu, Académ. des Sciences, 1723, pl. xt, p- 210.

(2) Espèces sans pores à la tète : labrus guttatus, BI. 287, 2 ; — lab. carneus, B1. 289 ; — lab. 5 maculatus ;—lab. fasciatus, 290 ;— lab. micro lepidotus, 292 ;—{ab. punctatus ; 295 ;—lab. melagaster, 296, 1;—labre deux croissans, Lacép. III, pl. 31, f. 2; —/lab. hérissé., ib. pl. 20, f, 1 ;—Zabre lisse, ib. pl. 23, f. 2.

Espèces à pores : /abrus tesselatus , 291 ;—labrus maculatus, 294.

Le Bodianus bodianus , BL, 225, apparlient aussi à cette division,

La Girelle de la Méditerranée. ( Labrus julis. XL.) BL: 267208

Petit poisson remarquable par sa belle couleur violette, relevée de chaque côté par une bande en zig-zag d’un bel orangé, etc. (1)

LEs CRÉNILABRES.

Que nous séparons des /utjanus de BI. pour les ramener à leur vraie place, ont tous les caractères intérieurs et extérieurs des labres, et ne s’en distinguent que par les bords

(1) Girellessans poresà la tête : labrus pictus ,Schn. pl. 55 ;—Z, brasiliensis, BI. 280 ; — 1. lunaris, 14. 281; — L. yiridis , id. 282; — LL. cyanocephalus, 14. 286 ; — 1. chloropterus, 288 ; —I.malapterus, 286, 2 ;—le lab. malapteronote, Lacép. 111, xxx1, 1, —le labre hébraïque, Bac. IT, pl. 29, f 3;—7. parterre, ib. 29, 2;—le spare hémisphère, Lacep. IT, xv, 3;—le labre tenioure, ib. xxIx, 1, très-voisin du précédent ;—le spare brachion , Lacép. IT, xvirr, 3.

Girelles à pores marqués: — Zabrus bifasciatus , BL. 288; — L bivittatus, id, 28%, 1; — L. macrolepidotus , id. ib. 2; — 1. melapterus , id. 284. |

N. B. Les coris établis par M. de Lacép. d’après les dessins de Commerson , se sont trouvés des girelles, où le dessinateur avait négligé d'exprimer la séparation du préopercule et de l’opercule. Le coris angulé paraît même n'être que le labrus melapterus.

M. de Lacép. a aussi nommé Aologymnoses des girelles dont les écailles du corps plus pelites que de coutume seraient cachées dans l’état de vie par un épiderme épais. Mais les écailles qui ne paraissent point dans le dessin de Commerson gravé, Lacép. IF, pl. 1, 3,se voient très-bien dans le poisson desséché apporté depuis au Muséum ; ainsi cette espèce rentre dans les girelles , aussi-bien que le demi-disque , WT, pl. vi, f, 1, — Vannelé, ib. pl. xxvirr; —et le cerclé qui en sont tous au moins très-voisins.

Autant qu'on a pu en juger par les descriptions de Commerson, les cheïlions, Lac, IV, 435, sont des labres à petites écailles , et dont toutes les épines dorsales sont faibles et flexibles. Commers. rap porte lui-même à ce genre le labre large raie, Lac. AIT, 527, pL XXVIH, 2.

dentelés de leurs préopercules ; leurs joues et leurs opercules sont écailleux.

On en prend quelques -uns dans les mers du Nord ; tels que Lutjanus rupestris. BI. 250. Lut. bidens. 251 , et Lut. Norvegicus. id. 256.

Là Méditerranée en fournit un grand nombre des plus jolies couleurs (1). Il y en a aussi beaucoup dans les mers des pays chauds (2), et plusieurs espèces , laissées jusqu’à présent parmi les labres, doivent encore être ramenées ici (3).

Les Suscers. ( Coricus. Cuv.) Joignent aux caractères des crénilabres celui d’une bouche presque aussi protractile que celle des filous (4). On n’en connaît que de petits, de la Méditerranée (5).

Les CHricines. Lacép.

Sont des labres à tête écailleuse, dont les dernières écailles de la queue s’avancent sur les bases de ses rayons. Leurs dents maxillaires et pharyngiennes , et tout leur intérieur , sont comme dans les labres, mais leur ligne latérale ‘est interrompue vis-à-vis la fin de la dorsale (6).

(1) Tels sont nommément tous les lutljans décrits par M. Risso, exceptés l’anthias et les deux sublets.

(2) Lutjanus chrysops, BI. 248 ;—l. erythropterus, id, 249 ;— lutj. notatus ,ib. — L. linkir ,252 ;—1, wérescens, 254 ; —luij. verres, 255 ;—1. quinquemaculatus (rapporté mal à propos aux /abres), 291, 2.

(3) Lab. lapina ;—1. merula ;—1, viridis ;—1. melops.

N.B. Nous laissons le nom de lufjan aux espèces qui n’ont ni lèvres charnues, ni grosses dents pharyngiennes , et dont les dents sont aigues> Leur port les fait aisément reconnaître comme appartepant à une autre famille, HN

(4) Voyez ci-dessous, aux flous.

(5). Le lutjan verdâtre , et le lutjan lamarck de Risso,

(6) Cheiline trilobé, Lacép. IT , pl. 31, f. 5. —Le sparus fasciatus, | BL, 257, est une vraie cheiline, Je me suis ‘assuré qu’il a tous les ea-

On doit retirer du genre des spares, pour les placer auprès des Cheilines.

Les Frcous. ( Errsurus. Cuv.)

Si remarquables par l’extrême extension qu'ils peuvent donner à leur bouche, dont ils font subitement une espèce de tube, par un mouvement de bascule de leurs maxiljaires, et en faisant glisser en avant leurs intermaxillaires. Ils emploient cet artifice pour saisir au passage les petits poissons, qui nagent à portée de ce singulier instrument. Les sublets, les zées, les picarels, l’emploient également.

Tout le corps et la tête des filous sont recouverts de grandes écailles, dont le dernier rang empiète même sur la nageoire de l’anus et sur celle de la queue, ainsi que dans les cheïlines. Leur ligne latérale est'interrompue de même ; ils ont comme elles, et comme les labres, deux dents coniques, plus longues au-devant de chaque màchoire, et ensuite de petites dents mousses; mais nous n'avons pu observer celles de leur pharynx.

* On n’en connaît qu’un de la mer des Indes, de couleur rougeâtre. (Sparus insidiator.) Pall. Spic. Zool. fasc. VIII, pL VUx.

Les GomPnoses. Lacép. (Erops. Commers.)

Sont des labres à tête entièrement lisse, et dont le museau prend la forme d'un tube, par le prolongement de leurs

racières internes des labres. Fe ne doute pas qu’il n’en soit de même du sparus chlorourus, Bl.260 , et du sparus radiatus, Schn. 56.

N. B. Le labrus scarus, EL. cheiline scare, Lacép. n’avait été établi par Artédi et Linnæus que sur une description équivoque et sans figure de Bélon, Aquat. ed. lat. p. 239, où l’on ne peut pas même voir de quel genre ést le poisson dont il veut parler, La fig. et la descrip. de Rondelet, lib. VE, c. 17, p. 164 , que l’on cite d'ordinaire avec celles de Bélon, appartiennent à un poisson tout-différent et du genre des sparus. Quant aux caractères que lui assigne Bélon d’appendices aux côtés de la queue et d’une nageoire unique sur le dos, ils semblent indiquer quelque centronote. ‘

intermaxillaires et de leurs mandibulaires , que les tégumens lient ensemble, jusqu'à la petite ouverture de la

bouche (1).

Ils se prennent dans les mers des Indes , et certaines espèces fournissent un aliment délicieux (2).

Les Rasoxs. (NovAcuLA. Cuv.)

Sont des poissons semblables aux labres par le corps , mais dont le front descend subitement vers la bouche par une ligne tranchante et presque verticale, formée par l’ethmoïde et les branches montantes des intermaxillaires. Leur corps est couvert de grandes écailles; leur ligne latérale interrompue; leurs mâchoires armées d’une rangée de dents coniques, dont les mitoyennes plus longues , et leur palais pavé de dents hémisphériques ; enfin leur canal intestinal est continu , à deux replis sans cœcums ni cul-de-sac stomacal. Ils ont une vessie aérienne assez étendue. Les naturalistes les avaient placés, jusqu’à présent , avec les coryphènes, dont ils différent beaucoup à l’intérieur et à l’extérieur. C’est des labres qu’ils se rapprochent Île plus, ne s’en distinguant que par le profil de leur

tête (3)

(1) Gomphosus cœruleus , Lacép. IT, pl. v, f. 1.—G. variegatus, id. ib. f, 2. — Gomphose, de yow@os, cuneus, clavus.

(2) Renard, poisson de la mer des Indes, 2°. part. pl. xrr,f. 109. Cependant Commers. dit que le gomphose bleu est un manger médiocre.

(3) Le tranchant de la tête des coryphènes tient à la crête

interpariétale ; leurs écailles sont petites et molles ; leurs cœcums nombreux,

266 POISSONS Le Rason ou Rasoir de la Méditerranée. (Corÿphæna novacula. L.) Rondel. 146. Salv. 117.

Est rouge, diversement rayé de bleu. On estime sa chair (1).

| Les Caromis. Cuv. (2).

Ont les lèvres , les intermaxillaires protractiles , les os pharyngiens, les flamens à la dorsale et le port des labres, mais leurs dents sont en velours aux mâchoires et au pharynx. Leurs nageoires verticales sont filamenteuses ; souvent même celles du ventre prolongées en longs filets , et leur ligne latérale est interrompue. Leur estomac est en cul-de- Sac , Mails sans CŒCUIMS.

Nous en avons une petite, d’un brun-châtain , que l’on pêche par milliers dans la Méditerranée. C’est le petié Castagneau. ( Sparus chromis. L. ) Rondel. 152.

Le Nilen produit une autre, qui atteint deux pieds de long, et passe pour le meilleur poisson d'Ésynte : c’est le bolti où Zabrus Niloticus. Hasselq. 346. Sonnini, pl. xxvir, f. 1 (3).

Les Présrops, Cuv. sont des chromis à tête comprimée, à yeux rapprochés ; à très-longues ventrales.

(1) Ajoutez cor. cœrulea, B]. 176. Catesb. 18 ;—cor. pentadactyla , BL. 175, qui est l’hémiptéronote à cinq taches, Lac. ; mais n’a point le caract. assigné aux hémiptéronotes ; — cor. psittacus, L.—cor. lineata, L.

(2) Xecpus, geëuis, xesun, noms grecs d’un poisson indéterminé.

(3) Ajoutez sparus saxatilis, Li. qui est le perca saxatilis, Bl1. 309, cychla, Schn.-—/abrus punctatus, BL. 295, 1; —e labre filamenteux , Lac. III, xvirr, 25—le labre 15 épines , id. ib. xXV, 1 ; —$Parus surinamensis, Bl. 277, 2; — chœtodon suratensis , Bl. 217 ?

N. B. La variété du spare sparaillon, Lac. IV, 11, 1, me paraît se rapporter au Zabrus punctatus.

Les hiatules, Lac. seraient des labres sans nageoire anale, mais

ACANTHOPTÉRYGIENS. 267 Les ScaREs. (Scarus. L.) (1).

Sont des poissons remarquables par leurs mächoires, ( c’est-à-dire leurs os intermaxillaires et prémandibulaires ) convexes, arrondies , garnies de dents disposées comme des écailles, sur leur bord et sur leur surface antérieure; les dents se succèdent d’arrière en avant, de manière que celles du bord ou du tranchant sont les plus nouvelles et formeront un jour un rang à la surface, quand le rang suivant, qui est caché en arrière, se sera développé. Les naturalistes ont cru à tort que los lui-même était à nud. Les mâchoires sont d’ailleurs recouvertes dans l’état de vie par des lèvres charnues ; le poisson a la forme oblongue d’un labre, de grandes écailles, et la ligne latérale interrompue ; il porte à son pharynx deux plaques en haut et une en bas, garnies de dents comme les plaques pharynsiennes des labres, mais ces dents sont des lames transversales et non des pavés arrondis.

on n’en cite qu’un de la Caroline , et seulement d’aprés une note de Garden qui a besoin d’être confirmée. (/abrus hiatula, L.) On ne conçoit pas d’après quelle idée Bloch , éd. de Schn. p. 481, a pu le mettre parmi les #rachyptères.

(1) Scarus élait chez les anciens, le nom d’un poisson estimé qu’'Ælipertius Optatus transporta, sous le règne de Claude, de la mer de Grèce dans celle de Toscane ; ce devait être quelque espèce de spare , car les anciens disent qu’il vivait d'herbes , et le comparent aux animaux ruminans. Aldrovande ayant cru faussement que l’un de nos poissons ci-dessus venait des mers de Crète, et lui ayant appliqué ce nom de scare , il a été suivi par Forskahl, lequel a le premier détaché les scares des labres. La vérité est qu'aucune espèce de

ce genre n’habite la Méditerranée,

Toutes les espèces viennent des mers des pays chauds. On leur donne communément, à cause de la forme de leurs màchoires et de l’éclat de leurs couleurs, le nom de poissons perroquets (1).

Quelques-uns ont la base de la mâchoire supérieure armée de pointes saillantes en rayons (2).

Je place , en hésitant, à la fin de cette famille Les LABRAx. Pall.

Poissons à corps assez long , garni d’écailles ciliées, à tête petite sans armure , à bouche peu fendue, armée de petites dents coniques, inégales, : à lèvres charnues, dont la dorsale n’a que des épines minces et s'étend tout le long du dos; leur caractère distinctif est d’avoir plusieurs séries de pores semblables à la ligne latérale, ou comme plusieurs lignes latérales.

Ceux qu'on copnaît viennent de la mer de Kams-

chatka (3).

. La quatrième famille des Acanthoptéryglens ,

ou celle des PERCHES.

À , comme celle des labres, la dorsale et l'anale peu ou point écailleuses, et soutenues en avant par des épines fortes et piquantes. La partie épineuse de la dorsale

(1) Aux scares de BL. et de Lacép. ajoutez le sparus abildgaardi, BI. 259 ,et le sp. Aolocyaneose , Lacép. HE, xxxtir, 2 , qui pourrait bien | être le même.

(2) Scar. croicensis, BL 221, et une espèce nouvelle.

(5) Voyez Pallas et Tilesius. Acad, de Pétersb. Mém. t. IT.

peut souvent se replier et se cacher entre les écailles qui bordent les côtés de sa base. Le corps est écailleux, et les écailles le plus souvent assez grandes ; les intestins sont généralement amples et garnis de quelques ecœcums ; il ÿ a presque toujours une vessie natatoire , robuste, sans communication avec l'estomac.

Cette famille se divise en deux séries tellement parallèles, que les mêmes caractères se répètent dans lune et dans l’autre, La première, qu on peut appeler celle des sparoïdes, n'a qu'une dorsale régnant le long de la plus grande partie du dos ; la seconde en a deux, ou du-moins la portion épineuse et la portion molle y sont divisées jusques à leur base. On peut l’appeler plus particulièrement celle des persèques.

La première série, ou celle des perches à dorsale continue , appelées Sparoïpes, peut se distribuer d’après les mâchoires et les dents.

Nous placerons en tête, comme une première tribu, ceux à mâchoires protractiles; 1l n’y en a qu'un genre.

Les PicareLs. (SMaARis. Cuv.)

Ont des mâchoires extensibles en une sorte de tube , à cause des longs pédicules de leurs inter-

maxillaires et du mouvement de bascule que leur font faire les maxillaires, C’est le même mécanisme que dansles filous et dans les sublets. Ces mâchoires sont garnies chacune d’une rangée de dents fines et pointues , derrière lesquelles il y en a quelques rangées de très-petites. Leur corps, plus étroit, a presque la forme des harengs. On en pêche dans la Méditerranée , quelques espèces qui ont été assez mal déterminées. :

La Mendole. ( Sparus mœna. L.) Rondel. p. 156. D'un gris-argenté, rayé en long de bleuâtre; une tache noire sur chaque flanc.

Le Picarel commun. (Sp. smaris. L.) Lar. An. Mus. | ” XIII, XxXV 27:

D'un gris-roussâtre argenté; une tache noire sur chaqué flanc (1). | Ensuite viendront , comme seconde tribu, ceux à dents tranchantes sur une seule ran-

gée. I n'y en a aussi qu'un genre.

Les Bocues. ( Boops. Cuv.)

Mêlés jusqu'ici parmi les spares, se distinguent . nettement par leurs mâchoires peu extensibles, pourvues chacune d’une simple rangée de dents tranchantes , tantôt échancrées , tantôt en partie

(1) Ajoutez le sparus erythrurus , Bl. 26; —sparus zebra, ou le Spa osbec, Risso;—le sp. bilobé, Risso , qui n’est pas celui de Lacép. — le sp. alcyon, Risso, eic....... ; le labre long museau, Lacép. VIT, x1x, 1, le même que son spare breton, IV, p.134 ;—wodawahah,

Russel, corom. I, 67. ;

à ACANTHOPTÉRYGIENS. 271

pointues. Leur corps oblong et comprimé est garni d’écailles assez grandes ; la Méditerranée en fourait trois principales espèces.

La Saupe. (Sp. salpa. L.) BI. 265 (1).

À les dents supérieures fourchues ; les inférieures pointues ; le corps argenté, et rayé longitudinalement de jaune. C’est un poisson peu estimé.

L’Oblade. ( Sp. mélanurus. L.) Rondel. p. 126.

À les dents mitoyennes échancrées, les latérales fines et pointués ; son corpsest gris-argenté, rayé en long de brun, et marqué d’une tache noire de chaque côté de la, queue.

Le Bogue ordinaire. (Sp. boops. L.) Rondel. p. 136.

À les incisives supérieures dentelées , les inférieures pointues; son corps d’un gris-argenté, rayé en long de brun, et de doré, à ligne latérale jaune, est plus étroit qu’aux précédens. C’est un bon poisson, et très-abondant.

Puis viennent comme troisième tribu ceux à dents en partie en forme de pavé. Il n’y en a également qu'un genre. | Les SPARES. (SPARUS. Cuv.) (2).

Que je réduits aux espèces de l’ancien genre de ce nom, dont les mâchoires peu extensibles sont garmies, sur les côtés, de molaires rondes, semblables à des pavés. Ils vivent généralement de fucus. Je les subdivise comme il suit :

{1) Les anciens ont parlé du sa/pa comme d’un poisson méprisé ; il se pourrait que ce fût le même qui a conservé ce nom. — Aj. sparus chrysurus. BI. 262.

(2) Sparus et scarus , noms souvent confondus par les copistes. Le scarus que les ansiens disent vivre d’herbes et ruminer, doit être de ce genre. * |

299 POISSONS LEs SarquEs. (Sarçus. Cuv.) Qui ont en avant de grandes dents incisives comparables à celles de l’homme.

Vb Pe Sargue ordinaire. (Sp. sargus. L.) BL 264. Commun dans la Méditerranée et le golfe de Gas-

cogne, est argenté, rayé en longueur de jaune , et bardé en travers de noir. Sa chair est médiocre (1).

LEs DAURADES.

Ont en avant quatre ou six dents coniques sur une seule rangée, et tout le reste en pavé.

La Daurade ordinaire. (Sp. aurata. L.) BI. 266.

Remarquable par la grandeur que prennent avec l’âgé quelques-unes de ses molaires, est argentée, à dos bleuâtre, avec une tache dorée au sourcil. On la pèche dans toutes les mers ; mais surtout dans la Méditerranée. Sa chair est exquise (2).

Les Pacres. ( PaAGrus. Cuv.}

Ont en.avant un grand nombre de petites dents formant brosse, dont celles du premier rang plus grandes. Le Pagre ordinaire. ( Sp. argenteus. Schn. )Rondel. 142. Est un beau poisson large nuancé de rose et d'argent. Le Pagel. (Sp. erythrinus. L.) Rondel. 144.

Est plus étroit et plus rouge (3).

(1) Ajoutez sp. annularis, Lar. Ann. du Mus. XIE, pl. 24, f. 13, qui est le sp. haffara de Risso;—sp. acutirostris, id.äib, f. 12, qui est l’'annularis de Risso ;—sp. puntazzo , 1d.—sp. ovicephalus.

(2) Ajoutez sp. spinifer, L.—sp. mylio, Lac. IL, xxvr, 2, le même que le labre chapelet, id. XL, 115,3;—sp. mylostomus , id,—sparus psittacus, id. LL, xxwx, 3;—sp. bilobatus, id, IV , 11,2; — sp. forstert; — sp. minialus ; — sp. berda ;—sp. grandoculis ;—sp. harak; —sp. sarba ;—sp. hurta ;— sp. annularis, BI. 271.

Le sparus bufonites, Lac. IV, 1, 3, ne diffère point de la daurade.

(5) Aj. Sp. mormyrus , Rondel, 153;—sp. bogaraveo, Rondel. 137; —sp. pagrus, BI, 267, qui ne paraît pas le véritable pagre.

La quatrième tribu sera celle des genres , dont la gueule bien fendue est armée de dents en’ crochets , peu ‘régulières, en ayant souvent derrière elles, d’autres en velours ou en carde. Les crochets du milieu de la mâchoire supérieure sout généralement plus grands. La membrane des branchies a sept rayons. Ces poissons paraissent avoir tous un estomac en cul-de-sac, des cœcums médiocrement nombreux, une vessie natatoire simple ; leur port très-semblable, les fait aisément reconnaitre.

Cette tribu, très-nombreuse en espèces, a été jusqu à. présent répartie selon l’armure des opercules , entre les lutjans, les holocentres , etc. Après l'en avoir retirée, j’employe aussi cette armure pour la subdiviser , et je place en tête ceux qui n'ont ni épines , ni dentelures. |

Ce sont les DENTÉS. (DENTEX. Cuv.)

Dont les mâchoires sont armées ent avant de quelques gros et longs crochets, et sur les côtés d’une rangée de dents coniques. Derritre les crochets de devant sont de petites dents en velours.

Le Denté ordinaire. ( Sp. dentex. L. ) BI. 268.

À huit de ces longues dents; il habite la Méditerranée ; son corps est argenté, et ses nageoires jaunes ou rouges. Il TOME 2, : 16

LR ; 274 POISSONS

devient fort grand, et est assez abondant en quelques parages, pour qu’on en fasse des salaisons (r).

D'au tresont des dentelures au préopercule, et point de piquans à l’opercule. Ils forment une par tie des latjans de BI. et de Lac.

Et c’est à eux seulement que je laisse le nom de

LUTIAN. ( LUTIANUS.) (2).

(1) Ajoutez sp. anchorago , BI. 276 ;—sp. cynodon, 278 ;—sp. macrophtalmus , 2792 ;—sp. lunatus.

N. B. Le harpé bleu-doré, Lac. IV, 428, ds vai, fa, paraît, ainsi que l’a pensé M. Shaw, au moins fort voisin du $p. falcatus qui doit appartenir ici, si ce n’est pas un labre.

Si lon s’en rapportait à d'anciennes figures de Plumier , du prince Maurice, etc. il y aurait encore à placer ici plusieurs des perca de BI. des spares de Lacép. tels que les perca guttata, BI. 512 ; —maeulata, 313;— punctata, 514 ; —venenosa, Catesb. IE, v ; —spare atlantique, Lac:AV; v, 1.

Mais les observateurs immédiats sur lesquels on s'appuie , ayant fait peu d'attention aux piquans et aux dentelures, plusieurs de ces espèces, pourraieût bien rentrer dans les bodians , les serrans, etc, et même y être déja sous d’autres uoms.

(2) Lutjanus , nom latinisé par Bloch, d’après celui d’ékan lutjang , qwil prétend que sa première espèce porte au Japon ; mais ce nom est malais.

Lutjanus lutjanus, Bl. 245;—l. brasiliensis, Schn. 64; — alphesies sambra, Schn. 51.

N. B. Je trouve,comime M. de Lacép., qu’on ne peut distinguer génériquement dans cette famille les especes à museau nu de celles à museau écailleux, parce que ce caractere peu important est souvent arbitraire , et que l’on peut être trompé par la pelitesse des écailles ou par leûr chute. Ainsi je laisse avec ces lutjans ceux des -anthias et des alphestes de BI. qui ont les mêmes dents.

Le plus grand nombre des Lutjans de Bl, et de Lac entrent dans

mes crérilabres et dans mes pristipomes,

Je sépare de ces lutjans et j'appelle

Dracopes. (Dracope. Cuv.) (x).

Les espèces dont le préopercule, au milieu de ses dentelures, a une forte échancrure pour larticulation de l’interopercule (2).

Les CirRHiTes. (CiRRHITES. Lacép.)

Sont très-voisins des Lutjans, par leurs mâchoires, leurs dents, leur préopercule finement dentelé , etc. |

Mais ils ont un caractère fort remarquable , en ce que les rayons inférieurs de leurs pectorales, plus gros et un peu plus longs que les autres, et nou fourchus quoique articulés , sont libres par leur extrémité. Leurs ventrales sont un peu plus en arrière que dans le reste dé la tribu (3).

(1) De daxoy, incisura.

(2) Holocentrus bengalensis, B1. 246, qui est le même que le sciæna Kasmira, Forsk. p. 46, et qué le labre huit raies, Lac. IL, xx11, 5; —holocentrus quinquelineatus , BI. 259;—le spare lepisure, Lac. IT, xv;—lutjanus bohar ;—lutj. gibbus;—lutj. niger, Schn. Tous les trois sont décrits par Forsk. dans les sciæna , et indiqués comme ayant aux opercules la mème particularité que son sc. KEasmira.-— Diac. nob. Sebæ , Seb. HI, xxvit, 11, qui est le botlavoochampah.Russ. corom.I, xC1x. — Anfica doondiawah , id. XCvIN. |

(3) Le cirrhite tacheté, Lac. V, p. 5, et représenté, If, v, 3, sous le nom de labre marbré.—Le spare panthérin, Laé. IV, vi, 1, est aussi une éspèce de cirrhite. — La mer des Indes en produit encore quélques autres,

276 POISSONS Je laisse, avec BI. et Lacép., le nom de Bopraxs. (BopraAnus.) (1).

Aux espèces dont le préopercule n’est point denté , ou n’a qu’une dentelure imperceptible , mais dont l’opercule a des piquans (2).

LES SERRANS. (SERRANUS. Cuv.) (3).

Sont les espèces qui ont à la fois des dentelures à

(1) Budion en espagnol, bodiano en portugais , sont les noms d’un labre. Lés Portugais du Brésil, l’appliquèrent à quelques poissons de cette colonie appartenant au genre des labres , et dont l’un (bodianus bodianus, B1. 223) fut mis par Bloch à la tête du genre actuel, parce que ce naturaliste crut remarquer une épine dans un dessin fait anciennement par le prince Maurice de Nassau. Il est aisé de voir, en comparant la gravure de Bloeh avec la description de Margrave, bras. 146 , que cette épine n’est que le résultat d’un faux trait.

(2) Espèces à trois piquans à chaque opercule : Bodianus guttatus, Bl..224, probablement le même que cephalopholis argus , Schn. 61 { par la raison énoncée p.274, note 2 , je laisse les cephalopholis, Schn. avec les bodians);—b. bænak, id. 226;—/abre moucheté, Lac. IT, xvit,23-—1. léopard, id. IT, xxx, 1;—perca maculata , BI. 313, et mieux Séb. III, xxvix, 6.

Espèce à deux piquans : bod. argenteus, BI. 231, 1.

Espèces à un seul piquant: bod. aya, B1. 227 ; —b. apua,229;—bod. fasciatus, Schn. 65 ;—bodian grosse tête, Lac. III, xx , 2, le même que l’Lolocentre gymnose, 14. ILF, xxvir, 2; —anthias striatus , Séb. ILI, xxvI1, 9, et mal représenté BI. 324.

Le Muséum possède un bodian à trois épines, où l’un des rayons mitoyens de la queue se prolonge autant que le corps.

N. B. Le bodianus macrolepidotus, B1. 230 , me paraît un glyphisodon ; et je suis persuadé que le jaguaracä, Mar. 147, bodia-

nus pentacanthus, B1. 225, æ’est que le sogo défiguré. 11 faut en général se défier de ces anciennes figures du prince Maurice et du P. Plumier , que Bloch a voulu adapter à son ouvrage.

(3) Serran est leur nom sur plusieurs côtes de la Méditerranée ; il : vient sans doute de serre, à cause de la dentelure de leur préepercule, Es

leur préopercule et des piquans à leur opercule. Bloch et M. de Lacépède les avaient réunies aux holocentres d’Artédi (1).

La Méditerranée en produit beaucoup, dont les plus communs s’ÿ confondent sous les noms vulgaires de perche de mer, de serran, etc, et sont fort remarquables par la vivacité de leurs couleurs, surtout à l’époque de l'amour (2). |

Une espèce de la même mer, beaucoup plus grande, et qui atteint plus de 3 pieds, mais dont la couleur est grisâtre, est le mérou (hol, sigas. Sch.), Duham. Pêches, part. IT, sect. 1v, pl.ix sf. r.

Une autre espèce remarquable par sa belle couleur rouge , la longueur de ses ventrales, des fourches de sa caudale , surtout de l’inférieure, et du troisième rayon de sa dorsale, est le barbier (Serr. anthias nob.), BL, 315, que Rondelet a cru l’anthias des anciens (3).

Les mers des pays chauds produisent beaucoup de serrans assez variés en taille et en couleur (4).

Je sépare des serrans sous le nom de PLECTROPOMES. Cuv.

Les espèces où le bas du préopercule , au lieu de

(1) Je laisse avec les serrans, ceux des épinelèphes ou taies', Bi, et des alphestes, Sch. qui ont les mêmes mächoires et les mêmes dents. Les taïes, selon ces naturalistes , différeraient par un museau écailleux , et les alphestes par des écailles plus grandes sur l’opercule que sur la joue.

(2) Ils n’ont été bien représentés nulle part.

(3) N. B. On le rapporte aux lutjans ou aux anthias, mais j'ai vérifié.que son opercule est épineux. Ainsi ee serait pour Bloch un épinelèphe , et pour Lacép. un holocentre. Bloch l’a reproduit , sans s’en apercevoir, sons le nom de perca pennanti, Ecrits de la sociélé des Nat. de Berl. pl, 1x, f. 1.

(4) Espèces dont l’opercuie ne porte qu’une épine : Aol. cæ-

278 POISSONS fines dentelures , a de grosses dents où épines dirigées en avant (1). :

Je termine enfin cette première section par une cinquième tribu composée desgenres dont la bouche n’est garnie que de dents en velours.

Les variétés dans l’armure de leur tête peuvent se comparer à celles qu'on observe dans les précédens, mais les combinaisons en sont plus diverses.

Les CanrTuëres. (CANTHARUS. Cuv.) *

Ont de nombreuses rangées de dents formant velours , le corps ovale, la bouche étroite, le mu-'

ruler punctatus, BI. 242, 2; — h. striatus, 255,1; — h. punctatus, 241 ;—epinelephus afer, 327 ;—perca lunulata, Parkins. Trans. Linn. soc. III, p. 35.—

Espèces à deux épines : hol.lanceolatus , B1, 242, 1; —h. maculatus, 242, 5;—h fasciatus, 240 (c’estpeut-être le marinus mal colorié); —epinelephus ruber, 551 ;—ep. striatus, 550;—hol. siagonotus, Lar. Ann. Mus. XII, xx11, 8, probablement le même poisson que labrus hepatus , et même que labrus Adriaticus, Gm.

Espèces à trois épines : Aol. virescens, Bl. 233, qui n’est que le serran le plus commun de la Méditerranée , mais mal colorié;, — hol. ongus, 234; — hol, tigrinus, 237; — hol. argentinus, 385, 2 ;—epinelephus marginalis, 528, 1 , le même qu’hol. 7osmarus, Lac. IV, vis, 2, et peut-être que l’océanique, id. IV,vi1, 3; —€pinelephus brunneus, 328, 2; —epin. merra, 529, 2; — holocentre Salmoide, Lac. IL, xxx1v, 3 s—serran. puncticeps , nob. Séb. VIF, XVI; — perca tauvina, Forsk. — Xol. malabaricus, Schn. 63.

(1) Holocentrus calcarifer, BI. 244 ;—bodianus maculatus, id. 228;

—bodian cyclostome, Lac. IT, xx, 3 ; le même que le labre lisse, id, HE, xxn1, 2.

seau peu protractile , et ressemblent du reste aux picarels, n'ayant ni épines n1 dentelures aux opercules.

Dans le Canthère ordinaire. (Sp. cantharus. L.) BI. 270.

( Sous le faux nom de mœna, et avec une tache qu’il n’a

. point.) Les dents de la première rangée sont plus grandes,

et celles de la dernière ont la pointe mousse et arrondie,

ce qui le lie un peu aux spares; le corps est gris-argenté, rayé en long de jaunâtre (1).

Les Cicres. ( CicHLA. Schn.)

Ont aussi les dents en velours ou en carde ; les opercules-sans épines ni dentelures, et la büüche plus protractile. Ce qui les distingue des canthèrés s . c’est que cette Poncneectbieh fenduc Co à

Les PRISTIPOMES. Cav.

Que je démembre des Lutjans de BI, et de Lac. ont, avec le corps comprimé, haut, les grandes écailles et la petite bouche des spares, des dents en velours, et le bord du préopercule dentelé. La plupart ont le front élevé et viennent des mers des

pays chauds (5).

(1) Ajoutez le sp. brama, BL. #69 ; —le labre macroptère, Lac. IIE, XX1V, 1 , Le même que le labre iris, 14. IV, v, 5;—le labre sparoïde , Lac. LL, iv, 2 ;—Sp. cenirodontus, Lar. Ann. du Mus. XII, XXIM ;, 114

(2) Cichla ocellaris, Schn. 66; —le labre fourche, Lac. IE, xxt, 1, le même que le caranxomore sacrestin, id. V , 682 ;—le labre hololépidote, id. LH, xxT , 2 ?—perca chrysoptera; Catesb. IL, 11, 1 ?

(3) Lutjanus hasta, B\, 246, 1 ;—/, luteus, 247 ;—1 surinamensis,

Je rapproche de ces pristipomes , sous le nom de

ScoLopsis. Cuv.

Des poissons qui, avec la même forme, les mêmes dents, les mêmes écailles, les mêmes dentelures à

l'opercule , ont encore le sous-orbitaire dentelé et épineux en arrière (1).

LEs DrAGRAMMES. Cu.

Ont le corps oblong, les écailles petites, le front arrondi, la bouche peu fendue , les dents en velours , le préopercule légèrement dentelé, et six gros pores sous la mâchoire inférieure. Ils viennent de la mer des Indes, et sont ordinairement variés de noir et de bianchäâtre (2).

Les CHerLopacTyLes. Lacép.

Ont, comme les cirrhites, les ventrales un peu en arrière des pectorales, et les rayons inférieurs de celles-c1 plus gros, plus longs, et en partie sortis. de

253;—grammistes furcatus,Schn. 43 ;—sparus virginicus,L. — perca unimaculata , B]. 308 , 1 ; —perca juba , ib. 2 ; — lutj. blancor, Lac. IV, vn,1? —labre commersonien , Lac. VIT, xxxir , 1; — lufjan microstome , id. ib. xxx1V, 2; — caripe , Russel, corom. IT, 124 ; — paikeli ; id. 121 ; — guoraca , id. 132.

La plus grande par!ie des lutjans de Bloch et de Lacépagppartien” nent à mes créuilabres.

(1) Les espèces m'en paraissent nouvelles. Aj. le Æurite, Russ. corom. IT , cv1; — botche , ib. cv.

(2) Anthias diagramma, B1. 320 ; — a. orientalis, id. 526, 3; — le macolor , Renard -plo,f. 60.— Perca pertusa , Thunb. nouv. Mém. de Siockh. XIV , 1793, pl. vir, f. 1.

la membrane; mais ces rayons sont moins nombreux , leur préopercule n’a point de dentelure, et Jeurs dents sont toutes en velours (1).

Les MicroPTÈRES. Lacép.

Ont la gueule fendue , les dents en velours, une épine plate à l’opercule; leur caractère particulier consiste en ce que les derniers rayons mous de leur dorsale sont détachés et forment en arrière une petite nageoire à part (2).

Je réserve le nom de

GRAMMISTES. Cuv.

À des poissons à gueule fendue, à dents en velours, dont les écailles sont à peine perceptibles, qui portent deux ou trois piquans à leur préopercule, et autant à leur opercule, et qui, par une distinction fort notable, n’ont point d’aiguillon à leur nageoire anale (5).

LES PRIACANTHES. Cuv.

Sont couverts d’écailles rudes jusqu’au bout du museau ; ont la mâchoire inférieure plus avancée,

(1) Cheilodactyle fascié, Lac. V ,1, 1, qui est le cynodus de Gro-

nov. Zooph. fasc. Il, p. 64, pl. x, f.1, ou le cichla macroptera, Schn. 342.

(2) Le microptère dolomieu , Lac. TV, pl. 111, p. 525. (5) Grammistes orientalis, Schn. Séb. TT, xxvir, 5,et une autre espèce qui n’a que quatre raies de chaque côté, Le Muséum en pos-

sède une qui n’a même que quatre aiguillons à la dorsale,

la bouche obliquement dirigée vers le haut, les dents fesant la carde ou le velours, -et sans inégalités. Leur caractère particulier consiste en un préopercule dentelé, et terminé*vers le bas par une épine elle-même dentelée (x).

LEs PoryPprions. Cuv.*

Ont le corps , la tête et jusqu'aux maxillaires revêtus d’écailles durement ciliées; des dentelures ausous-orbitaire , au préopercule , à toutes les pièces de l’opercule et à une forte écaille sur l'os de l'épaule ; une forte arête dentelée, terminée par deux ou trois pointes sous l’opercule ; l’épine de leurs

ventrales elle-même est dentelée. | Leurs dents sont en velours ou en carde, aux deux mâchoires, au vomer, aux palatins et sur la base de la langue.

On n’en connait qu’un, assez grand, des mers d'Amérique (2).

Les Sorpapo. (HOoLOCENTRUS. Artéd.)

Sont au nombre des mieux armés de tous les poissons. Outre que leurs épines dorsales et anales sont très-fortes, et leurs écailles épaisses , dures et dentelées , ils ont une forte épine au bas de leur préopercule, et leur opercule en a une ou deux

(:) L'anthias macrophtalmus , BL. 319..

L’anthias boops , Schn. p. 308.

(2) Amphiprion americanus, Schn. 206, où amph. australe , id, pl. 47,

ACANTHOPTÉRYGIENS. 283 autres à son bord supérieur. Leur museau est court, peu extensible , et ils n’ont que de petites dents. La païtie molle de la dorsale s'élève au-dessus de Ja partie épineuse. L’occiput est sans écailles, osseux et strié. Souvent le sous-orbitaire et les quatre pièces operculaires sont dentelées.

Cela est ainsi dans l'espèce la plus connue. ( Æolocentrus sogo. Bl. 232.) l’un des plus beaux poissons de la

mer, par les lignes d’or et de minium dont il brille; on le trouve dans les deux hémisphères (1).

Les GREMILLES. ( ACERINA. Cuv.)

Ont la bouche peu fendue, les dents en velours ; la tête entièrement dénuée d'écailles, et sa surface creusée de fossettes ; le bord du préopercule armé de huit ou dix petites épines ou crochets, une épiue pointue à l’opercule et une autre à los de l'épaule. Leurs écailles ont le bord dentelé. Celles qu'on connaît vivent dans l’eau douce.

L’espèce la plus commune, Perche goujonniere, petite

Perche, eic. ( Perca cernua, L.) BI. 53, 2.

, Est jaune, tachetée quelquefois de noir, et atteint à buit pouces. C’est un bon manger (2).

LES STELLIFÈRES. Cuv.

Ont, comme les sremilles, la tête nue et caver-

(1) Ajoutez le labre anguleux , Lac. IE, xx1t, 1, très-belle espèce de soldado , brillante du plus vif éclat de l'argent; de la mer des Indes ; —l’Aolocentre diadème, id. TI, xxx11, 5.

(2) Ajoutez perca schraitzer , Bl. 352, 1;—perca acerina, nov. Comm. Petrop. XIX, xr.

neuse ; leurs sous-orbifaires, leur préopercule et leur opercule ont des épines; leur museau est bombé et leurs dents en velours : ils n’ont que quatre rayons branchiaux (x).

LEs Rascasses. (ScorPÆNA. L.)

Ont la tête encore plus hérissée que tous les précédens, au-devant des yeux, au vertex, au préopercule , à l’opercule et à un très - grand sousorbitaire qui va obliquement sur la joue gagner : le bord du préopercule, ce qui leur donne une figure bizarre , souvent même affreuse. Leur gueule est fendue , leurs dents en velours, leurs pectorales très-larges , embrassant une partie de la gorge, leur estomac en cul-de-sac, et leurs cœcums en petit nombre (2).

,: Les Rascasses proprement dites. (ScorPÆNA. Schn.)

Ont la tête hérissée d’épines seulement, surtout audessus des orbites, de l’occiput et sur la joue. Leur préopercule a trois ou quatre épines, et leur opercule deux, prolongées en arêtes. On ne leur observe point de vessie aérienne. ps

Nous en possédons quatre ou cinq espèces dans nos mers.

Les deux plus communes. (Sc. porcus et Sc. scrofa. L.)

(1) Bodianus stellifer, B1. 251, 1 , du Cap.

(2) Scorpius, scorpæna, noms anciens d’un poisson à lête épineuse el de couleur rousse , qui pouvait fort bien étre le scorpæna porcus ou serofa. Ces poissons portent encore à Marseille le nom de scor-

Pone, eta Rome celui de serofanello, Rascasse est aussi leur nom provençal et caialan,

Salv. 198, copié Will. pl. x, 12 (1); habitent la Méditerranée; l’une et l'autre ont des barbillons sous les yeux et le long de la ligne latérale; mais la seconde se distingue par des lambeaux dentelés, attachés à ses joues à l’angle de ses mâchoires et sur $es flancs.

La Scorpène dactyloptère. (Laroche, Ann. du Mus. XIIT, pl. xx1r, f. 9.) (2) de la même mer, et de l'Océan, n’a ni barbillons ni lambeaux ; les épines de la tête sont plus simples.

Le Scorp. gibbosa.(Schn.44, et mieux Duham. Pêches, IT part. V° sect. pl. III, f. 1.) Aculeata, Lacép. ?

De nos côtes de l'Océan et de celles de l'Amérique, manque aussi d’appendices molles ; mais a la tête plus monstrueuse encore, parce que chacune des épines a son extrémité fendue en plusieurs pointes. La largeur de ses pectorales, et sa bouche relevée, le rapprochent d’ailleurs beaucoup de la subdivision suivante (3).

LEs SYNANGÉES. (SYNANCEIA. Schn.)

: Dont la tête est seulement hérissée de tubercules plus ou moins saillans, et dont la gueule et les yeux, dirigés vers le ciel, donnent à leur physionomie béaucoup de rapport

(1) N. B. Cette figure se donne d’ordinaire pour le scorpène scrofa. Celle que l’on cite comme représentant le porcus , Salv. 201, copié Will. X, 13, n’est que le dactyloptera. Les fie. de BI. 181 et 182, ne sont l’une et l’autre que le porcus en différens états de conservation. Je n’en connais point de bonne du scrofa.

(2) Je rapporte aussi au dactyloptera , le soi-disant perca marina, Penn. Brit. Zool. Il, pl. xzvitr, f, 2, copié Encyclop. méth. f. 210, et probablement le cottus massiliensis, Gm. ou scorp. massil. Lac.

(5) Ajoutez scorp. kœnigii, Bl. nouv. mém. de Stockh. tome X, 21789, pl. vit, fig. 2;—sc. plumieri, id. ib. f, 1;—perca cirrhosa, Thunberg. ib. tome XIV, 17095, pl. vir, f 2;—s5c. malabarica, Sch, —cottus australis, John While, app. 266,

avec celle des uranoscopes; mais les inévalités et les verrues de cette tête, font que l’on ne peut rien se représenter de plus horrible. La vessie aérienne leur manque, comme aux scorpènes proprement dites. Elles vivent dans l'Archipel des Indes (1).

Quelques-unes de ces synancées se distinguent par des rayons libres au bas des pectorales (2).

Nous distinguerons des scorpènes,

Les PréÉrois. Cuv.

Dont la tête, construite à peu près de même, et portant souvent aussi diverses appendices charnues , est cependant moins hérissée, et dont lés rayons de la dorsale et des pectorales très-longs, dépassent de beaucoup les membranes. On leur trouve une vessie aérienmie. Ces poissons vivent aux Moluques dans les eaux douces , et ont des couleurs vives et des formes élégantes à quelques égards, en même temps que très-singulières (3). |

Les TÆNIANOTEs. Lacép.

Sont des scorpènes (4), à corps très-comprimé veriica-

(1) Scorp. horrida , BE 183.—sc. verrucosa, Schn. 45, peut-être le même que sc. brachion, Lac. Ill, x11, f. à ;—scorp. bicirrhata , Lac. HLxriE .

.(2)Scorpena didactyd@, Pall. Spic. IV, pl. 1v, f. 1, 6 ; —trigla rubicunda, Euphrasen, nouy. mém. de Stock., tome IX, 1788, pl. JII ;—Scorp. monodactyla , Schn, p. 195 ?— scorp. PE. id, p: 295?

(5) Sc. volitans , BI. 184 ;—sc. antennata, BI. 185.

(4). Le tænianote triacanthe , Lacép. IV, p. 306, qui a mêÊmE aux sourcils des barbillonscomme les scorpènes ; .—le tœæntanofe large raie, id. IV, pl. ur, f. 2 ;-—le scorpæna spinosa, Gm. doit aussi être un tænianote, ainsi que le Olennius forvus,#Gronox. acl. Helv. VIT, 11,

copié Valb. édit. d'Artéd. parts TE, pl ir, f, 1.

lement , et où la partie épineuse et la partie molle de la dorsale, non distinguées l’une de l’autre, forment un large ruban vertical étendu tout le long du dos, commencant très-avant, et presque entre les yeux.

La deuxième section de la famille des Percues , ou les PERSÈQUES, à dérsale profondément divisée, ou à deux dorsales parfaitement disunctes, se laisse répartir d’après des motifs tous pareils à ceux qui ont servi pour la distribution des précédens où la dorsale est continue ; on dirait même que plusieurs des sous-génres établis parmi les uns, ont leurs représentans parmi les autres ; cependant il ne se trouve dans les persèques que des dents en velours et en crochets. Au reste, tousces poissons se ressemblent également par les parties essentielles de l’organisation. |

Nous ferons une première tribu des genres où la tête n'a point d’armure particulière, et où les deux dorsales sont bien séparées.

Les quatre premiers se distinguent de plus par leurs ventrales placées en arrière des pectorales,

283 POISSONS LES ATHERINES. (ATHERINA. L.) (1).

Ont le corps oblong, à peu près comme les picarels; les intermaxillaires extensibles de la même manière , garnis de très-petites dents; la machoire inférieure et la langue lisses; cinq rayons aux ouies; la joue et l’opercule écailleux; point de denfëlures ni d’épines; deux petites dorsales bien séparées , et des ventrales plus en arrière que les pectorales : leur estomac est ample et se continue avec un intestin sans cæœcums.

Celles qu’on connaît, ont de chaque côté du corps une larce bande longitudinale ,- couleur d'argent. La plus commune se nomme, sur nos côtes de la Manche , roseré, gras d'eau, prestra ; sur celles de la Méditerranée, sauclet, melet, etc. ( Atherina hepsetas. L.) Celle de la

mer des Indes (44h. sihama. Forsk.), a des ventrales presque sous les pectorales.

LES SPHYRÈNES. (SPHYRÆNA. Lacép.)

Peuvent être, à quelques égards, rapprochées des dentex. Elles ont le corps allongé , le museau poiatu par le prolongement en avant de l’ethmoïde et des sous-orbitaires, la gueule très - fendue , la mâchoire inférieure dépassant la supérieure, et formant, quand la gueule est fermée, comme la pointe d’un cône. Cette mâchoire est armée d’une rangée de dents coniques, dont les deux anté-

+ (1) Ætherina, nom grec signifiant le rapport des arêles de ce poisson avec un épi barbu , comme celui de l'orge. Eros , autre nom grec,

Li]

ACANTHOPTÉRYCGIENS,. 289

rieures plus fortes. L'une des deux est ordinairement fombée. Les intermaxillaires ont en avant cha cun deux fortes dents,suivies d’une rangée de petites, et 1l y en a une rangée de fortes à chaque palatin. Le vomer est lisse, et la langue un peu âpre. Les joues et les opercules sont écailleux, mais sans épines ni dentelure. La prenuère dorsale est sur les ventrales, et la seconde sur Fanale. On leur compte sept rayons aux ouïes. Elles ont un estomac long et pointu , beaucoup de petits cœcums, une vessie nataloire épaisse, longue et fourchue dans le haut. Ce sont des poissons très-voraces , que l’on a sur ce point comparés aux brochets, mais qui n’ont avec eux aucun rapport de structure. | Nous en avons une dans la Méditerranée, le Spet ou Brochet de mer. (Esox sphyræna. L.PBI. 989, qui atteint

trois pieds de longueur, argentée, à dos verdâtre. Sa chair est agréable (1).

LEs PARAzLErPIS. Cv.

Ont à peu près les mâchoires des sphyrènes, mais leurs ventrales ainsi que leur première dorsale sont

(1) On la trouve aussi dans l'Océan, car c’est le poisson dessiné par Sonnerat ,et gravé Lac. V, vixr, 3, sous le nom de variété de la sphyrène chinoise. Il faut remarquer qu’on donne quelquefois au spet quatre ajsuillons à Ja première dorsale , mais qu’il en a toujours cinq. 3.

Ajoutez la sphyrène bécune, Lac. V,1x, 5.

N. B. La sphyrène orverd, id. ib. 2 , donnée d’après un dessin de Plumier , ayant les ventrales sous les pectorales, et manquant de grandes dents, doit être un genre différent.

La sphyrène aiguille, id. V,1, 3, ne me paraît qu'un‘dessin d’or-

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