‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 44 sur 101 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

beaucoup plus en arrière,,et leur deuxième dorsale est si frèle et si petite qu’on la prendrait presque pour une adipeuse, comparable à celle des truites (1).

Les trois autres genres de cette’tribu ont les ventrales sous les pectorales.

Les Muzces ou Surmurets. (MurLus L.)

* Ont leurs caractères particuliers dans la forme déclive de leur tête, dans deux longs barbillons sous le menton , et dans de larges écailles sur la tête et sur le corps, lesquelles tombent aisément. Leur corps est oblong , leur tête médiocre , leurs yeux rapprochés, leur estomac en cul-de-sac, et leurs cæcums grêles et nombreux, Il n’y a que trois rayons à leur membrane des ouïes ; presque tous ceux qu’on connaît ont le coffps plus ou moins rouge ou jaune.

Les uns manquent de dents au bord de la mâchoire supérieure; c’est-à-dire aux intermaxillaires.

L’espèce la plus connue (M. barbatus, L. BL. 348, 2.), se nomme‘rouget sur nos côtes de Provence. On là reconnait au beau rouge de son dos, à l’argent dont brille son ventre. C’est un manger délicieux. Les Romains en avaient de vivans dans de petits ruisseaux qu'ils faisaient passer sous leurs tables, et un de leurs plaisirs était d'observer les nuances variées que ces poissons Dern en mourant.

Une autre espèce ( A7. surmuletus. TL. BI. 57.) , rayée en longueur de jaune, devient un peu plus grande, et remonte plus souvent vers le Nord.

phie , où la position du poisson fait paraître une des ventrales comme #Bi c'était une première dorsale.

fa) Le corégone paralépis et l’osmère sphyrénoide, Risso , manusc.

D'autres ont des dents aux deux mêchoires, et telles sont la plupart des espèces de la mer des Indes (r).

LES POMATOMES.

Oùt les mêmes dorsales écartées, Îles mêmes écailles larges et tombantes sur la tête et sur le corps que les surmulets. Mais leur museau est très-court et nullement déclive, leurs dents en velours, leur œiled’une grandeur extraordinaire , et leur préopercule plus ou moins échancré. On leur compte sept rayons aux ouïes (2).

Les Muces ou Murerts. (Muerr. L.)

Ont des ventrales sous l'abdomen, et deux dorsales, courtes, écartées, et dont la première ou l’épineuse est loin de la nuque et plus en arrière que les ventrales, la seconde répond à l’anale ; leur tête déprimée , large et toute écailleuse , a de grands opercules bombés qui l’enveloppent , et servent à renfermer un appareil pharyngien plus compliqué qu’à l'ordinaire, et offrant pour le passage de l’eau des conduits assez tortueux ; leur bouche fendue en travers , garnie de lèvres charnues et crénelées, est faite comme un chevron, c’est-à-dire que la mâchoire inférieure a au milieu un angle saillant

(1) Le mulle auriflamme, Lac. ILE, xnr, 1, le macronème, ib. 2, et le barberin, ib. 3, qui ne font qu’une espèce , mais probablement dif férente du 72. auriflamma de Forsk.;—le mulle rayé (m. vittatus, Forsk.) id. ib. XIV, 1; —le m1. deux bandes, ib. 2;—]le m. ceyclostome, 1b. 3 ;—1le m. trois bandes, id. ib. XV, 1.

(2) Le pomatome télescone , Kisso, pl, 1x, f, 31, LS Î P ? ?

qui répond à un angle rentrant de la supérieure. Il n'y a d’autres dents que quelques äpretés sur les côtés de la langue. Le sous-orbitaire est dentelé ; il n’y a que trois rayons à la membrane des branchics.

L’estomac de ces poissons est singulier par sa forme de toupie, et l’excessive épaisseur de ses parois charnues : leur canal est d’une longueur extraordinaire, fort replié, avec deux très-petits cæœctims au commencement.

Il s’en trouve en grande abondance, dans la Méditerranée, lrois espèces qui se ressemblent beaucoup, et y fournissent ésalement une nourriture agréable. Ce sont Jes céphalo des Italiens ; l’une d’elles (A7. Cephalus. T.) est grise, rayée en long de brunäâtre; l’autre ( 47. auratus. Risso ou F7. tang. BI.) est rayée de jaune (1).

La seconde tribu comprendra les genres qui ont des dentelures ou des épines , soit à lopercule , soit au préopercule, ou à quelque autre partie de la tête, mais où la joue n'est ps cuirassée par le sous-orbitaire ; leurs deux dorsales sont généralement contigués.

Les Percues. (Perca. L. )

Ont la A uen fendue et les ventrales thorachiques ;

(1) Je n’ai pu me procurer encore les muges de la mer Ronge et de la mer des Indes, de Forskabl et de Forsier ; mais d'apres leurs descriptions ils offrent manifestement des caractères génériques,

Je suis également obligé de passer sous silence le mugilomore Anne. Caroline, décrit par M. de Lacép. d’après M. Bosc, faute de ren

seignemens assez complets,

Jeur museau sans écailles ne s’avance point au-delà . de leurs lèvres; leur seconde dorsale n’est pas sensiblement plus longue que la première. Je les subdivise comme il suit:

Les Percues proprement dites. (PErcA. Cuv.)

A préopercules dentelés , à opercules épineux, comme dans les serrans.

La Perche commune d'eau douce. ( Perca fluviatilis. L.)

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